Dernière modification : 25/07/2012 

- Éducation - France - François Hollande


Le zéro pointé des expatriés à la fin de la gratuité des lycées français à l'étranger

Le zéro pointé des expatriés à la fin de la gratuité des lycées français à l'étranger

À la rentrée 2012, les Français de l’étranger devront mettre la main à la poche pour scolariser leur enfant dans un lycée français. Une décision de François Hollande qui provoque la colère des expatriés.

Par Charlotte OBERTI (texte)
 

Chère à Nicolas Sarkozy, la mesure instaurant progressivement la gratuité dans les classes des établissements français à l’étranger avait provoqué des réactions négatives après son adoption en 2007. Un rapport parlementaire épinglait en juin 2010 l"'iniquité" de la disposition et dénonçait son "coût pour l‘Etat". Mais l’abrogation de la dite mesure annoncée le 20 juillet par François Hollande n’est pas plus populaire.

S'il varient dans les lycées français à l’étranger selon les établissements, les frais de scolarité n'en demeurent pas moins très élevés. À Hanoï, la capitale vietnamienne, l’inscription coûte entre 2 400 et 4 200 euros. À Singapour, les frais peuvent atteindre 14 500 euros pour une année et plafonnent même à 21 500 euros à New York. Malgré les écarts dûs au coût de la vie dans les différents pays, tous les établissements étaient concernés par la mesure de gratuité. Celle-ci avait d'abord été appliquée aux classes de terminale puis aux deux autres niveaux de lycée en 2008 et 2009. Mais l’application de la mesure avait alors été stoppée par la crise économique.

Entraînant une dépense de 31,9 millions d’euros rien pour que l’année 2011-2012, la prise en charge des frais de scolarité des élèves des lycées français par l’Etat était vue d’un mauvais œil dans un contexte de rigueur budgétaire, jusque dans les rangs de l’UMP. Le candidat Sarkozy avait pourtant annoncé, durant la campagne présidentielle, vouloir la maintenir.

"Le riche expatrié est un mythe"

Selon Corinne Narassiguin, député PS des Français établis en Amérique du Nord, la gratuité n’était soutenue par aucun établissement ni aucune association de parents d’élèves, ces derniers ayant en effet dénoncé un “mini bouclier fiscal” pour les plus riches et les exilés fiscaux. Pour l’élue, son abolition s’inscrit dans une volonté de "chasse au gaspillage".

Etat budgétaire désastreux oblige, le gouvernement a donc décidé de mettre fin à la gratuité dès la rentrée 2012. Pour Hélène Charveriat, déléguée de l’Union des Français de l’étranger, le délai est court : "La mesure avait déjà été remise en cause mais là, c’est brutal".

Pour certains, la suppression de la PEC, la prise en charge des frais de scolarité par le gouvernement, aura un impact néfaste sur le système français et pourrait dissuader certains Français de s’installer à l’étranger, alors que la France compte 1,5 million de citoyens établis hors du territoire national. "Le riche expatrié est un mythe. Un expatrié est avant tout un Français curieux qui prend des risques. Avec la fin de la gratuité, certains citoyens résidant à l’étranger n’auront d’autres choix que de revenir en France et donc perdre leur emploi," explique Gautier, qui a participé à l’appel à témoignage lancé sur France24.com.

"Sans les expatriés, la France serait un village gaulois"

"Nous sommes les représentants de la France à l'étranger et de ses intérêts," tempête pour sa part une internaute expatriée, avant d’exprimer le souhait de voir ses enfants éduquer dans une école française. "Etre parti vivre loin de nos frontières ne signifie pas que nous avons divorcé du pays et de sa culture !" Pour Lothaire, résidant en Pologne depuis trois ans, cette annonce est un choc : "Mon enfant va grandir d’une mère polonaise mais ne pourra pas bénéficier de ma culture, car je n’aurai pas les moyens de l’inscrire au lycée français, ni même dans un lycée polonais bilingue," déplore-t-il.

Dans la même veine, Gautier Andreotti s’insurge : "Sans les expatriés, la France serait un village gaulois, pas la cinquième économie mondiale". Tandis qu’Anne-Sophie argue du fait que certains expatriés devraient avoir accès à l’école française gratuitement étant donné qu’ils paient leurs impôts en France.

Les plus bas revenus pourront toutefois prétendre à des aides à la scolarité. "Cette mesure est intelligente car elle permet d'économiser l'argent qui était versé aux expatriés qui eux ont les moyens de payer le lycée pour leurs enfants. À l'opposé, les Français qui sont résidents permanents dans le pays ne peuvent souvent pas se permettre de payer ces frais de scolarité, surtout s’ ils ont des contrats locaux moins bien rémunérés," estime pour sa part une personne ayant souhaité conserver l’anonymat.

