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FRANCE

Les ministères "non prioritaires" invités à réduire leurs effectifs de 2,5 %

Texte par Dépêche

Dernière modification : 29/06/2012

Les effectifs des ministères considérés comme non prioritaires seront revus à la baisse de 2,5 % sur la période 2013-2015 pour compenser les créations de postes dans l'éducation, la justice et la police, a indiqué jeudi Matignon.

AFP - Les ministères jugés non prioritaires devront réduire leurs effectifs de 2,5% sur la période 2013-2015 afin de compenser les créations de postes dans l’éducation, la justice et la police, annoncent jeudi les services du Premier ministre.

Des lettres de cadrage en ce sens ont été envoyées à chaque ministère, précise un communiqué de Jean-Marc Ayrault.

"Les effectifs de l’État connaîtront une stabilité globale. Les créations d’emplois seront réservées à l’enseignement, la police, la gendarmerie et la justice", peut-on y lire.

L’ampleur des efforts demandés a soulevé l’inquiétude des syndicats, qui craignent des coupes claires et une détérioration de la qualité du service public.

Les efforts "porteront sur l’ensemble des ministères, y compris sur les ministères qui interviennent dans un domaine prioritaire pour leurs emplois situés en dehors de ce champ (prioritaire)", précise Matignon.

François Hollande s’est engagé pendant sa campagne présidentielle à créer sur cinq ans 60.000 postes dans l’Éducation Nationale et 5.000 dans la police, la gendarmerie et la justice. Une promesse qu’il a renouvelée à son arrivée au pouvoir.

S’agissant des dépenses de fonctionnement, le chef du gouvernement demande d’en réduire globalement le montant de 7% en 2013 par rapport à 2012, 4% en 2014 par rapport à 2013 et 4% en 2015 par rapport 2014.

Un effort "de même ampleur" est demandé aux opérateurs de l’Etat, comme le Centre national de recherche scientifique (CNRS) par exemple.

"Chaque ministre aura la responsabilité de répartir cet effort au plus juste entre son administration et les opérateurs qui lui sont rattachés", écrit Matignon.

Les lettres plafond fixant, pour chaque ministère, le niveau des crédits et des emplois, seront envoyées fin juillet, le temps pour le Premier ministre de procéder aux arbitrages nécessaires.

Les propositions de chaque ministre « feront l’objet d’un échange, au cours du mois de juillet, avec le ministre de l’économie et des finances et le ministre délégué au budget ».

A l’issue d’un séminaire réunissant lundi l’ensemble du gouvernement, le Premier ministre a rappelé les objectifs du gouvernement : réduire le déficit public à 3% de la richesse nationale en 2013 pour atteindre l’équilibre en 2017.

Un gage de crédibilité important alors que se tient à Bruxelles un sommet déterminant pour l’avenir de la zone euro.

A plus court terme, le gouvernement doit trouver les moyens de boucler le budget 2012, un casse-tête évalué à 7,5 milliards d’euros.

 

Première publication : 28/06/2012

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