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Economie

Rajoy prévient que la pression des marchés devient intenable pour l'Espagne

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/06/2012

Le Président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a reconnu que les taux très élevés appliqués par les marchés aux obligations espagnoles rendaient le financement de l'économie du pays de plus en plus problématique.

AFP - Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a reconnu mercredi que le pays ne pouvait pas continuer "longtemps à se financer" aux taux actuels que lui imposent les marchés, inquiets de la situation des banques et des comptes publics.

"Il est très difficile de se financer aujourd'hui et ce sera pire si nous n'envoyons par un signal clair que nous prenons au sérieux" l'assainissement des finances publiques et la réduction du déficit, a-t-il ajouté.

L'Espagne s'est engagée à ramener son déficit public à 5,3% du PIB cette année, contre 8,9% en 2011.

Le taux que doit payer l'Espagne pour emprunter reste à des niveaux record, à plus de 6,8%, malgré l'offre d'aide de la zone euro, de cent milliards d'euros au maximum, aux banques du pays, fragilisées par leur exposition au secteur immobilier.

Mariano Rajoy rendait compte devant les députés des positions qu'il défendra lors du sommet européen jeudi et vendredi.

"Le sujet le plus urgent, c'est celui du financement", a-t-il lancé, ajoutant que cela "touche l'Espagne, l'Italie et d'autres pays, c'est pour cela que c'est un sujet de première importance".

"L'Italie, l'Espagne et d'autres allons essayer que des décisions soient prises" lors du sommet, a-t-il affirmé.

Le chef du gouvernement a réitéré son soutien à la création d'une union bancaire et budgétaire plus étroite au sein de la zone euro.

"Je vais demander une plus grande intégration européenne (...) et en particulier une union budgétaire et bancaire", a-t-il déclaré.

"Il faut des réponses européennes claires et convaincantes", a-t-il conclu.

Première publication : 27/06/2012

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