Dernière modification : 04/07/2012 

- Côte d'Ivoire - Guillaume Soro


Guillaume Soro : "La réconciliation fait son chemin en Côte d'Ivoire"

Un an après la fin de la crise post-électorale en Côte d'Ivoire, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne est en visite en France. Interviewé par FRANCE 24, il revient sur le difficile processus de réconciliation dans le pays.

Par FRANCE 24 (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

"Dix-sept ans après [le conflit] au Rwanda, on parle encore de réconciliation. Vingt ans après [la fin de l’apartheid] en Afrique du Sud, on continue de parler de réconciliation. Vous n’imaginez pas que la réconciliation en Côte d’Ivoire va venir comme par un coup de baguette magique !", s’exclame Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne, interviewé le 4 juillet sur l’antenne de FRANCE 24.

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Et pour cause. Un peu plus d’un an après l’investiture d’Alassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire, le 21 mai 2011, date marquant la fin de la crise post-électorale, le pays est toujours en proie à des violences. Les habitants de l’extrême ouest du pays sont, notamment, la cible d’attaques répétées de la part de groupes armés. En moins de deux mois, une trentaine de personnes - 20 civils, un militaire et sept casques bleus nigériens - y ont perdu la vie. À Abidjan, le pouvoir et ses opposants se renvoient la responsabilité de ces actes. L’ONU se garde d’attribuer ces violences à un groupe précis, mais l’ONG Human Rights Watch a récemment pointé du doigt les anciens combattants pro-Gbagbo et des mercenaires libériens.

Début juin, les autorités ivoiriennes ont assuré avoir déjoué une tentative de coup d’État ourdie par des partisans de l’ancien président ivoirien en exil. Un climat de défiance mine la réconciliation nationale, à laquelle Alassane Ouattara avait accordé tant de place lors de son discours d’investiture. D’autant plus que, pour l’heure, seuls des partisans de l’ancien président ont été inquiétés par la justice internationale pour des crimes et des exactions commis pendant la crise post-électorale… Le rapport préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI) indiquait pourtant qu’ils étaient aussi bien le fait des pro-Gbagbo que des pro-Ouattara. Ces derniers mois, cependant, la CPI oriente désormais son enquête vers les proches d’Alassane Ouattara.

Soro dans la ligne de mire de la justice internationale

Guillaume Soro lui-même semble être dans le collimateur de La Haye pour les exactions commises, sous son commandement, par les Forces nouvelles (FN), devenues par la suite les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Pour le moment, aucune action n’a été officiellement lancée contre lui. "Je suis surpris qu’on puisse dire qu’il y a des soupçons à mon encontre, répond l’intéressé au micro de FRANCE 24. J’ai été Premier ministre [de Laurent Gbagbo], j’ai organisé des élections dans mon pays avec la Commission électorale indépendante, j’ai dirigé, en tant que ministre de la Défense, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire qui ont agi avec la communauté internationale en légitime défense quand, le 28 novembre 2010, M. Gbagbo a décidé de s’accrocher au pouvoir et de livrer la population ivoirienne aux tueries de ses miliciens", poursuit Guillaume Soro.

Dans ce climat, le processus de réconciliation s’annonce donc bien difficile à mettre en place. Mais Guillaume Soro reste confiant. "Nous avons doté la Côte d’Ivoire d’instruments pour aider à la réconciliation. Il existe une Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), calquée sur le modèle de l’Afrique du Sud. Nous avons pu faire des élections législatives sur l’ensemble du territoire sans exception. C’est signe que la réconciliation fait son chemin", ose-t-il croire. Dans les faits, la CDVR peine à accomplir sa mission. Elle a, bien sûr, tenu quelques réunions consultatives, mais elle ne parvient pas à rassembler les financements des bailleurs de fonds. À tel point que l’ONU, dans un communiqué publié le 13 juin dernier, au lendemain de la mort des sept casques bleus nigériens, a exhorté la communauté internationale à soutenir le très fragile processus de réconciliation ivoirien.

 

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(6) Réactions

C'est facile de tout mettre

C'est facile de tout mettre sur le dos du président Gbagbo et je suis outré par le comportement des ong qui assistent à la mort quotidienne des ivoiriens et va se prononcer sur des attaques à l'ouest.Les ivoiriens meurent tous les jours du fait des illéttrés qu'on nous impose comme armée, cela au vu et au su de tous y compris france24.Et que dites-vous?C'est vraiment triste que les chantres de la démocratie soient devenus subitement muets devant les crimes qui se produisent en cote d'ivoire alors que du temps de Mr gbagbo, pas un jour sans une tuerie de sa part.Et puis que dites-vous du "démocrate" qui fait du rattrapage ethnique,nomme des criminels, décore sa femme et ses amis,érige ses villages inhabités en départements?En fait de journalistes libres que vous vous proclamez, vous êtes les plus baillonnés ou alors vous êtes des lâches!!!

soro guillaume

merci monsieur le président de l'assemblée nationnale, mais la réconciliation va très mal en cote d'ivoire. cela est du a vos arrestations arbitraire et le climat de haine vous instalé partout.

Soro et la CPI

La strategie de la CPI est simple.
Soit elle condamne Gbagbo et le met en prison.Dans ce cas elle lance un mandat d´arrêt contre Soro et le fait juger, soit la CPI déclare le Pdt Gbagbo innocent et libre, alord Soro ne sera pas poursuivi.Alors la reconciliation se fera entre Gbagbo, Soro et Ouattara. Le sort de Soro est lié au sort de Gbagbo. Tous ceux qui vous dirons le contraire sont des menteurs. Soro ne sera pas arrêté et n´est pas libre ou coupable de crime de guerre avant le verdict de Gbagbo.

mon chère soro si votre

mon chère soro si votre régime n'avait rien à se reproché la réconciliation serai facile vous ne pouvez pas calqué le modèle sud-africain quand des victimes voient leur bourreau au pouvoir se moqué d'eux en disant qu'ils n'ont rien fait
votre régime avant même d'être au pouvoir avait déjà commis de crimes horribles
quand vous allez le reconnaitre ce sera le début de la vrais réconciliation
n'oubliez pas l'injustice une épée de damocles sur la tête des ivoiriens

il est temps que les français disent la verité

quand il y a contestation au election la solution c'est de recompter les voix , c'est ce que Gbagbo a demandé , mais Sarkozi ADO et et la France ont optés pour la force donc s'il y a 3.OOOOOOOOOOOOOOOOOOOO de morts , la faite est a qui ??? pourquoi c'est Gbagbo qui est a la CPI ? la CPI est fait pour les chez d'etats Africain

Félicitation pour vos

Félicitation pour vos explication mr soro et bon vent même si à chaque jour suffit sa peine quand ont sait que la récompense est au bout de toute peine

 
 
 
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