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L'opinion de
Roselyne FEBVRE

Roselyne FEBVRE
Chroniqueur politique intérieure

La droite, un cadavre à la renverse

Le 27-06-2012

Il y des moments comme cela où tout s’inverse. C’est ce que l’on appelle l’impermanence des choses. Tout change, tout se transforme et rien ne dure.

En 2007, les socialistes étaient encore pris au piège des querelles byzantines dont la rue de Solférino a le secret. L'année suivante, au congrès de Reims, les alliances et les "combinaziones" renaissaient invariablement pour barrer la route à Ségolène Royal.

Nicolas Sarkozy, qui avait conquis le pouvoir, s’offrait, goguenard, des prises de guerre socialistes et se régalait de ce PS pris aux affres d’une recomposition introuvable. Bernard-Henri Lévy, qui a pour habitude de donner son avis quand on ne le lui demande pas, réclamait alors un "aggiornamento" allant jusqu'à suggérer de rebaptiser le Parti socialiste, quand d’autres appelaient à un "Bad Godesberg" à la française, du nom de la ville allemande où, en 1959, le Parti social-démocrate (SPD) a abandonné la référence au marxisme et se rallia à l’économie de marché.

Le PS n’a jamais changé de nom, n’a jamais fait si clairement son "Bad Godesberg", mais a désigné aux primaires un social-démocrate qui affirmait au Guardian qu’il n’y avait plus de communistes en France. Voilà qui est fait !

Aujourd’hui, c’est la droite qui a perdu sa boussole. C’est le "meilleur d’entre nous", Alain Juppé, qui, en sage actif version UMP, réclame de ses vœux "un aggiornamento".
La droite se divise et s’écharpe sur les ruines encore fumantes du sarkozysme. Le roi est mort mais personne ne se dispute sa dépouille. Seuls les Guéant et Hortefeux travestis en vestales et en gardiens du temple veulent entretenir la flamme du sarkozysme prêt à s’éteindre. Malheur au vaincu.

Et voilà donc revenir ce bon vieux droit d’inventaire plaidé sous les années Jospin pour évincer du nouveau pouvoir les oripeaux de la "Mitterrandie".

Roselyne Bachelot, chiraquienne de cœur, a longtemps posé sur la photo aux côtés de Nicolas Sarkozy et sort aujourd’hui un brûlot, "À feu et à sang", réclamant à tue-tête un "droit d’inventaire". Il fallait donc attendre la mort du roi sous la guillotine du suffrage universel pour étaler ses états d’âme.

Et que dire de Nathalie Kosciusko-Morizet qui pilonne Patrick Buisson, le conseiller de l’ombre de Nicolas Sarkozy qui théorisa la ligne droitière en déclarant que "Buisson ne voulait pas faire élire Sarkozy mais Maurras".

Bobo la droite qui s’épanche, la droite qui se lâche, la droite qui s’abîme. L’UMP, longtemps considérée comme une bétaillère sous l’ère Sarkozy, semble connaître à son tour les affres de la division et de la recomposition. Droite gaulliste, droite libérale, droite populaire, droite qui flirte avec le FN… Les chapelles sans cierge se construisent sous l’œil goguenard, cette fois, d’un Parti socialiste et d’une majorité qui se souviendra comme d’un mauvais souvenir du noir désir de renaître.

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