Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

Economie

Suicides à France Télécom : l'ex-patron Didier Lombard mis en examen

Vidéo par France 3

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/07/2012

L'ancien PDG de France Télécom, Didier Lombard, a été mis en examen pour "harcèlement moral" dans l'enquête menée sur la vague de suicides qui a touché les salariés de l'entreprise en 2008 et 2009.

AFP - L'ex-PDG de France Télécom, Didier Lombard, a été mis en examen mercredi pour harcèlement moral dans l'enquête sur la vague de suicides de salariés de France Télécom en 2008 et 2009, a annoncé son avocat Me Jean Veil.

"Monsieur Didier Lombard a été mis en examen. Il fait l'objet d'un contrôle judiciaire avec un cautionnement de 100.000 euros. Il ne s'est pas expliqué sur le fond du dossier", a déclaré Me Veil à la sortie du bureau du juge Pascal Gand. L'avocat a répondu par l'affirmative à la question de savoir s'il était mis en examen pour le chef de harcèlement moral.

Le magistrat a également convoqué d'autres dirigeants de l'époque, ainsi que France Télécom, vendredi, qui pourrait également être mise en examen en tant que personne morale.

M. Lombard "s'est borné à des explications sur le contexte économique, technologique et réglementaire dans lequel évoluait la société France Télécom. Il a notamment évoqué des règles de concurrence particulièrement défavorables que les pouvoirs publics ont imposées à cette entreprise", a poursuivi l'avocat.

Dans une tribune au journal Le Monde, M. Lombard avait auparavant jugé qu'"à aucun moment les plans conçus et mis en oeuvre par France Télécom n'ont été dirigés contre les salariés. Bien au contraire, ils étaient destinés à sauver l'entreprise et ses emplois".

"Je suis conscient que les bouleversements qu'a connus l'entreprise ont pu provoquer des secousses ou des troubles. Mais je conteste avec force que ces plans indispensables à la survie de l'entreprise aient pu être la cause des drames humains cités à l'appui des plaintes", écrivait-il.

M. Lombard, arrivé à la tête du groupe en 2005, avait dû quitter la direction opérationnelle de l'opérateur en mars 2010, fragilisé par la vague d'une trentaine de suicides de salariés entre janvier 2008 et fin 2009.

Un rapport de l'Inspection du travail mettant en cause la politique de gestion du personnel et une plainte de la fédération SUD-PTT fin 2009 avaient conduit à l'ouverture d'une information judiciaire pour harcèlement moral en avril 2010.

Début avril, dans le cadre de cette enquête, des perquisitions ont été menées au siège parisien de France Télécom-Orange, suivies par des convocations d'anciens dirigeants à compter de ce mercredi.

 

Première publication : 04/07/2012

  • FRANCE

    Un salarié de France Télécom s'immole par le feu

    En savoir plus

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS

    Didier Lombard quitte définitivement France Telecom

    En savoir plus

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS

    France Télécom de nouveau ébranlé par une série de suicides

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)