Dernière modification : 05/07/2012 

- Algérie - Indépendances africaines


Premières festivités pour le cinquantenaire de l'Indépendance

Un spectacle historique et un feu d’artifices, tiré à minuit pile, ont marqué ce jeudi le début des commémorations du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l'Algérie. Le lieu choisi : celui de l'arrivée des Français, en 1830.

Par AFP (vidéo)
Mehdi Chebil , envoyé spécial à Alger (texte)
 

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a donné le coup d’envoi des festivités du cinquantenaire de l’Indépendance, mercredi soir, lors d’un spectacle intitulé "Les Héros du Destin" retraçant l’histoire contemporaine du pays.

Diaporama : Paroles d'Algériens, 50 ans après l'indépendance
(Cliquez pour voir le diaporama)

Le lieu choisi par les autorités algériennes est hautement symbolique : les arènes du Casif se situent dans la baie de Sidi Fredj, où les Français débarquèrent le 5 juillet 1830. Il faudra 132 longues années, dont sept de guerre ouverte (1954-1962), aux Algériens pour recouvrer leur souveraineté.

Le spectacle, de presque deux heures, a été salué comme une réussite par la majorité du public, composé d’une bonne moitié de diplomates étrangers, d’officiels et d’invités triés sur le volet. De nombreux jeunes algérois, relégués dans les parties supérieures de l’enceinte du Casif, ont également apprécié la représentation.

Mémoire sélective

"On n’avait jamais vu un spectacle comme ça ! Les Algériens n’ont pas l’habitude de réaliser un aussi bon travail", affirme Sofiane, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui est parvenu à s’infiltrer dans les arènes grâce à un agent de sécurité complice.

"Une journée comme les autres"
Par Meriem AMELLAL, envoyée spéciale à Alger

Conçu comme un divertissement grand public, le spectacle met implicitement en exergue certains tiraillements de l’identité algérienne après cinquante ans d’indépendance. Après une première partie consensuelle glorifiant la lutte contre l’occupant français, le spectacle insiste lourdement sur le rôle de l’institution militaire algérienne. Quant aux émeutes de 1988, souvent présentées comme le "printemps arabe" du pays, elles ne sont pas évoquées dans cette fresque historique à la mémoire sélective.

Les commémorations continuent ce jeudi avec notamment un grand rassemblement au stade du 5 juillet, à Alger, prévu pour 20 heures. 

Le spectacle "Les héros du destin" a rassemblé des centaines d’artistes pour faire revivre les acteurs de l’indépendance algérienne. Photo : Mehdi Chebil
Abdelaziz Bouteflika aux premières loges. Visiblement fatigué, le président algérien est resté quasi immobile pendant toute la représentation. Photo : Mehdi Chebil
L’arrivée des Français à Sidi Fredj, le 5 juillet 1830, marque le début de la période coloniale de l’Algérie. Photo : Mehdi Chebil
Des acteurs jouant des paras français à l’air patibulaire étaient postés tout autour de la scène du Casif. Photo : Mehdi Chebil
Le spectacle représente les Français comme des occupants violents, n’hésitant pas à réprimer dans le sang toute velléité de révolte. Photo : Mehdi Chebil
Des écrans géants derrière la scène diffusent des vidéos ou des reproductions des journaux de l’époque, afin de renforcer le réalisme du spectacle. Photo : Mehdi Chebil
Des acteurs rejouent les scènes de liesse qui ont accompagné l’Indépendance, mettant en scène des femmes qui jettent des fleurs au passage des soldats de l’Armée de libération nationale. Photo : Mehdi Chebil
Des figurants habillés à la mode berbère célèbrent le départ des Français – un moyen pour Alger d’insister sur l’union nationale de tous les "indigènes" algériens contre l’occupant. Photo : Mehdi Chebil
Le deuxième président de la République algérienne, Houari Boumediene, est représenté en train de donner des terres ou des logements à des citoyens aux revenus modestes. Chaque ancien président algérien a ainsi un chapitre qui lui est consacré. Photo : Mehdi Chebil
La "décennie noire" de guerre civile des années 1990 est représentée par des figures fantomatiques prenant place dans un café déserté par ses clients. Photo : Mehdi Chebil
Le président Bouteflika apparaît en grande forme sur les écrans géants installés derrière la scène. Le chapitre consacré à l’actuel chef de l'Etat est nettement plus long que ceux dédiés à ses prédécesseurs. Photo : Mehdi Chebil
Un cavalier de la garde républicaine en pleine manœuvre dans les arènes du Casif. Photo : Mehdi Chebil
C’est l’armée algérienne qui clôt la série de présentations dédiées aux ex-présidents. Une manière implicite de rappeler le caractère tout-puissant de l’institution militaire en Algérie. Photo : Mehdi Chebil
Le président Bouteflika rejoint les acteurs à la fin de la représentation. Photo : Mehdi Chebil
A minuit pile, un feu d’artifices a été tiré à Sidi Fredj afin de commémorer le cinquantième anniversaire de l’Indépendance. Photo : Mehdi Chebil

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    (5) Réactions

    C'est la France qui veut l'Independence de l'Algerie!!!

    Ils sont tous ici!!!!
    Aidez nous!
    Nous sommes écrasés par les algériens!
    La Bastille, l'Estade de France, les champs Elysées, les "bleus"
    La France doit obtenir l'indépendance de l'Algérie
    Allons enfants de la patrie!!!

    bonne anniverssaire l algerie

    mazal kayan les hommes fi l algerie

    Dommage qu'ils n'aient pas

    Dommage qu'ils n'aient pas précisé la raison de la prise d'alger par les français: mettre fin au rapt des européens sur les côtes par les corasires arabes pour les vendres en esclavage au moyen-orient.

    Gloire à nos martyres

    Je suis fier en ce jour béni du cinquantenaire de l'indépendance, je suis fier du parcours de l'ALgérie indépendante malgré les problèmes, longue vie à l'ALgérie, Tahya EL Jazair, Gloire aux martyres qui ont combattu et qui ont versé leur sang pour que nous on puisse vivre dans notre propre pays libre, Que la Paix soit sur eux

    cinquantenaire

    Il est tout à fait légitime que les ALgériens fêtent le cinquantenaire de leur indépendance le 5 JUILLET 1962. Par contre ce qui est tout à fait inacceptable c'est que les chaines françaises de télévision omettent de parler AUSSI du massacre d'ORAN, le 5 Juillet 1962 qui fit plusieurs milliers de victimes civiles françaises d'Algérie !
    Une pied noire

     
     
     
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