Dernière modification : 28/06/2012 

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Tous les chemins économiques repassent par Bruxelles

L’avenir de la zone euro se joue de nouveau à Bruxelles, jeudi et vendredi. Entre le pacte de croissance et le sauvetage des économies du sud de l’Europe, la réaction des chefs d'État et de gouvernement européens est très attendue.

Par AFP (vidéo)
Sébastian SEIBT (texte)
 

Lors du sommet européen sur l’avenir de la zone euro qui débute ce jeudi 28 juin à Bruxelles, le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel répèteront probablement leurs désaccords sur les priorités à choisir pour sortir l’Europe du marasme économique. Mais il leur faudra aussi plancher, aux côtés des chefs d’État et de gouvernement des 25 autres pays de l’Union européenne (UE), sur l’ordre du jour établi par le président du Conseil européen.

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Le 25 juin, Herman Van Rompuy a fait parvenir aux différentes capitales un document de sept pages présentant le menu des festivités qui débutent à partir de 15 heures à Bruxelles. Selon le président du Conseil européen, le premier jour de négociations doit être consacré aux discussions sur les perspectives financières de l’UE pour 2013-2020. Les débats tourneront autour du fameux pacte de croissance défendu par François Hollande et qualifié par Angela Merkel de “solutions de facilité” à la crise.

En dépit de l'opposition entre les deux locomotives européennes sur la question de la croissance, les partenaires européens espèrent établir un communiqué commun en début de soirée. Herman Van Rompuy a, d’ailleurs, préparé le terrain puisqu’il a mis sur la table plusieurs thèmes fédérateurs.

Des banques et des sauvetages

C’est ainsi que ce dernier propose de travailler sur une plus grande “intégration” bancaire afin de renforcer ce secteur qui est l’un des principaux maillons faibles de l’Union, notamment en ce qui concerne l’Espagne. Dans le document, Herman Van Rompuy va jusqu’à défendre une véritable union bancaire. Une autorité de régulation supranationale pourrait, selon cette proposition, contrôler toutes les institutions financières européennes. Les banques pourraient également être forcées à se prêter de l'argent mutuellement en cas de problème.

La rencontre Merkel-Hollande le 27 juin à Paris

L’autre volet sur lequel des convergences pourraient voir le jour concerne l’accroissement du rôle de Bruxelles au niveau du contrôle des finances nationales. L'Union européenne pourrait ainsi directement sanctionner un État dont les lois de finances ne seraient pas satisfaisantes en regard des objectifs d'équilibre européen des comptes budgétaires.

Cette proposition, qui implique que les États abandonnent un peu de leur souveraineté budgétaire à l’Union européenne, est défendue par Berlin et a reçu, en début de semaine, le soutien français. Paris juge désormais qu’il s’agit “plutôt d’un partage de souveraineté que d’un abandon de souveraineté".

Les épineux dossiers chypriote, espagnol, grec et même italien ne seront, quant à eux, abordés que vendredi. L’objectif affiché de cette seconde journée est de trouver de quoi rassurer les marchés qui attendent un signe fort de l’Europe, sous peine de continuer à mettre la pression sur l’Espagne et l’Italie.

Angela Merkel a d’ores et déjà prévenu qu’il n’y aurait pas de solution définitive à la crise de la zone euro lors de ce sommet, mais les marchés financiers se montreront peut-être satisfaits si l’UE parvient déjà à parler d’une seule voix lors de cette réunion.

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(1) Réaction

Crise de l'euro

Je reste assez stupéfait de constater que François Hollande ait cédé aussi rapidement sur la non-renégociation du traité de discipline financière alors que c'était la promesse principale de sa campagne présidentielle. Le pacte de croissance concerne pour la majorité des anciens crédits non consommés et n'aura qu'un impact limité (il concerne toute l'UE et non uniquement la zone euro et ce sera un saupoudrage, etc.). On se dirige donc tout droit vers la ratification par Hollande du traité rédigé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Quel coup de poignard dans le dos de ses électeurs !

 
 
 
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