Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Huppert et Depardieu dans "Valley of love"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

L'Irlande prête à dire "Oui" au mariage gay ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Crise au Burundi : Explosion de grenades à Bujumbura

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Les 1001 vies d'Abderrahmane Sissako

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Organisation de l'État Islamique, Ramadi, Palmyre, les jihadistes consolident leur position

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La croissance verte : une chance pour les entreprises ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Les coulisses de la gastronomie française

En savoir plus

#ActuElles

Les Méditerranéennes en mouvement

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Isabelle Huppert, Gérard Depardieu et "Le Petit Prince" sur la Croisette!

En savoir plus

Moyen-orient

L'armée syrienne bombarde la province d'Alep et le nord du Liban

Vidéo par Mounia Ben Aïssa

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/07/2012

Plusieurs localités de la province d'Alep ont subi des bombardements de l'armée syrienne, ce samedi. Dans le nord du Liban, des accrochages et des explosions ont causé la mort de deux jeunes filles. Damas évoque une "tentative d'infiltration".

AFP - D'intenses bombardements ont secoué samedi la province syrienne d'Alep (nord) et deux personnes ont été tuées à la frontière dans le nord du Liban, au lendemain d'un appel du secrétaire général de l'ONU à une réorientation de la mission des observateurs vers un rôle plus politique.

Les violences dans les deux pays voisins ont fait au total 18 morts, dont une adolescente et une fillette au Liban, et des dizaines de blessés.

Une dizaine de localités de la province d'Alep ont été réveillées dans la nuit par le bruit assourdissant de tirs d'artillerie, les "plus violents bombardements depuis le début des opérations militaires il y a quelques mois dans la région", selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

"Un civil a été tué et des dizaines d'autres ont été blessés, alors que la population fuit les maisons où il n'y a plus ni eau, ni électricité et où les conditions sanitaires sont difficiles", a précisé l'OSDH, ajoutant que cinq soldats et deux rebelles avaient trouvé la mort dans d'autres incidents dans la région.

En outre, trois civils ont été tués à Hama (centre), deux à Damas, un à Deir Ezzor (est), un à Deraa (sud) et un autre à Idleb (nord), selon l'OSDH, qui s'appuie sur un réseau de militants et de témoins.

Vendredi, les violences avaient fait au moins 93 morts, dont 60 civils et 26 soldats, selon la même source.

Dans le nord du Liban, sur la frontière avec la Syrie, une adolescente et une fillette de huit ans sont mortes et dix personnes ont été blessées lors d'accrochages et d'explosions, selon des sources de sécurité et hospitalières.

La télévision syrienne a évoqué pour sa part une "tentative infiltration" à partir du Liban et fait état de "dizaines de terroristes" tués ou blessés.

"Nadia al-Owaichi, 19 ans a été tuée à l'aube par un obus alors qu'elle se trouvait chez elle à Wadi Khaled", à 185 km au nord de Beyrouth, a déclaré un responsable local des services de sécurité, notant que "le tir provenait du territoire syrien".

Selon ce responsable, les obus et les tirs ont fait aussi quatre blessés. Selon l'agence officielle libanaise ANI, trois de ces blessés sont des enfants.

"Faciliter un dialogue politique"

Peu après, une explosion dans un camp de tentes accueillant des bédouins réfugiés de Syrie a tué une fillette de huit ans et fait cinq blessés, dont le père et la mère de la fillette, grièvement touchés, selon une source hospitalière à Halba, dans la province du Akkar.

"Il s'agissait soit d'une mine enfouie dans le secteur, soit d'un explosif que des réfugiés étaient en train manipuler", a affirmé la source sécuritaire.

Un élu local a pour sa part assuré qu'il y avait eu à l'aube une fusillade entre des hommes armés se trouvant du côté libanais et les forces syriennes. L'ANI a fait état du tir d'une vingtaine d'obus qui ont endommagé plusieurs maisons.

Dans cette région sunnite plutôt favorable aux rebelles syriens, deux membres de la police des frontières syrienne avaient été blessés lundi par une roquette tirée à partir du territoire libanais.

Vendredi à Paris, une centaine de pays occidentaux et arabes et d'organisations, réunis pour la troisième fois au sein du groupe des Amis du peuple syrien, ont "tenu à souligner que Bachar al-Assad devait abandonner le pouvoir".

Dans ce cadre, ils ont demandé au Conseil de sécurité d'adopter "d'urgence" une résolution contraignante, pour faire appliquer les accords internationaux sur une transition politique à Damas, sous la menace de sanctions voire d'un recours à la force.

M. Ban a pour sa part recommandé que la mission des observateurs en Syrie (Misnus), dont les opérations sont suspendues depuis près d'un mois en raison de l'intensification des violences, soit "réorientée" vers un rôle plus politique, avec une "composante militaire réduite".

Dans un rapport dont l'AFP a obtenu copie, M. Ban souhaite "maximiser les capacités de la Misnus visant à faciliter un dialogue politique" entre le pouvoir et l'opposition en Syrie et prévoit aussi de "redéployer" les observateurs du terrain vers Damas "pour minimiser les risques".

La Misnus, déployée à la mi-avril, compte actuellement près de 300 militaires non armés répartis dans plusieurs villes de Syrie, ainsi qu'une centaine d'experts civils. Mais ses patrouilles ont été suspendues à la mi-juin en raison des combats persistants en Syrie, les convois des observateurs ayant essuyé des tirs à de nombreuses reprises.

Première publication : 07/07/2012

  • FRANCE - SYRIE

    À Paris, les Amis du peuple syrien accentuent la pression sur Damas

    En savoir plus

  • LIBAN

    "Il existe un consensus politique contre une guerre civile au Liban"

    En savoir plus

  • SYRIE

    À Alep, la contestation gagne du terrain

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)