Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Plan d'économies de Valls : la France sur la voie de la stabilité ? (Partie 1)

En savoir plus

SUR LE NET

Ukraine : une carte de visite détournée sur Twitter

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes : toujours les mêmes ?

En savoir plus

FOCUS

Copenhague veut gérer la distribution de cannabis

En savoir plus

DÉBAT

Fatah / Hamas : Peut-on croire à la réconciliation ? (partie 2)

En savoir plus

DÉBATS POLITIQUES EN FRANCE

Économies : le plan Valls fait débat au sein de la majorité

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Peintures millénaires taguées en Libye et les États-Unis à tous prix pour les ados latinos

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Un tatouage offensant

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

L'accord de libre-échange transpacifique en danger

En savoir plus

  • Les frères ennemis Hamas et Fatah scellent leur réconciliation

    En savoir plus

  • Deux policiers tués à Nairobi dans un attentat à la voiture piégée

    En savoir plus

  • Thomas Piketty, l'économiste français superstar aux États-Unis

    En savoir plus

  • Real Madrid - Bayern Munich : suivez le match en direct

    En savoir plus

  • Djihadistes français en Syrie : le réveil tardif de la France

    En savoir plus

  • RD Congo : plus de 50 morts dans un accident de train

    En savoir plus

  • Erdogan présente ses condoléances aux petits-enfants d'Arméniens tués en 1915

    En savoir plus

  • Cinéma : “Noor”, le transsexuel pakistanais qui voulait redevenir un homme

    En savoir plus

  • Un entraîneur de foot français porte plainte contre l’émir du Qatar

    En savoir plus

  • Ces islamistes du Mujao qui considèrent la France comme leur ennemie

    En savoir plus

  • Le mariage pour tous fête son premier anniversaire

    En savoir plus

  • Le patron du Facebook russe s’exile pour échapper à l'œil de Moscou

    En savoir plus

  • Pourquoi Kiev peine à relancer son offensive anti-séparatiste

    En savoir plus

  • La Game Boy, pop star des années 90, fête ses 25 ans

    En savoir plus

  • Le Brésil organise un sommet de l'Internet pour l'ère post-Snowden

    En savoir plus

  • En images : scènes de guerre urbaine à Copacabana

    En savoir plus

  • Paris dévoile sa feuille de route économique jusqu'en 2017

    En savoir plus

  • En images : le "fail" de la police de New York sur Twitter

    En savoir plus

Economie

Les erreurs stratégiques de Peugeot Citroën

©

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 13/07/2012

Le bilan est rude pour PSA, qui finalise la première fermeture d’un site de construction automobile en France depuis 1992 et supprime quelque 8 000 emplois. Retour sur les raisons qui ont fait plonger le premier constructeur automobile français.

Il n’y avait pas eu de fermeture de site de construction automobile en France depuis Renault-Billancourt il y a vingt ans. C’est dire si la décision prise par le groupe PSA Peugeot Citroën de mettre un terme à l'exploitation de son usine d’Aulnay-sous-Bois, en 2014, est un coup de tonnerre dans le ciel industriel français. Au-delà des 3 000 emplois menacés sur ce site, cette mesure symbolise toutes les difficultés économiques que rencontre le premier constructeur automobile français.

Montebourg "n'accepte pas" le plan de restructuration

AFP - Le gouvernement socialiste "n'accepte pas" le plan de restructuration présenté jeudi par le groupe automobile français PSA Peugeot Citroën, qui prévoit la suppression de 8.000 postes et la fermeture du site d'Aulnay, a déclaré le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

PSA multiplie, en effet, les mauvais indicateurs. Le groupe a annoncé, le 12juillet, une perte opérationnelle de 700 millions d’euros et des ventes en Europe en recul de 15,2 % au premier semestre de 2012. L'an dernier, l’action en Bourse avait perdu 60 % de sa valeur. La situation ne devrait pas s'arranger de sitôt : la crise économique qui monte actuellement en puissance en Europe risque de ne pas arranger les affaires du constructeur automobile.

Un constat d'autant plus dur à avaler que les résultats de son concurrent français Renault sont, pour le moins, encourageants. La marque au losange a pu, en 2011, réduire son endettement de plus d’un milliard d’euros tandis que celui de PSA a augmenté dans les mêmes proportions.

Pourquoi le moteur économique de Peugeot Citroën est-il grippé ? Éléments de réponse.

"Pour faire face à un tsunami commercial"

Trop d’Europe. PSA, deuxième constructeur européen de voitures, juste derrière l’allemand Volkswagen, réalise 61 % de son chiffre d’affaires sur le Vieux Continent. À l’heure où tous les regards sont tournés vers la Chine et les Bric (Russie, Inde et Brésil), cette euro-dépendance n’est pas de bonne augure. Renault, de son côté, a limité à 53 % ses ventes en Europe.

Le groupe reconnaît en outre, dans son rapport financier de 2011, être trop présent dans les pays du sud de l’Europe - Espagne, Portugal, Italie - où la crise économique est la plus sévère.

Trop isolé. Où est le Nissan de PSA ? Renault bénéficie à plein de son partenariat avec

Cliquez pour agrandir l'image

le constructeur japonais qui lui permet d’avoir des chaînes de construction communes et des volumes de ventes cumulés (8,03 millions de voitures vendues) comparables à ceux de Volkswagen ou de General Motors. Peugeot Citroën a beau avoir signé un accord “stratégique” avec General Motors fin février 2012, les effets ne devraient pas se faire sentir avant... 2016, selon le PDG de PSA, Philippe Varin.

Trop cher. Les coûts de production de PSA ne sont pas du tout du goût des marchés. Le constructeur français produit encore 44 % de ses voitures en France, contre seulement 23 % pour Renault. Selon un calcul effectué, jeudi, par le quotidien conservateur "Le Figaro", la construction d’une automobile en France coûte, par exemple, 700 euros de plus qu’en Slovaquie.

Avec la chute de la demande européenne, les usines européennes de Peugeot Citroën ne tournent qu’à 65 % de leur capacité. Or, pour être rentable, elles doivent, selon une étude publiée début 2012 par la banque allemande Deutsche Bank, produire à  75 % de leurs possibilités au moins.

Trop haut de gamme ? La messe n’est pas encore dite, mais le pari de Philippe Varin - faire monter PSA en gamme - paraît risqué. Le patron du groupe est parti du constat selon lequel, en Europe, ce sont les citadines et les petites voitures de Peugeot Citroën qui ont particulièrement souffert (-10 % de ventes en 2011 par rapport à 2010). D'un autre côté, les marchés émergents sont saturés de marques low-cost. Le groupe PSA devrait donc davantage se positionner sur le haut de gamme. Reste que Peugeot Citroën risque de se heurter aux marques allemandes qui dominent ce segment depuis des lustres.

Première publication : 12/07/2012

  • INDUSTRIE AUTOMOBILE

    Licenciements chez PSA : le site d'Aulnay-sous-Bois n'est pas le seul concerné

    En savoir plus

  • INDUSTRIE AUTOMOBILE

    Le gouvernement prépare un plan de soutien à la filière automobile

    En savoir plus

  • INDUSTRIE AUTOMOBILE

    PSA supprime 8 000 emplois en France

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)