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Economie

Merkel : "Je reste fidèle à mes principes, aucune prestation sans contrepartie"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 29/06/2012

Alors que la France se félicite d'avoir trouvé des compromis avec l'Allemagne sur l'aide à apporter aux pays de la zone euro en difficultés, la chancelière allemande a estimé vendredi qu'elle était restée "fidèle" à sa philosophie.

AFP - La chancelière allemande Angela Merkel a estimé vendredi être restée "fidèle" à ses principes en acceptant les compromis destinés à aider les pays en difficultés de la zone euro tandis que le président français François Hollande s'est félicité des premiers effets de l'accord.

"Je pense que nous avons réalisé quelque chose d'important, mais nous sommes restés fidèles à notre philosophie: aucune prestation sans contrepartie", a estimé la chancelière allemande au deuxième jour du Sommet des dirigeants européens à Bruxelles.

"Nous restons entièrement dans le schéma actuel: prestation, contrepartie, conditionalité et contrôle", a-t-elle souligné.

"Ces premières annonces ont déjà eu des effets heureux", s'est félicité de son côté le chef de l'Etat français, François Hollande. "Nous avons bougé tous ensemble", a-t-il soutenu ajoutant que "la meilleure façon de faire bouger les autres, c'est de bouger soi-même".

La déclaration de la chancelière Angela Merkel
Les Bourses européennes s'envolaient vendredi matin après l'accord surprise conclu dans la nuit à Bruxelles entre les dirigeants de la zone euro sur la possibilité de recapitaliser les banques via les fonds de secours européens comme le demandaient l'Italie et l'Espagne.

Comme espéré par Madrid et Rome, leurs taux d'emprunt à long terme se détendaient très nettement vendredi matin: le rendement espagnol reculait à 6,466%, contre 6,896% jeudi soir, et celui italien s'établissait à 5,865%, contre 6,182%.

Les dirigeants de la zone euro ont conclu un accord surprise dans la nuit de jeudi à vendredi pour tenter d'aider l'Italie et l'Espagne à calmer les marchés, et injecter 120 milliards d'euros pour relancer l'économie européenne.

Ces mesures de stabilisation financière se heurtaient jusqu'ici à l'opposition de plusieurs pays, en particulier l'Allemagne.

Les banques en difficulté pourront être recapitalisées
A l'issue d'un sommet de la zone euro qui s'est achevé au petit matin vendredi, le président de l'UE Herman Van Rompuy a annoncé la mise en place d'ici la fin de l'année d'un mécanisme permettant de recapitaliser directement les banques, sous certaines conditions, via les fonds de secours FESF et MES.

"Dans chaque cas spécifique, pour chaque banque" des "conditions" précises pourront être fixées, a insisté la chancelière allemande.

Autre grande décision-phare, la zone euro s'est dite également prête à faire un usage plus "souple" des fonds de secours, qui pourraient acheter directement des titres de dette de pays fragiles sur les marchés.

Là aussi, un calendrier de mesures à prendre sera établi et ce sera à "la troïka de surveiller comme cela est habituel avec l'EFSF et le MES la mise en oeuvre de ces mesures", a précisé Mme Merkel.

"Cela vaudrait par exemple si l'Espagne ou l'Italie venaient à recourir à de tels programmes" pour alléger leurs charges d'emprunt, a-t-elle insisté.

Première publication : 29/06/2012

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