Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le Malien Birama Sidibé candidat à la présidence de la Banque africaine de développement

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Loi santé : ce qui va changer

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Serge Atlaoui condamné à mort : La France peut-elle faire pression ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Migrants en Méditerranée, sans stratégie face au drame l'Europe mise en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Émission spéciale : Marseille, le renouveau ?

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : sur les traces du réalisateur Henri Verneuil, réfugié arménien

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Génocide arménien, cent ans après déni et mémoire continuent de se côtoyer

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Léa Drucker

En savoir plus

TECH 24

Numérique : tout pour la musique

En savoir plus

SPORT

Londres-2012 : comment un tweet a exclu l’athlète grecque Papachristou des JO

Texte par Trésor KIBANGULA

Dernière modification : 27/07/2012

La spécialiste grecque du triple-saut Paraskevi Papachristou a été exclue mercredi des Jeux de Londres pour avoir publié un tweet jugé raciste sur l’immigration africaine dans son pays. Retour sur cet incident inédit dans l’histoire des Olympiades.

Paraskevi Voula Papahristou, 23 ans, est devenue mercredi 25 juillet la première athlète à être exclue des Jeux olympiques pour un tweet. La triple-sauteuse grecque a été sanctionnée par son comité national olympique pour des propos jugés racistes, qu’elle a publiés le 22 juillet sur le réseau social Twitter.

« Avec autant d'Africains en Grèce, au moins les moustiques du Nil occidental mangeront de la nourriture maison », avait-elle tweeté sur son compte personnel, à moins d’une semaine du début des JO.

La sanction via Twitter

Durant 48 heures, le tweet est passé inaperçu. Même le dispositif du Comité international olympique (CIO), "The Olympic games monitoring", mis en place pour surveiller en permanence tout le contenu olympique en ligne n’a rien vu passer. Pas évident de jouer aux inspecteurs dans un réseau social qui compte aujourd’hui près de 400 millions d’utilisateurs.

Ironie du sort, c'est la multiplication des réactions de plus en plus nombreuses sur Twitter qui semblent avoir alerté le Comité olympique grec. Plusieurs « twittos » grecs ont posté des commentaires de 140 caractères désapprouvant les propos Voula Papahristou. Certains ont même appelé les autorités olympiques nationales à sanctionner l’athlète. A l’instar de cette réponse de Martinos Stavros, un de quelques 7000 « followers » de Papachristou : « Si vous êtes sérieux, l’équipe olympique grecque devrait être la première à vous renvoyer.»

Message reçu. Par un communiqué publié sur son site Internet, le Comité olympique grec est intervenu mercredi pour suspendre Paraskevi Papachristou des Jeux olympiques « en raison de ses commentaires contraires aux valeurs et idéaux du mouvement olympique ».

Le CIO avait pourtant communiqué à toutes les équipes participantes aux Jeux de Londres les restrictions en vigueur en matière de communication sur les réseaux sociaux : il y est notamment interdit aux athlètes, sous peine de sanctions graves, de transgresser les principes de la Charte olympique par des propos discriminatoires, de la propagande politique ou religieuse.

Le CIO soutient, l’extrême-droite grecque en colère

Lors d’une conférence de presse le même jour à Londres, le CIO a alors pris acte de la décision du comité olympique grec. « Apparemment, Paraskevi Papachristou a vraiment contrevenu aux principes olympiques et à la Charte et si elle a transgressé ces principes, nous soutiendrons le comité olympique grec », a déclaré Mark Adams, directeur de la communication du CIO.

En Grèce, « l’affaire Papachristou » prend une tournure politique. Sur son compte twitter, Ilias Kasidiaris, le député du parti d’extrême droite Chryssi Avghi (Aube Dorée), a annoncé jeudi son intention d’interpeller le ministre grec du sport au sujet de « l’exclusion inadmissible de Papachristou aux Jeux olympiques ».

Réfutant toute manipulation politique, l’athlète incriminée multiplie des tweets de rédemption sur le réseau social. « Je tiens à exprimer mes plus sincères excuses pour la mauvaise blague sans saveur que j'ai publiée sur mon compte Twitter. »

Première publication : 26/07/2012

  • JEUX OLYMPIQUES

    #Londres2012 : tweetez, vous êtes surveillés...

    En savoir plus

  • JEUX OLYMPIQUES

    Teddy Riner, chercheur d'or sur tatami

    En savoir plus

  • JEUX OLYMPIQUES

    Pour Tony Parker, le rêve olympique devient réalité

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)