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Afrique

En visite en Égypte, Hillary Clinton réaffirme son soutien à la transition démocratique

Vidéo par Nicolas GERMAIN

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/07/2012

En visite de deux jours en Égypte, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton s'est entretenue avec le nouveau président issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi, afin d'apporter le soutien des États-unis à la transition démocratique.

AFP - La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a réaffirmé samedi le "ferme soutien" des Etats-Unis à la transition démocratique en Egypte, à l'issue d'entretiens avec le nouveau président, l'islamiste Mohamed Morsi.
              
"Je suis venue au Caire pour réaffirmer le ferme soutien des Etats-Unis au peuple égyptien et à sa transition démocratique", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse commune avec son homologue égyptien Mohamed Amr.
              
"Nous voulons être un bon partenaire et soutenir la démocratie qui a été mise en place grâce au courage et au sacrifice du peuple égyptien", a-t-elle ajouté.
              
"Nous sommes vraiment ravis de vous rencontrer et heureux que vous soyez là", lui a affirmé M. Morsi à son arrivée au palais présidentiel.
              
Durant sa visite de deux jours, la secrétaire d'Etat américaine doit également s'entretenir avec le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), ainsi qu'avec des représentants de la société civile, en particulier des Coptes et des militantes des droits des femmes, selon un responsable américain.
              
Son déplacement intervient en pleine épreuve de force entre M. Morsi, issu des Frères musulmans, les militaires, à qui Hosni Moubarak avait remis le pouvoir lors de sa chute en 2011, et la justice, qui a annulé une partie des élections législatives de cet hiver, remportées par les islamistes.
              
"La démocratie est difficile (...). Elle requiert dialogue et compromis", a insisté Mme Clinton. "Nous voulons aider. Mais nous savons que ce n'est pas aux Etats-Unis mais au peuple égyptien de décider".
              
Le 14 juin, la Haute cour constitutionnelle (HCC) a invalidé le Parlement, en raison d'un vice dans la loi électorale. Le CSFA s'est alors attribué le pouvoir législatif, provoquant la colère de ceux qui veulent le départ du pouvoir des militaires.
                         
"Ingérence"
                  


Dimanche dernier, M. Morsi a ordonné par décret le rétablissement du Parlement. Mais dans un nouveau rebondissement, mardi soir, la HCC a suspendu le décret présidentiel, conduisant finalement M. Morsi à dire qu'il respectait la dernière décision de la justice.
              
"Le président Morsi a dit clairement qu'il comprenait que le succès de sa présidence et de la transition en Egypte dépendait de la construction d'un consensus sur l'ensemble du spectre politique égyptien", a affirmé Mme Clinton en évoquant aussi la nécessité "d'élaborer une nouvelle Constitution qui sera respectée par tous et d'affirmer la pleine autorité de sa présidence".
              
Lors de leur entretien, plusieurs centaines de personnes ont manifesté devant l'ambassade américaine au Caire pour dénoncer "l'ingérence américaine dans les affaires intérieures" égyptiennes, selon l'agence officielle Mena.
              
Avant la réunion, un haut responsable du département d'Etat avait indiqué que Mme Clinton allait aussi "souligner sa conviction profonde que la démocratie en Egypte ne peut qu'être un succès (...) si les droits de tous les Egyptiens sont protégés, y compris ceux des minorités religieuses et des femmes".
              
La victoire des islamistes aux législatives et à la présidentielle suscite en effet des craintes parmi les chrétiens coptes, qui représentent 6 à 10% de population, et chez une partie des femmes qui s'inquiètent d'une possible restriction de leurs libertés individuelles.
              
Mme Clinton "veut s'assurer que les droits des femmes (...) seront respectés et protégés dans la future Constitution et le nouvel ordre démocratique", ont précisé des officiels.
              
M. Morsi s'est engagé à plusieurs reprises à être le "président de tous les Egyptiens", indiquant qu'il nommerait une femme et un Copte comme vice-présidents.
              
La secrétaire d'Etat va également chercher à obtenir des assurances que l'Egypte, un de ses alliés dans la région et premier pays arabe à avoir signé un traité de paix avec Israël en 1979, respectera ce texte.
              
"Il y a plus de trois décennies, l'Egypte et Israël ont signé un traité de paix qui a permis à une génération de grandir sans connaître la guerre, et sur cette fondation, nous allons travailler ensemble pour construire une paix légitime et totale au Moyen-Orient", a affirmé Mme Clinton.

Première publication : 14/07/2012

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