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FRANCE

Robert Sabatier, l'auteur des "Allumettes suédoises", est mort

Texte par Dépêche

Dernière modification : 28/06/2012

L'écrivain Robert Sabatier est décédé ce jeudi, à l'âge de 88 ans. Il connut un succès planétaire avec son roman "Les allumettes suédoises" et fut l'auteur remarqué d'une "Histoire de la poésie française", résultat de quarante années de travail.

AFP - L'écrivain Robert Sabatier, mort jeudi à 88 ans, s'est imposé comme un grand de la littérature populaire avec "Les allumettes suédoises", qui connut un énorme succès à la fin des années 1960, mais aussi un poète exigeant, auteur d'une monumentale "Histoire de la poésie française".

Deux visages, deux écritures pour cet enfant de Montmartre, qui peuplait ses livres de personnages truculents et fit revivre dans une vingtaine de romans le Paris gouailleur, insouciant, un peu anar, des années 1930.

"J'écris par besoin, pour essayer de rejoindre quelque chose que j'ignore", disait-il, encore étonné par son parcours improbable dans la vie littéraire.

Né le 17 août 1923 à l'emplacement de ce qui fut le domicile de Verlaine, il passe son enfance sur les escaliers de la butte. Orphelin à 12 ans, il quitte pourtant Paris pour la Haute-Loire où il apprend le métier de typographe.

En 1943, le jeune Sabatier prend le maquis, puis rentre à Paris au lendemain de la guerre pour vivre sa passion de la littérature. Son premier roman, "Alain et le nègre" (1953), est salué par la revue "Les lettres françaises" comme "le premier roman français antiraciste" et adapté par Julien Duvivier au cinéma.

Encouragé par Albert Camus et quelques figures de l'après-guerre, il publie une quinzaine de livres en quinze ans. Mais c'est avec "Les allumettes suédoises" (1969), premier volet des aventures du jeune Olivier, orphelin lui-même, qu'il rencontre le succès populaire. Une histoire de poulbot pur jus, dont il eut bizarrement l'idée en observant jouer des gamins de New York.

La poésie au-dessus de tout


"Le manuscrit a été assez vite achevé et je l'ai porté à mon éditeur qui a trouvé cela charmant, tout en prédisant que cela ne se vendrait pas parce que mon enfance n'intéressait que moi", racontait-il, la pipe vissée à la bouche.

"Les allumettes suédoises" ratent de peu le Goncourt, mais Sabatier ajoutera sept épisodes en trente ans aux aventures d'Olivier : "Les noisettes sauvages" (1974), "David et Olivier" (1986), "Olivier et ses amis" (1993)... La saga s'est vendue depuis à des millions d'exemplaires dans le monde et France2 a adapté "Les allumettes..." en 1996 pour un téléfilm en trois épisodes.

Recalé au Goncourt, Robert Sabatier entre pourtant en 1971 au jury du prix, dont il sera un membre influent pendant une quarantaine d'années.

Le romancier célébrissime mettait la poésie au dessus de tout. Au point de lui consacrer une "Histoire de la poésie française" en neuf volumes, pour laquelle il disait avoir lu 25 millions de vers en 40 ans. Il a publié lui-même une dizaine de recueils de poèmes - "Les fêtes solaires" (1952), "Dédicace d'un navire" (1984)... - dépouillés, austères, à l'opposé de la prose truculente du romancier. En 1969, il obtient le Grand prix de poésie de l'Académie française.

L'auteur de best-sellers savait aussi être plus grave, avec des romans comme "Les années secrètes de la vie d'un homme" (1984) ou "Diogène" (2001).

Sabatier, gamin de Paris, ne rigolait pas avec la littérature. En 1994, il n'hésita pas, à 71 ans, à boxer l'écrivain Louis Nucéra avec qui il était en désaccord pour l'attribution d'un prix littéraire : "Ca s'est transformé en pugilat au cours duquel j'ai flanqué une raclée à Nucéra", racontait-il, amusé de cet épisode inattendu de la vie littéraire.

Première publication : 28/06/2012

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