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Moyen-orient

Un réduit alaouite pour le clan Assad, "au cas où" ?

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 21/07/2012

Harcelés par les rebelles à Damas et fragilisé par l'attentat qui a décapité son appareil sécuritaire mercredi, le clan Assad pourrait, selon des analystes, se replier à Lattaquié, son fief alaouite situé dans le nord-ouest de la Syrie.

Bachar a quitté Damas ! La rumeur annonçant la fuite du président syrien vers Lattaquié, ville portuaire située à 300 km au nord-ouest de la capitale, s’est répandue comme une traînée de poudre jeudi. En effet, des sources proches de l'opposition syrienne et un diplomate occidental, cités par l’agence britannique Reuters hier matin, affirmaient que Bachar al-Assad s’était réfugié sur la côte méditerranéenne de la Syrie, au lendemain de l'attentat qui a décapité son appareil sécuritaire. Une rumeur nourrie par l’absence de réaction de la présidence syrienne à cette attaque spectaculaire, dans laquelle son propre beau-frère, le vice-ministre de la Défense Assef Chaoukat, a notamment perdu la vie.

En guise de démenti, la télévision publique d'État, porte-voix du régime diffusait, quelques heures après l'annonce de Reuters, des images du maître de Damas et de son nouveau ministre de la Défense Fahd al-Freij venu prêter serment devant lui, sans préciser le lieu ou la date de la cérémonie.

Le fief des alaouites

La répartition des minorités religieuses en Syrie
carte syrie

Ces spéculations ajoutées au fait que les rebelles soient parvenus à défier l’armée syrienne dans la capitale même et la perte du contrôle de la frontière avec l’Irak ont laissé penser à plusieurs analystes que le régime était sur le point de s’effondrer. Dans ce cas, certains experts avancent l’idée que la Russie ou l’Iran, les deux principaux alliés du régime syrien, pourraient offrir l’exil à Bachar Al-Assad, tandis que d’autres affirment que le président syrien et ses proches pourraient se replier dans "le pays alaouite" et y créer leur propre état confessionnel. Sachant que le clan Assad et les caciques du régime sont tous originaires de cette communauté issue du chiisme, naguère méprisée et ostracisée par les sunnites majoritaires dans le pays. La région en question, qui a pour capitale Lattaquié et qui s’étend sur l’ensemble du littoral méditerranéen de la Syrie, de la frontière turque au nord à la frontière libanaise au sud, est considérée comme le fief des alouites (10 % de la population syrienne).

Ce scénario, qui ressusciterait l’éphémère État alaouite (1920-1936) créé pendant le mandat français en Syrie, a donc refait surface ces derniers jours. "Assad ne pourrait pas rester au pouvoir sans contrôler Damas. Ce n’est pas possible. Le scénario que je redoute, c’est qu’il se replie vers le littoral du nord de la Syrie, un territoire majoritairement alaouite, et qu’il déclare l’indépendance de la région. Ce n’est pas impossible car Assad a une conception très clanique du pouvoir", déclarait récemment à FRANCE 24 Khattar Abou Diab, politologue spécialiste du monde arabe et enseignant à l’université Paris-Sud.

Dans un entretien publié le 19 juillet 2012 sur le site du "Figaro", Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie et directeur de recherches et d’études à l’université de Lyon-II affirme qu’un tel schéma représente pour les Assad l'"ultime recours en cas de perte du pouvoir ou de guerre civile à outrance". Selon l’universitaire, "tout a été constitué depuis l’accession au pouvoir de Hafez al-Assad (le père du président actuel, NDLR) pour pouvoir transformer cette région en réduit alaouite, au cas où".

"Un scénario absurde"

Plus tôt en janvier, un ancien pilier du régime syrien, qui a fait défection en 2005, l'ancien vice-président sunnite Abdel Halim Khaddam, avait accusé Bachar al-Assad de préparer la partition du pays en rassemblant ses armes dans la région alaouite. "Je sais qu'il y a un mois, il s'est confié à l'un de ses affidés libanais et lui a dit son intention de créer un État alaouite d'où il pourrait mener une guerre fratricide et confessionnelle. Il est désormais prêt à créer sa république personnelle. Il envisage de s'installer à Lattaquié. Je suis sûr qu'il existe suffisamment d'abris souterrains où lui et son clan pourraient se replier", avait-t-il expliqué dans un entretien également accordé au "Figaro".

Néanmoins, du côté de l’opposition syrienne, dont se réclame Abdel Halim Khaddam, les avis sont partagés. "Ce scénario est aussi irréalisable qu’absurde, car la région côtière n’est pas exclusivement habitée par des alaouites, elle est hétérogène, à l’image multicommunautaire du pays, explique à FRANCE 24 Abdelhamid al-Atassi, membre du secrétariat général du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition au régime baasiste. En outre, la communauté alaouite n’est pas homogène dans le sens où ses membres sont très loin d’être tous favorables à ce régime qui les a pris en otage en se présentant comme leur protecteur, et qui n’a fait en réalité que se servir d’eux pour se maintenir au pouvoir".

Selon cet opposant exilé en France depuis 1976, même si les Assad ont les moyens de défendre ce territoire dans le cadre d’une guerre généralisée, leur état confessionnel ne pourra pas tenir longtemps. "La volonté du peuple syrien dans son ensemble qui n’acceptera jamais une partition de leur pays est plus forte que leurs armes", conclut-il.

Les militaires alaouites, fers de lance de la répression et gardiens du régime

Première publication : 20/07/2012

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