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Santé

GlaxoSmithKline condamné à une amende de 3 milliards de dollars pour fraude

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/07/2012

La société britannique GlaxoSmithKline s'apprête à payer une amende record de 3 milliards de dollars pour faire cesser les poursuites lancées contre elle par la justice américaine. Accusé de fraude à la santé, le laboratoire a plaidé coupable.

AFP - Le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline va payer une amende record de 3 milliards de dollars pour mettre fin à des poursuites des autorités américaines qui l'accusaient d'avoir fait la promotion illicite de médicaments et publié des déclarations trompeuses.

GlaxoSmithKline était accusé d'avoir fait la "promotion illégale de certains médicaments, de ne pas avoir dévoilé certaines données liées à la sûreté (des médicaments) et d'avoir fait de fausses déclarations sur les prix", ont annoncé lundi les ministères américain de la Justice et de la Santé, lors d'une conférence de presse.

"Il s'agit du plus gros accord à l'amiable concernant une fraude à la santé dans l'histoire des Etats-Unis (...) et du plus gros versement par un groupe pharmaceutique", a déclaré James Cole, ministre adjoint de la Justice. "Cet accord de plusieurs milliards de dollars est sans précédent à la fois par sa taille et sa portée", a-t-il dit.

"Cet accord historique est une étape majeure dans nos efforts d'éradiquer les fraudes à la santé", a ajouté Bill Corr, ministre adjoint de la Santé. "Depuis longtemps, notre système de santé est la cible de tricheurs qui pensaient faire un profit facile au détriment de la sécurité publique", a-t-il ajouté.

GSK a plaidé coupable pour avoir fait la promotion illicite de certains médicaments, publié des déclarations trompeuses sur les prix et l'efficacité de médicaments et omis de rendre compte de documents démontrant l'inefficacité de médicaments.

La fraude concerne en particulier le Paxil, que GSK avait faussement "vendu" comme un antidépresseur pour enfants alors qu'il n'avait jamais été approuvé comme tel par les autorités pharmaceutiques, l'antidiabétique Avandia commercialisé sans alerter des risques de certains effets secondaires, ou encore le Wellbutrin prévu pour traiter de graves dépressions mais dont GSK avait fait la promotion pour "être plus mince ou avoir plus de relations sexuelles", a expliqué Carmen Ortiz, procureure du Massachussetts (nord-est).

Vacances à Hawaii ou concerts

Par cet accord, le géant pharmaceutique a également admis avoir financé des opérations de promotion. Il incitait les médecins à prescrire ces médicaments, à coups de "vacances à Hawaii, de chasses au faisan en Europe ou de concerts", a-t-elle ajouté.

"Cet accord est le résultat de négociations qui ont mené à un accord de principe en novembre 2011. GSK fera des paiements qui totaliseront 3 milliards de dollars et qui sont couverts par les provisions existantes et seront financés par des réserves de liquidités existantes", a commenté le géant pharmaceutique, dans un communiqué.

L'accord est conclu non seulement avec le gouvernement fédéral mais avec plusieurs Etats américains et le district de Columbia (nom officiel de la capitale Washington).

"Il met fin à toutes les poursuites pénales et civiles liées à une enquête engagée par le procureur de l'Etat du Colorado en 2004 et reprise en main plus tard par le procureur du Massachusetts sur les pratiques commerciales du groupe liées à neuf produits", détaille GSK.

L'accord porte aussi sur une enquête du ministère de la Justice sur des déclarations de prix frauduleuses liées au programme américain fédéral d'assurance-maladie pour certaines populations âgées ou à faibles revenus (Medicaid), ajoute GSK.

Depuis mai 2009 et la création d'une équipe de lutte contre la fraude à la santé, "le combat a été une priorité gouvernementale", a ajouté M. Cole, en précisant que l'administration Obama a ainsi récolté 10,2 milliards de dollars au total en amendes et autres accords à l'amiable et inculpé plus de 800 personnes pour escroqueries à la santé.
 

Première publication : 03/07/2012

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