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FRANCE

PSA s'écroule en Bourse au lendemain de l'annonce du plan social

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/07/2012

Alors que le groupe PSA a annoncé la suppression de 8 000 postes en France, l'action du groupe est en chute libre, perdant 8,26 % de sa valeur ce vendredi matin à la Bourse de Paris. Depuis janvier 2011, le titre a perdu 77 %.

REUTERS - PSA Peugeot citroën  accentue sa chute vendredi à la Bourse de Paris alors que les investisseurs s'inquiètent de l'opposition des syndicats et des critiques du gouvernement après la restructuration annoncée la veille et constatent que le redressement des comptes prendra du temps.
 

A 10h51, le titre perd 8,26%, plus forte baisse du CAC 40, à 6,44 euros, ramenant la capitalisation du groupe automobile à 2,29 milliards d'euros. Le titre affiche une perte de 38,8% depuis le début de l'année et de 77% depuis mi-janvier 2011.
 
Le titre n'avait perdu que 1,74% jeudi, alors que le président du directoire du constructeur Philippe Varin annonçait 8.000 nouvelles suppressions d'emplois en France et la fermeture d'une usine. 
 
"Le marché sanctionne le sentiment que la direction n'arrive pas a défendre sa stratégie vis-à-vis de l'Etat. Il s'agit également d'une poursuite d'une tendance de fond, avec les mauvais chiffres de ventes automobiles en Europe et ailleurs, Peugeot souffrant un peu plus que la concurrence", commente un gérant de portefeuille qui n'a pas voulu être identifié.
 
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a estimé que PSA n'avait pas à ses yeux apporté des justifications suffisantes pour expliquer ce plan.
 
Dans une note publiée vendredi matin, Barclays Capital a abaissé son objectif de cours sur le titre à 5,0 euros au motif que les décisions annoncées par PSA risquent de ne pas améliorer la situation financière du groupe avant 2014.
 
"Nous revoyons sensiblement en baisse nos estimations de résultat opérationnel pour la division automobile pour tenir compte de la prévision de pertes au premier semestre et de l'idée qu'il n'y aura pas d'amélioration sur la seconde partie de l'année ou en 2013", explique Kristina Church, analyste automobile chez Barclays, dans la note.

Première publication : 13/07/2012

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