Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

La Toile réagit au discours de Barack Obama sur l'EIIL

En savoir plus

SUR LE NET

Le web révolutionne le journalisme d'investigation

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Sarkozy : Chronique d'un retour annoncé

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 12 septembre (Partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 12 septembre (Partie 1)

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Le PS dans la tourmente

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Emma Stone et Colin Firth nous jouent un tour dans "Magic in the moonlight"

En savoir plus

BILLET RETOUR

Abbottabad peut-elle tourner la page Ben Laden ?

En savoir plus

FOCUS

Un siècle après, que reste-t-il de la présence allemande en Namibie ?

En savoir plus

  • Paris s'apprête à accueillir la conférence internationale sur l'État islamique

    En savoir plus

  • EI : "Ce ne sont pas des musulmans mais des monstres", affirme Cameron

    En savoir plus

  • Mondial de basket : la "team USA" seule au monde

    En savoir plus

  • Législatives suédoises : la gauche en tête, poussée de l'extrême droite

    En savoir plus

  • Ligue 1 : Lille prend la tête, l’OM revient

    En savoir plus

  • Objecteurs de conscience en Israël : 200 vétérans défendent leur unité

    En savoir plus

  • Grève chez Air France : journée noire attendue lundi

    En savoir plus

  • Les pro-russes menacent le processus de paix dans l'est de l'Ukraine, selon Kiev

    En savoir plus

  • Tour d’Espagne : le troisième sacre d’Alberto Contador

    En savoir plus

  • Webdocumentaire : Chibanis, l’éternel exil des travailleurs maghrébins

    En savoir plus

  • Corée du Nord : l'Américain Matthew Miller condamné aux travaux forcés

    En savoir plus

  • Plus de 900 résidents français impliqués dans le jihad

    En savoir plus

  • En images : Roland-Garros en fête pour la Coupe Davis

    En savoir plus

  • Corse : attentat contre une discothèque du Club Med

    En savoir plus

  • Mondial de basket : la France remporte une médaille de bronze historique

    En savoir plus

Afrique

Ennahda se réunit en congrès pour renouveler sa doctrine politique

Vidéo par David THOMSON

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 13/07/2012

Réuni en congrès du 12 au 15 juillet, le parti islamiste Ennahda va renouveler sa doctrine politique. Son chef, Rached Ghannouchi, entend imposer une ligne islamiste modérée. Mais les radicaux du parti comptent bien faire entendre leur désaccord.

C’est un congrès historique qui se tient durant quatre jours, près de Tunis, à partir de ce jeudi 12 juillet. Ce neuvième congrès du parti islamiste tunisien Ennahda est le premier à être organisé en toute légalité depuis 1988. À cette occasion, la formation de Rached Ghannouchi, qui doit renouveler ses dirigeants mais aussi sa doctrine, dit vouloir s'ancrer dans un islamisme "modéré".

Un an et demi après la révolution qui a renversé le régime de Ben Ali, les organisateurs ont choisi de faire de ce rendez-vous un évènement de grande ampleur. Quelque 30 000 participants sont attendus, 1 100 délégués seront présents et 500 journalistes ont été accrédités. Des personnalités de marque ont également été invitées, telles que Khaled Mechaal, président du bureau exécutif du mouvement islamiste palestinien Hamas, et le président du Conseil national de transition (CNT) libyen, Moustapha Abdeljalil. "Un moyen d’afficher la force du parti face à une opposition morcelée", note David Thomson, correspondant de FRANCE 24 en Tunisie.

"S’adapter à la vie politique"

Les 1 103 délégués locaux sont appelés à élire leurs représentants nationaux, mais aussi à renouveler l’idéologie politique du parti, au pouvoir depuis huit mois. "Notre doctrine est née sous la dictature. Mais aujourd’hui, l’environnement politique a changé, estime Riadh Chaïbi, président du comité d’organisation du congrès d'Ennahda, interrogé par FRANCE 24. Il existe une plus grande marge de liberté. C’est pour cela qu’il faut que nos idées et nos doctrines se renouvellent et s’adaptent à la vie politique."

Dans un entretien publié mercredi 11 juillet par le journal tunisien en ligne Leaders, le chef d’Ennahda, Rached Ghannouchi, a déclaré que "la plus importante [dimension du congrès] est sans doute celle d'ancrer Ennahda en tant que mouvement islamiste modéré, ouvert, porté sur les préoccupations des Tunisiens et des Tunisiennes, concentré sur la réalisation de leurs ambitions, un projet islamiste d'Ennahda prometteur d'espoir et de prospérité". Ce dernier dit aussi tenir à l'alliance au pouvoir qui a prouvé sa "solidité", même s'il n'est pas "facile à conduire" un tel gouvernement en période de transition. La coalition au pouvoir est également constituée de deux formations de centre gauche, le Congrès pour la République (CPR) et Ettakatol.

Ghannouchi, influent mais contesté

Ce congrès sera l’occasion de s’assurer que tous les militants partagent la vision de Ghannouchi, estime David Thomson. Certains membres du parti lui reprochent de décider seul, de s’entourer uniquement des "exilés de Londres" revenus comme lui en Tunisie dès la nouvelle de la chute du président Ben Ali, mais aussi de faire des compromis trop libéraux et d’avoir refusé d’instaurer la charia (loi islamique) dans la nouvelle Constitution.

"Aujourd’hui, le parti s’intéresse à la politique et surtout au pouvoir, commente Sadok Chourou, député Ennahda interrogé par FRANCE 24. Nous avons peur que cette nouvelle donne n’altère les principes du mouvement qui sont basés sur un projet islamique intégral." Le parti islamiste se compose de différents courants, des modérés aux tenants d'une ligne idéologique plus radicale. La frange conservatrice du parti entend bien faire entendre sa voix lors de ce congrès, précise David Thomson. Considéré comme très influent, Rached Ghannouchi devrait toutefois conserver son poste.

Pointé du doigt pour ses tentations hégémoniques, Ennahda plaide pour un régime parlementaire dans lequel le président serait élu non au suffrage universel mais par les députés, alors que l’opposition préférerait un régime présidentiel. Pour David Thomson, ce sera l’occasion pour le parti islamiste de se positionner dès maintenant en vue des prochaines élections législatives fixées à mars 2013.

Première publication : 12/07/2012

  • TUNISIE

    L'ancien Premier ministre de Kadhafi extradé de Tunisie

    En savoir plus

  • TUNISIE

    La révolution tunisienne selon Leïla Trabelsi

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Les islamistes renoncent à manifester pour "défendre les valeurs du sacré"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)