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EUROPE

WikiLeaks a débuté la publication de deux millions de mails de dirigeants syriens

Vidéo par Antoine MARIOTTI , Nathalie PEREZ

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/07/2012

Le site WikiLeaks a commencé jeudi à publier près de deux millions et demi d'e-mails de figures politiques et autres personnalités syriennes. Ces messages, envoyés entre août 2006 et mars 2012, mettraient en cause des entreprises occidentales.

AFP - WikiLeaks a commencé à dévoiler jeudi environ 2,5 millions de courriers électroniques sur la Syrie, mettant en cause notamment des entreprises occidentales qui ont collaboré, selon le site internet, avec Damas après le début de la répression.

Ces 2.484.899 mails écrits entre août 2006 et mars 2012, en arabe, en russe ou encore en anglais, proviennent "de personnalités politiques syriennes, de ministères et d'entreprises", a expliqué un porte-parole de WikiLeaks, Sarah Harrison, au cours d'une conférence de presse à Londres.

Ils "révèlent comment les sociétés occidentales disent une chose et en font une autre", a ajouté le site internet WikiLeaks, spécialisé dans la divulgation de documents confidentiels.

WikiLeaks affirme ainsi que le groupe de défense italien Finmeccanica, contrôlé par l'Etat italien, a continué de fournir, via sa filiale Selex Elsag, son assistance à Damas pour un système de communications ultra-sophistiqué après le début du conflit en mars 2011.

Cette information a été reprise en Italie jeudi par l'hebdomadaire L'Espresso dans un article intitulé "Finmeccanica aidait le dictateur".

Le journal cite un mail du 7 mai 2011 obtenu par WikiLeaks et envoyé par l'entreprise Intracom Syria pour demander l'envoi de 500 radios de Selex "à destination du dépôt de la police de Muadamia", ville en proie les jours précédents à de violents affrontements.

L'Espresso cite un autre mail très compromettant qui "annonce l'arrivée d'ingénieurs de Selex à Damas pour enseigner l'utilisation du réseau de communication et son emploi aussi sur les hélicoptères, en date de février 2012 quand le drame syrien est déjà une affaire mondiale".

WikiLeaks s'est déjà illustré ces deux dernières années par la publication de rapports confidentiels de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan et de quelque 250.000 télégrammes diplomatiques américains, qui avaient provoqué le courroux de Washington.

Les derniers documents révélés par WikiLeaks "sont embarrassants pour la Syrie mais sont également embarrassants pour les opposants extérieurs à la Syrie", a estimé le fondateur du site, Julian Assange, dans une déclaration faite depuis l'ambassade de l'Equateur à Londres où il est réfugié depuis deux semaines.

Le "cyber-warrior" de l'information, sous le coup d'une extradition vers la Suède où il est recherché dans une affaire de viol et d'agression sexuelle présumés, se cache de crainte d'être extradé à terme vers les Etats-Unis qui pourraient le juger pour espionnage.

Pour sa nouvelle livraison de documents confidentiels, WikiLeaks a collaboré, comme à son habitude, avec plusieurs médias, notamment en France, en Espagne, en Italie, au Liban et en Allemagne.

Au Liban, le quotidien Al-Akhbar, considéré comme sympathisant du régime de Damas et de son allié libanais le Hezbollah, trie actuellement les courriels et vérifie leur véracité, a expliqué son rédacteur en chef, Ibrahim al-Amine.

"La Syrie traverse une période sensible et il est important de trier ce qui est vrai et ce qui est fabriqué", a-t-il dit, cité par le site internet du quotidien. "Une chose est claire", a-t-il toutefois souligné, "l'hypocrisie des politiques internationales est allée très loin en ce qui concerne la Syrie".

Le contenu des "dossiers sur la Syrie" est "une importante base de données", a estimé Sarah Harrison. "Cela prendra du temps avant que les histoires ne sortent", a-t-elle ajouté, refusant de dévoiler comment WikiLeaks avait obtenu ces documents.

La publication de ces courriels dont certains émanent selon WikiLeaks des ministères syrien des Affaires étrangères et des Affaires présidentielles, intervient à la veille d'une réunion internationale à Paris censée discuter du sort du président syrien Bachar al-Assad, mais boycottée par la Russie, alliée de Damas.

 

Première publication : 05/07/2012

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