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Economie

La crise, mauvaise excuse pour réduire l'aide aux pays en développement ?

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 26/06/2012

Chiffres à l’appui, un rapport publié par l’ONG britannique One démontre que l’aide de l’Union européenne aux pays en voie de développement - notamment en Afrique - a reculé pour la première fois depuis 10 ans.

Le sauvetage du système bancaire européen d’abord, l’aide aux pays les plus pauvres ensuite. Un ordre de priorités que regrette One, une ONG britannique d’aide aux pays en développement, qui vient de publier, le 25 juin, son rapport DATA 2012 sur les aides publiques destinées à ces pays (APD). "Les dirigeants européens ont mobilisé 100 milliards d'euros en quelques jours pour aider les banques en Espagne. C'est cinq fois le montant promis pour l'Afrique en 2015", a ainsi relevé Adrian Lovett, responsable Europe de One, lors de la présentation du rapport de l'organisation, lundi, à Londres.

Cette étude établit de manière chiffrée que la crise de la zone euro a entraîné une baisse des APD, la première depuis dix ans. Les 27 États membres de l’Union européenne (UE) ont, en effet, versé 767 millions d’euros de moins en 2011 qu’en 2010, leur aide s’étant réduite à 50,8 milliards d’euros. Les pays les plus frappés par le tumulte économique européen ont aussi été ceux qui ont coupé le plus radicalement le robinet de leur aide à l'étranger : la Grèce a ainsi réduit de 40 % les sommes versées aux pays les plus pauvres tandis que la baisse a été de 29 % pour l’Espagne.

Dans son ensemble, l’UE s’éloigne de l’objectif qu’elle s’est fixée pour 2015 en la matière. En 2005, elle s’est en effet engagée à consacrer 0,7 % de son PIB à l'aide au développement en 2015. À cette date, et au rythme actuel des efforts budgétaires consentis, les pays européens ne devraient réussir à lui allouer, en moyenne, que 0,44 % de leur PIB, résume le collectif d’ONG spécialisé dans l’aide humanitaire Concord.

Pour One, fondée en 2004 par Bono, le charismatique chanteur du groupe U2, cette baisse de l’APD se fait surtout au détriment des pays africains les plus pauvres. Or, l’aide publique serait vitale pour les populations les plus fragiles dans les économies émergentes, assure Friederike Röder, porte-parole de One en France. Elle revient pour FRANCE 24 sur les principaux enseignements de ce rapport.

FRANCE 24 : L’Union européenne, qui lutte actuellement contre l’effondrement de la zone euro, a-t-elle réellement les moyens d’augmenter son aide aux pays en voie de développement ?

Friederike Röder : Les sommes en jeu pour l’APD ne représentent pas grand chose quand on les compare, par exemple, à l’argent mobilisé pour venir en aide aux banques. Surtout, ce n’est pas en faisant quelques économies sur le dos des pays pauvres que les États européens endettés vont sensiblement réduire leur déficit. En revanche, c’est un mauvais calcul pour le futur. On sait ainsi qu’un euro économisé aujourd’hui en aide aux pays en développement va se transformer en un coût de 10 euros d’aide humanitaire d’urgence demain.

Pourquoi cette aide reste-t-elle importante pour certains États alors que les pays africains ont connu en 2011 une croissance économique de plus de 4 % en moyenne ?

F. R. : Il est vrai que l’image d’un continent qui vivrait sous perfusion exclusive de l’aide publique au développement est fausse pour l’Afrique. Il n’en demeure pas moins que certains pays, parmi les plus pauvres, dépendent encore beaucoup de cet argent. Il sert essentiellement à faire fonctionner ou à développer des programmes d’urgence - comme la lutte contre la propagation du sida - ou des projets, notamment agricoles, qui intéressent les populations les plus fragiles. En réduisant le volume de l’APD, ce sont les plus pauvres qui sont touchés en premier.

Y-a-t-il, au sein de la zone euro, des bons et des mauvais élèves ?

F. R.: Clairement. Il y a un groupe de quatre pays (Pays-Bas, Luxembourg, Suède et Danemark) qui prouvent qu’on peut être confronté à une situation économique périlleuse et maintenir le cap de l’aide aux pays en développement. En 2011, ces États avaient déjà atteint leurs objectifs de 2015 ou étaient en passe d’y arriver. Des exemples qui contredisent les excuses des pays qui, comme l’Allemagne et la France, affirment que la zone euro n’a pas les moyens d’augmenter son soutien financier aux pays en développement.

Première publication : 26/06/2012

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