Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Début des audiences de Charles Blé Goudé devant la CPI

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jacques Weber, un colosse du théâtre français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Papa Wemba, invité du Journal de l'Afrique !

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : elle filme au péril de sa vie à Raqqa, fief de l'EI en Syrie

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les sports oubliés dans le vent

En savoir plus

SUR LE NET

Instagram bloqué en Chine

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

En savoir plus

DÉBAT

Comment lutter contre l'organisation de l'État islamique?

En savoir plus

  • Londres a mené ses premières frappes aériennes contre l’EI en Irak

    En savoir plus

  • Manifestations à Hong Kong : Pékin prive les Chinois d’informations sur Internet

    En savoir plus

  • Ebola : l'expérience "désespérée" d'un médecin libérien

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

  • Barack Obama salue un accord de sécurité "historique" avec Kaboul

    En savoir plus

  • Terrorisme : pour Marine Le Pen, les Français musulmans sont "pris au piège"

    En savoir plus

  • Ello, le réseau social qui se la joue anti-Facebook

    En savoir plus

  • Fonds "vautours" : l’Argentine défie les États-Unis sur sa dette

    En savoir plus

  • Quinze ans de prison requis contre le leader de Sharia4Belgium

    En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

    En savoir plus

  • À Montpellier, des pluies diluviennes créent la pagaille

    En savoir plus

  • Vidéo : Dohuk, province du Kurdistan submergée par les déplacés irakiens

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes de Turquie tentent de rallier Kobani, assiégée par l’EI

    En savoir plus

  • La dette française dépasse pour la première fois les 2 000 milliards d'euros

    En savoir plus

Economie

Pour la première fois, la France emprunte à des taux négatifs

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 09/07/2012

Paris a, pour la première fois, ce lundi, emprunté à court terme à des taux d’intérêt négatifs. Toutefois, selon l'économiste Pascal de Lima, la confiance des marchés dans la dette d'un État se mesure surtout par rapport aux emprunts à long terme.

Les investisseurs se sont rués, lundi, sur les bons à court terme du Trésor français. Conséquence : les taux des obligations à trois et six mois ont été négatifs (respectivement -0,005 % et -0,006 %) pour la première fois de l’histoire en France. En clair, Paris remboursera moins que le montant emprunté puisque les investisseurs sont prêts à perdre une petite somme d'argent sur ces opérations. L’Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l'État, a ainsi placé près de 6 milliards d'euros de bons, soit le maximum de ce qu’elle comptait lever sur les marchés.

Paris rejoint ainsi le club très fermé de l’Allemagne, des Pays-Bas ou encore de l’Autriche qui parviennent, depuis le début de l’année, à placer leurs bons du Trésor à des taux négatifs.

Alors que le taux auquel l’Espagne emprunte à dix ans atteignait récemment les 7 %, cette évolution semble indiquer que les marchés financiers font de la France un havre de sécurité financière. Pascal de Lima, économiste et enseignant à Sciences-Po, juge toutefois qu’il ne faut pas en tirer de conclusions trop hâtives.

FRANCE 24 : Pourquoi des investisseurs acceptent-ils d’emprunter à des taux négatifs ?

Pascal de Lima : La plupart des banques et fonds de pension ont comme règle d’avoir dans leurs portefeuilles des placements sûrs. Les emprunts à court terme d’un pays qui, comme la France, détient un triple A auprès de deux agences de notation sur trois rentre dans cette catégorie.

Étant donné qu'il y a de moins en moins de placements dans ce cas-là, ces investisseurs sont obligés de se rabattre sur les quelques émissions de bons, qui restent des valeurs refuge, même si cela signifie qu’ils vont perdre un tout petit peu d’argent.

FRANCE 24 : Est-ce que ça veut dire que le risque d’un scénario à la grecque ou à l’espagnole s’éloigne pour la France ?

Pascal de Lima : Il faut se méfier des effets d’annonce. Les bons du Trésor à court terme sont des assurances tout risque dans des stratégies d’investissement global. Ces taux négatifs ne peuvent se comprendre que si on analyse tous les autres placements, qui servent, eux, à prendre des risques pour gagner de l’argent. Ce sont surtout les emprunts à long terme qui indiquent si les marchés ont confiance ou non dans la dette d’un pays.

FRANCE 24 : Qu’en est-il alors pour la France ?

Pascal de Lima : Lors du dernier placement de bons à 10 ans, la semaine dernière, le taux a atteint un rendement moyen de 2,70 % contre 3,50 %. Cela donne en effet l’impression que les choses vont bien pour Paris. Mais cela montre aussi que pour l’instant, la France bénéficie de la tempête que traversent d’autres pays et qui transforme les bons du Trésor en valeurs refuge.

Première publication : 09/07/2012

  • ÉCONOMIE

    La BCE abaisse son taux directeur à un niveau inédit de 0,75%

    En savoir plus

  • BOURSES

    Le sommet de Bruxelles n'a pas rassuré les marchés

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    L'Espagne emprunte plus de deux milliards d'euros à taux élevé

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)