Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

La Toile boycotte la vidéo de l'exécution de James Foley

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Nos étoiles contraires", sortez vos mouchoirs !

En savoir plus

FOCUS

La bataille du salaire minimum aux États-Unis

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Barbarie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La constance, c'est la confiance"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La fermeture de restaurants Mac Donald's en Russie : scandale sanitaire ou pression politique ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : l'ONU va déployer 10 000 casques bleus

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Blackout médiatique contre les jihadistes

En savoir plus

  • Mohamed Deif, plus que jamais ennemi juré d'Israël

    En savoir plus

  • Ebola : "Moi, je refuse de faire un vol vers Conakry"

    En savoir plus

  • La Tunisie et l'Égypte ferment leurs frontières aériennes avec la Libye

    En savoir plus

  • À Bangui, plusieurs centaines de manifestants réclament le départ des soldats français

    En savoir plus

  • Yémen : ultimatum de la rébellion chiite qui exige la démission du gouvernement

    En savoir plus

  • Gaza : trois commandants du Hamas tués dans un raid israélien

    En savoir plus

  • Présidentielle au Brésil : la candidature de Marina Silva menace Dilma Rousseff

    En savoir plus

  • Syrie - Irak : le pape François tantôt pacifiste, tantôt interventionniste

    En savoir plus

  • Ebola : les deux Américains traités au sérum ZMapp sont guéris

    En savoir plus

  • Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées"

    En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Assassinat de James Foley : les États-Unis ont tenté de le libérer

    En savoir plus

  • Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

    En savoir plus

  • Le chef de l'armée désigné Premier ministre à Bangkok

    En savoir plus

  • Pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

Economie

Royaume-Uni : quand le Libor ébranle la City

Vidéo par Axelle SIMON

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 02/07/2012

La banque Barclays est accusée d'avoir faussé pendant des années le Libor, l'un des taux financiers les plus importants au monde. Mais d'autres banques pourraient aussi être impliquées dans ce qui est un scandale majeur pour la City.

Il y aurait quelque chose de pourri au royaume de la City. Tel est le sentiment qui se dégage du scandale d’une violence rare qui est en train d’ébranler le cœur de la finance britannique. Tout a commencé mercredi 27 juin, lorsque la banque Barclays a accepté de payer la somme record de 362 millions d'euros pour mettre un terme aux enquêtes diligentées contre elle au Royaume-Uni et aux États-Unis. Elle est accusée d’avoir manipulé le Libor ("London Interbank Offered Rate"), l’un des taux les plus importants sur les marchés financiers. D’autres banques sont aujourd’hui, également, soupçonnées d’avoir contribué à truquer cet indicateur qui sert de référence pour fixer le cours auquel s’échangent plus de 350 000 milliards de dollars de produits financiers de par le monde.

Cinq jours et une bronca généralisée contre les institutions financières britanniques plus tard, Marcus Agius a démissionné, ce lundi 2 juillet, de son poste de président de la banque Barclays. Le même jour, le Serious Fraud Office britannique - l’agence publique chargée d’enquêter sur les cas les plus graves de corruption - a évoqué la possibilité d’ouvrir une enquête criminelle concernant cette manipulation des marchés financiers.

Le scandale a terni l’image des banques britanniques à un point rarement atteint. Le ministre britannique des Finances, Georges Osborne, a évoqué une “affaire choquante” et le patron de l’autorité de régulation des marchés financiers, Adair Turner, a qualifié les faits de “honteux” en fin de semaine dernière. Même le patron de la Banque centrale britannique, Sir Mervyn King, a appelé, vendredi, à une réforme du système bancaire britannique à la lumière “des dérapages” qui ont eu lieu dans cette histoire. FRANCE 24 revient sur les tenants et les aboutissants de ce scandale financier à grande échelle.

Qu’est-ce que le Libor ? Il s’agit du taux, défini à Londres, auquel les banques se prêtent de l’argent entre elles. C’est le plus important taux interbancaire au monde et 16 banques - dont la Société générale, le Crédit agricole et BNP Paribas - participent à sa fixation. Elles remontent quotidiennement les taux auxquels elles se prêtent de l’argent à la British Bankers' Association (BBA) qui en déduit le Libor correspondant à la moyenne de ces taux. Un grand nombre de produits financiers - aussi bien des prêts immobiliers que des prêts à des entreprises - sont ensuite indexés sur le Libor.

Que reproche-t-on à la banque Barclays ? Barclays est accusée d’avoir, depuis 2005, fourni de fausses informations sur le taux auquel la banque pouvait emprunter de l’argent auprès de ses consœurs. À partir de la crise de 2008, ces mensonges auraient consisté à systématiquement sous-évaluer le taux d’emprunt afin de cacher aux marchés les problèmes de financement qu’elle avait en réalité. Moins le taux était élevé, plus cela donnait l’impression que Barclays n’avait aucun mal à trouver de l’argent.

Barclays est-elle la seule banque concernée ? La Royal Bank of Scotland a déjà annoncé, vendredi, faire l’objet d’une enquête pour son éventuelle implication dans ce scandale. Cette banque, partiellement nationalisée, aurait en outre, d’après la BBC, licencié en fin d’année dernière quatre traders impliqués dans ces manipulations de marchés. En tout, une vingtaine de banques - en Suisse, en Allemagne, au Royaume-Uni ou encore au Japon - seraient concernées par ces enquêtes qui se déroulent sur tous les continents, d’après le Financial Times. Ces vastes manipulations auraient permis de minorer, au plus fort de la crise des subprimes, à quel point les banques ne se prêtaient plus d’argent.

Et maintenant ? Georges Osborne doit annoncer une enquête indépendante sur la manière dont le Libor a été fixé ces dernières années qui devrait aboutir à une réforme du système. Les enquêtes lancées un peu partout dans le monde devraient également permettre d’établir combien d’autres banques ont trempé dans ce scandale, ce qui pourrait entraîner une autre série de démissions de dirigeants. “Il semblerait bien que l’affaire Barclays ne soit que la partie émergée de l’iceberg”, titrait ainsi vendredi le populaire Daily Mail britannique.

Première publication : 02/07/2012

COMMENTAIRE(S)