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(37) Réactions

Résident en Belgique, et pas

Résident en Belgique, et pas encore concerné par ces affaires de frais d'inscription, autant je n'étais pas pour une gratuité, autant je suis contre sa suppression, la juste mesure serait une prise en charge partielle des frais comme sur le territoire national...

PEC

Le gouvernement souhaite considérer nos enfants et nos familles comme des parias. Nos enfants n’ont pas le droit à l’école gratuite alors que des milliers d’enfants non-Français en profite sur le territoire national. Ce gouvernement nous rejette et nous prend pour ce que nous ne sommes pas : des nantis alors que nous travaillons plus de 50 heures par semaine, payons une assurance sociale très chère (la CFE), devons payer des billets d’avions pour des familles entières pour le retour au pays et payons déjà des impôts dans les pays où nous habitons. Français de l’étranger, rejetons ce gouvernement qui nous spolie en n’allant plus en vacances en France, en ne faisant plus d’achat en France et vendant éventuellement nos biens en France. Puis que vous ne vous aimez pas M. Hollande sachez que nous ne vous aimons pas non plus.

Réponse à Devil in zee....

Vous parlez de choses que vous ne connaissez pas. Puisque les expats ont tous ces avantages, pourquoi ne les rejoignez-vous pas? Il faut avoir du courage pour celà.
Expats depuis 30 ans...faites le calcul, arrivée au pouvoir de Mitterrand, 7 entreprises disparues par jour et le choix pour nous, de crever de faim en France avec 2 enfants en age scolaire ou partir à l'Etranger pour gagner LA MEME CHOSE QU'EN FRANCE et non pas le double. Une partie était versée en France, l'autre à l'Etranger pour les frais de vie. L'indemnité de logement servait à compenser le déplacement comme tout employé français envoyé en déplacement ( même sur le territoire national, voir code du travail ).
Par contre, nous sommes les représentants de la Francophonie et de la culture française à l'Etranger, chose dont vous ne devez pas, comme la majorité des Français actuellement, connaitre la signification. Or pour nos enfants ( ce qui n'est plus le cas pour nous qui sommes retraités mais qui le fut ) qui avant le départ avaient la gratuité des études, cette francophonie nous oblige à payer l'équivalent de env. 300€ par mois et par enfant non pris en charge par les entreprises du privé mais, jusqu'ici, par l'Administration française pour les coopérants (durant le quinquennat SARKOZY).
Par contre, sachez Monsieur ou Madame que, pour avoir la couverture sociale nous devons payer beaucoup plus que la part salariale en France, que nous n'avons droit à:
- ni assurance vie ni assurance voiture en France meme pour notre résidence dans ce pays
- ni carte grise donc aucune possibilité d'achat de véhicule meme si nous avons gardé une résidence pour notre "rentrée au pays"
- ni crédit de quelle que nature que ce soit
- nos comptes sont des comptes étrangers comme n'importe quel paria apatride
- nos indemnités journalières ne sont prises en compte qu'à partir du 31e jour d'arret quelle qu'en soit la cause.
- nos horaires de travail sont ceux du pays de résidence, soit 48 heurs semaine pour le personnel local, donc minim. 70 heures pour nous sans paiement des heures supplémentaires
- 3 semaines de congés payés
- aucun droit à représentation syndicale ou à quelque manifestation que ce soit sous peine d'expulsion sous 48 heures dans le meilleur des cas

LA LISTE N'EST PAS EXHAUSTIVE. Et je ne parle pas de nos problèmes familiaux, l'obligation de se séparer de nos enfants après le Bac, 60% de divorces etc....

Alors, Monsieur ou Madame, quand venez-vous nous remplacer et profiter de tous nos nombreux avantages?

Celà dit, nous cotisons et payons en France pour ceux qui y profitent de tous les avantages dont nous ne bénéficions pas.

Il ne faut pas tout mélanger, entre le privé et les fonctionnaires de tous ordres, les coopérants et les envoyés en mission.

Réponse à Devil in zee....

