Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle : Le Gabon suspendu à la décision de la Cour Constitutionnelle

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentats aux États-Unis: la peur du terrorisme ravivée (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Mort d'un homme noir tué par la police aux États-Unis: racisme ou dérapage ? (partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Quelle politique mener à l'égard des réfugiés en Europe ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Budget de l'État 2017 : le grand bluff ?

En savoir plus

TECH 24

La dictature des algorithmes

En savoir plus

FOCUS

Adulé ou conspué : Jeremy Corbyn, une figure qui divise le Labour au Royaume-Uni

En savoir plus

#ActuElles

Pénélope Bagieu raconte en BD l'histoire de 15 héroïnes culottées

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Djihad" ou l'art comme rempart à l'extrémisme

En savoir plus

FRANCE

Deux membres de l'ETA arrêtés à Londres

Texte par Dépêche

Dernière modification : 29/06/2012

Deux membres du groupe armé basque ETA ont été interpellés vendredi par la police londonienne. L'un deux, membre historique du mouvement séparatiste, était activement recherché après sa mise en accusation pour 22 assassinats.

AFP - La police britannique a arrêté vendredi à Londres deux militants du groupe basque armé ETA, dont un membre "historique" de l'organisation recherché pour 22 assassinats, a annoncé le ministère espagnol de l'Intérieur.

Antonio Troitino Arranz, âgé de 55 ans, un ancien membre du commando Madrid, auteur d'attentats parmi les plus meurtriers et l'ETA et lui-même accusé de 22 assassinats, et Ignacio Lerin Sanchez, 39 ans, ont été arrêtés à l'aube dans une maison du quartier londonien de Hounslow, selon le ministère.

Antonio Troitino "avait des liens avec l'actuelle direction de l'ETA", a précisé le ministère.

Dans les années 80, il avait, selon les autorités espagnoles, appartenu au commando Madrid, auteur notamment d'un attentat à la voiture piégée contre un autobus de la Garde civile le 14 juillet 1986 dans la capitale espagnole, dans lequel 12 agents avaient été tués et 51 autres personnes blessées.

"C'est Antonio Troitino qui avait actionné le dispositif", a précisé le ministère de l'Intérieur.

Il avait été condamné à 2.700 ans (bien: 2.700) de prison et devait sortir en 2017 après avoir passé 30 ans derrière les barreaux, comme le prévoit la loi espagnole. Mais il avait été libéré en avril 2011 en raison d'un flou dans la procédure, et avait pris la fuite.

Il était depuis recherché pour "appartenance à groupe armé et organisation terroriste".

Ignacio Lerin Sanchez avait lui appartenu en 2007 au commando Urederra de l'ETA, où il était chargé du "transport et du stockage des armes et du matériel explosif, ainsi que du recrutement de nouveaux membres".

Il avait pris la fuite le 28 mars 2007 au moment où son frère, Joseba Lerin, membre du même commando, avait été arrêté.

L'ETA, très affaiblie par de nombreuses arrestations dans ses rangs, principalement en Espagne et en France, avait annoncé le 20 octobre 2011 qu'elle mettait fin définitivement à la violence.

Mardi, deux de ses militants ont été arrêtés à Albi, dans le sud de la France.

Il s'agit de Ugaitz Errazquin Telleria, 27 ans, né à Bayonne dans le sud-ouest de la France, considéré par l'Espagne comme "l'un des membres les plus importants de l'appareil logistique criminel de l'ETA", et de José Javier Oses Carrasco, 32 ans, né à Pampelune, dans le nord de l'Espagne.

Mercredi, c'est une femme, Mailen Zuazo, militante présumée du groupe armé, qui a été arrêtée à Bilbao, au Pays Basque espagnol.

Considérée comme responsable de la mort de 829 personnes en plus de 40 ans de lutte armée pour l'indépendance du Pays Basque et de la Navarre, classée organisation terroriste par l'Union européenne et les Etats-Unis, l'ETA n'a plus commis d'attentat sur le sol espagnol depuis août 2009.

Bien qu'il ait renoncé à la violence, le groupe refuse cependant toujours de déposer les armes et de se dissoudre, comme le réclament l'Espagne et la France.

Alors que les deux pays exigent une dissolution sans conditions, l'ETA réclame l'amnistie pour ses prisonniers (au nombre d'environ 700 dispersés dans des prisons espagnoles et françaises) en préalable à tout calendrier de désarmement.

Première publication : 29/06/2012

  • FRANCE-ESPAGNE

    À Madrid, Manuel Valls plaide pour la "dissolution complète" de l'ETA

    En savoir plus

  • ETA met fin à 43 ans de terreur

    En savoir plus

  • ESPAGNE - FRANCE

    Après plus de quarante ans d'activité, ETA met fin à sa lutte armée

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)