Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Calais: la porte mortelle vers "l'Eldorado"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Faut-il copier la Silicon Valley ?

En savoir plus

FOCUS

Au Bangladesh, les assassinats de libres-penseurs se multiplient

En savoir plus

L'ENTRETIEN

François Morin : "28 banques ont la capacité de déstabiliser le système monétaire et financier mondial"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Gaza, Baalbeck, Tombouctou... La résistance par l’art

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

États-Unis : nouvelle controverse sur le port d'armes, après plusieurs tueries

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

#CecilTheLion : le chasseur devient la proie

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

EDF va prendre le contrôle des réacteurs nucléaires d’Areva

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Migrants : Gao, aux portes du désert, carrefour des routes qui mènent en Europe

En savoir plus

Afrique

La bannière d'Ansar Dine flotte désormais sur tout le Nord-Mali

Vidéo par Moussa KAKA , Anne SOETEMONDT

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 13/07/2012

Après avoir évincé tous les rebelles touareg du nord du Mali, les islamistes armés d’Ansar Dine et leurs alliés contrôlent désormais la totalité de la région. La police islamiste a d'ores et déjà commencé à faire régner la charia.

La bannière noire et blanche d'Ansar Dine est désormais érigée sur tous les bâtiments officiels du Nord-Mali. En trois mois, les islamistes du groupe armé Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), alliés aux islamistes du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), ont repoussé les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).

Laurent Fabius juge une intervention militaire "probable"

AFP - Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a estimé jeudi que l'usage de la force au nord du Mali était "probable à un moment ou à un autre" et que la France était "l'ennemi principal" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et de ses alliés.
Le ministre a cependant ajouté, au cours d'une rencontre avec la presse diplomatique, que "la France, pour des raisons évidentes, ne peut pas être en première ligne" dans une intervention militaire.

Ansar Dine et le Mujao ont profité d'un coup d'État militaire, le 22 mars à Bamako, pour accélérer leur progression dans tout le nord du Mali, une région désormais totalement sous leur contrôle. Contrairement aux rebelles touareg laïcs qui avaient déclaré unilatéralement l’indépendance de cette région, les islamistes, alliés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), veulent y imposer la charia (loi islamique).

"Nous allons ordonner les Maliens dans leur mode de vie"

Interrogé par FRANCE 24 à Tombouctou en juin dernier, l’un des combattants d’Ansar Dine explique l’idéologie du groupe, qui exige "que l’on vive en bon musulman, en bon croyant, en bon pratiquant et que l’on meurt en martyr". La plupart des Maliens sont des musulmans qui pratiquent la charia, estime-t-il, avant d’ajouter : "Nous allons les guider, les ordonner dans leur mode de vie". La police islamiste a déjà commencé à faire régner leur loi dans le nord du Mali. Dans les trois grandes villes - Tombouctou, Gao et Kidal-, les buveurs d'alcool, les fumeurs et les couples illégitimes sont fouettés publiquement.

À Tombouctou, ville mythique du Sahara classée au patrimoine mondial de l'humanité, Ansar Dine a détruit depuis la fin juin au moins huit des seize mausolées de saints musulmans de la ville, monuments qu’ils considèrent hérétiques. Sous les regards indignés des habitants et du monde occidental, ils ont également brisé la porte sacrée de la mosquée Sidi Yahia. Selon les croyances locales, elle se devait de rester fermée : son ouverture éventuelle porterait malheur.

"On va continuer notre progression dans toute l’Afrique"

Armés et déterminés, les islamistes ont l’ambition de s’étendre dans tout le pays et bien au-delà. "On va continuer notre progression dans tout le Mali, toute l’Afrique, mais aussi aux États-Unis, en Europe et en Orient", a fait savoir le combattant d’Ansar Dine devant la caméra de FRANCE 24.

Le pouvoir malien est en lambeaux, depuis le coup d’État contre Amadou Toumani Touré, le 22 mars, et la violente agression du président par intérim, Dioncounda Traoré. Le gouvernement de transition mis en place à Bamako après le retrait de militaires putschistes, reste totalement impuissant face à la progression des islamistes dans le Nord-Mali.

Les pays de la Cédéao préparent depuis plusieurs semaines l'envoi éventuel au Mali d'une force militaire, qu’elle souhaite forte de plus de 3 300 hommes. Elle peine à réunir ce contingent, et attend par ailleurs un mandat de l'ONU, ainsi une demande officielle d'intervention de la part du pouvoir central, à Bamako.
 

Première publication : 12/07/2012

  • SUR LES OBSERVATEURS

    Un habitant de Tombouctou : "Avec les salafistes, c'est notre culture qui disparaît"

    En savoir plus

  • MALI

    Pour la première fois, les islamistes s’attaquent à une mosquée de Tombouctou

    En savoir plus

  • MALI

    Bamako réaffirme son refus de la création d'un État islamique dans le Nord

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)