Vous parlez de choses que vous ne connaissez pas. Puisque les expats ont tous ces avantages, pourquoi ne les rejoignez-vous pas? Il faut avoir du courage pour celà.
Expats depuis 30 ans...faites le calcul, arrivée au pouvoir de Mitterrand, 7 entreprises disparues par jour et le choix pour nous, de crever de faim en France avec 2 enfants en age scolaire ou partir à l'Etranger pour gagner LA MEME CHOSE QU'EN FRANCE et non pas le double. Une partie était versée en France, l'autre à l'Etranger pour les frais de vie. L'indemnité de logement servait à compenser le déplacement comme tout employé français envoyé en déplacement ( même sur le territoire national, voir code du travail ).
Par contre, nous sommes les représentants de la Francophonie et de la culture française à l'Etranger, chose dont vous ne devez pas, comme la majorité des Français actuellement, connaitre la signification. Or pour nos enfants ( ce qui n'est plus le cas pour nous qui sommes retraités mais qui le fut ) qui avant le départ avaient la gratuité des études, cette francophonie nous oblige à payer l'équivalent de env. 300€ par mois et par enfant non pris en charge par les entreprises du privé mais, jusqu'ici, par l'Administration française pour les coopérants (durant le quinquennat SARKOZY).
Par contre, sachez Monsieur ou Madame que, pour avoir la couverture sociale nous devons payer beaucoup plus que la part salariale en France, que nous n'avons droit à:
- ni assurance vie ni assurance voiture en France meme pour notre résidence dans ce pays
- ni carte grise donc aucune possibilité d'achat de véhicule meme si nous avons gardé une résidence pour notre "rentrée au pays"
- ni crédit de quelle que nature que ce soit
- nos comptes sont des comptes étrangers comme n'importe quel paria apatride
- nos indemnités journalières ne sont prises en compte qu'à partir du 31e jour d'arret quelle qu'en soit la cause.
- nos horaires de travail sont ceux du pays de résidence, soit 48 heurs semaine pour le personnel local, donc minim. 70 heures pour nous sans paiement des heures supplémentaires
- 3 semaines de congés payés
- aucun droit à représentation syndicale ou à quelque manifestation que ce soit sous peine d'expulsion sous 48 heures dans le meilleur des cas

LA LISTE N'EST PAS EXHAUSTIVE. Et je ne parle pas de nos problèmes familiaux, l'obligation de se séparer de nos enfants après le Bac, 60% de divorces etc....

Alors, Monsieur ou Madame, quand venez-vous nous remplacer et profiter de tous nos nombreux avantages?

Celà dit, nous cotisons et payons en France pour ceux qui y profitent de tous les avantages dont nous ne bénéficions pas.

Il ne faut pas tout mélanger, entre le privé et les fonctionnaires de tous ordres, les coopérants et les envoyés en mission.

Reponse à Devil is in zee....

Expat depuis 30 ans,obligé par l'arrivée de Mittérand ( 7 entreprises fermaient chaque jour ) de choisir entre crever cde faim en France ou partir à l'Etranger, je pense etre en mesure de vousx répondre. vous parlez de choses que vous ignorez complétement. le plus fort contingent d'expat est dans l'administration et la coopération.(ministére des A E, l'enseignement).Notez: l'embauche de résidents ou de bi-nationaux devient la régle.
Pour le privé, cela se borne aux directions ou à l'investisseur lui même,ce qui me semble normal.
Petit rappel, la grande majorité des expat cotisent à la CFE,

Expat

Je me marre, je me marre!!!!
Vous avez voté Hollande, vous avez même presque élu le gugus protégé de Flamby au premier tour. Le suppositoire a du mal à s’introduire. Cela vous apprendra à faire confiance et croire en la parole des politiques et des démagogues.De plus, tous pouvoirs = dictature Ai Ai Pour l'avenir.
Qu'avez-vous cru? au papa Noël soviétique?

Précisions

Contrairement à ce qu'indique l'article, les frais de scolarité au Lycée Français de New York sont de 25 000 $ par an. Le "plafonnement" est celui appliqué par le système de bourses du gouvernement, et fait qu'une famille recevant une bourse de 100 % ne recevra que 21 500 $, ce qui lui laisse quand même plusieurs milliers de dollars à payer de sa poche.

Annulation de la PEC

Une petition demandant de repousser la suppression de la PEC a la rentree 2013 continue a recueillir plus de 1520 signatures en provenance de 56 pays.
Le lien de la petition ci dessous. Merci

http://www.change.org/petitions/parlement-sauvez-le-réseau-des-ecoles-françaises-à-l-Étranger-repoussez-la-suppression-de-la-prise-en-charge-des-frais-de-scolarité-à-2013

Je suis tres etonne par les

Je suis tres etonne par les propos de Corinne Narassiguin, representante des Francais d'Amerique du Nord. Son propos semble dicte par l'ideologie du gouvernement, certainement pas par l'opinion des residents. La majorite des Francais a qui je parle en Amerique du nord est tout a fait offusquee par cette decision, comme le relate l'article.

gratuite de l'enseignement

je suis ravie de voir cette mesure disparaitre .
a vous expatries , qui achetez tout hors taxe car non résident français , quelle est votre participation à la vie française ? vous ne payez ni impôt sur le revenus car ne résidez pas ici et ne réglez pas la tva sur les achats que vous effectuez en france . nous qui nous payons nos taxes nous devons encore payer pour que nos enfants fréquentent des écoles privées . alors oui bravo a mr Hollande .

 
 
 
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