Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Algérie: un terrorisme pas si "résiduel"

En savoir plus

DÉBAT

Sommet de l'ONU sur le climat : nouvelle conférence, nouvel élan ?

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État islamique : la coalition passe à l'offensive

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ségolène Royal : "le dérèglement climatique est un enjeu crucial"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Algérie : un Français enlevé par un groupe lié à l'organisation de l'EI

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Couple franco-allemand : la cigale et la fourmi ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Nicole Garcia, actrice et réalisatrice accomplie

En savoir plus

FOCUS

L'Afrique à Paris !

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

  • Coalition contre l'EI : longtemps frileuse, la Turquie prête à s'engager

    En savoir plus

  • Les Français jihadistes présumés sont rentrés de Turquie sans être arrêtés

    En savoir plus

  • Course contre la montre pour retrouver l’otage français en Algérie

    En savoir plus

  • Frappes contre l’EI en Syrie : "Ce n'est pas le combat de l'Amérique seule"

    En savoir plus

  • Arab Bank reconnue coupable d'avoir financé des terroristes

    En savoir plus

  • Emma Watson, féministe engagée et menacée

    En savoir plus

  • Rama Yade : "C'est une guerre entre la civilisation et la barbarie"

    En savoir plus

  • Ségolène Royal : "le dérèglement climatique est un enjeu crucial"

    En savoir plus

  • Poucettes, matraques à pointes : le marché de la torture "made in China"

    En savoir plus

  • Les lycéennes et collégiennes turques autorisées à porter le voile islamique

    En savoir plus

  • Droit à l'avortement : le gouvernement espagnol abandonne son projet de loi

    En savoir plus

  • L'armée israélienne abat un avion de chasse syrien au-dessus du Golan

    En savoir plus

Asie - pacifique

Des manifestants chinois obtiennent l'arrêt d'un projet de pipeline polluant

Texte par Dépêche

Dernière modification : 28/07/2012

Des manifestants chinois, qui avaient occupé puis saccagé samedi un bâtiment administratif de Qidong, près de Shanghaï, ont obtenu l'arrêt définitif d'un projet de pipeline transportant des eaux usées susceptibles de polluer les côtes.

AFP - Pour la deuxième fois en un mois, un projet industriel polluant a été définitivement arrêté en Chine après une manifestation durant laquelle le siège du gouvernement local de Qidong, près de Shanghai, a été mis à sac par des protestataires qui ont affronté la police.

Tôt dans la matinée, des milliers de personnes se sont rassemblées pour protester contre un pipeline transportant jusqu'à leur ville située en bord de mer les eaux usées d'une usine du groupe japonais Oji Paper Group, éloignée d'une centaine de kilomètres.

De très nombreux protestataires ont envahi le bâtiment du gouvernement local dans la cour duquel deux voitures ont été renversées, a constaté un photographe de l'AFP sur place.

La foule a été évaluée à "plusieurs milliers" de personnes par l'agence Chine nouvelle, tandis qu'une manifestante interrogée par l'AFP parlait de 50.000 protestataires.

Au siège du gouvernement, des manifestants se sont emparés de bouteilles d'alcool et de vin ainsi que de cartouches de cigarettes, des articles reçus fréquemment comme pots-de-vin en Chine par les fonctionnaires, selon un témoignage recueilli par téléphone.

Certains de ces articles étaient exhibés à l'extérieur du bâtiment gouvernemental, selon une photo publiée sur Sina Weibo, le principal service de microblogging chinois qui compte plus de 250 millions d'abonnés et sur lequel le terme de recherche "Qidong" a rapidement été censuré samedi.

D'autres photos, dont l'AFP n'a pu immédiatement vérifier l'authenticité, montraient une voiture de police renversée.

La cour du siège du gouvernement et les balcons donnant sur cette cour étaient noirs de monde, selon d'autres clichés.

Sur deux photos, un homme identifié par des internautes comme le secrétaire du Parti de la ville, Sun Jianhua, apparaît entouré de policiers, le torse dévêtu alors qu'il se serait fait arracher ses vêtements, puis escorté par les forces de l'ordre.

En milieu de matinée, des affrontements violents ont opposé des manifestants à des policiers venus en grand nombre, a constaté l'AFP.

Dans le même temps, les autorités faisaient savoir que le déversement des eaux usées de la papeterie, qui avait déjà été provisoirement suspendu, le serait définitivement.

"La municipalité de Nantong (où est située la papeterie) a décidé d'abandonner définitivement le projet de rejet d'eaux usées dans la mer : nous demandons aux habitants de rentrer chez eux", selon le microblog de la police.

Malgré cette annonce, qui a également été diffusée par la télévision et la radio locales, plusieurs manifestants interrogés au téléphone par l'AFP restaient sceptiques sur les intentions réelles des autorités.

La foule s'est néanmoins dispersée. "Presque tout le monde est parti", a déclaré en début d'après-midi à l'AFP un responsable du gouvernement de Nantong, dont dépend Qidong, tandis qu'une manifestante précisait que la ville était quadrillée par la police.

Les rejets du pipeline auraient atteint 150.000 tonnes d'eaux usées par jour quand la papeterie, dont la construction a démarré en 2007, aurait fonctionné à plein régime, selon des habitants cités par le quotidien étatique Global Times vendredi.

"Nous ne rejetons pas d'eau polluée. L'eau que nous rejetons a été purifiée et est conforme aux normes locales de protection de l'environnement", a assuré de son côté un responsable des relations publiques d'Oji Paper, cité par l'agence japonaise Jiji Press.

Les mouvements de protestation se multiplient depuis l'an dernier en Chine contre la dégradation de l'environnement, victime de trois décennies d'industrialisation à marche forcée.

Début juillet à Shifang dans la province du Sichuan (sud-ouest), des manifestants avaient affronté pendant plusieurs jours les forces de l'ordre avant d'obtenir l'assurance de l'abandon définitif d'un projet d'usine métallurgique polluante.

Durant l'été 2011, une usine fabricant des panneaux solaires avait été provisoirement fermée à Haining (est) après des manifestations, tandis que les habitants de Dalian (nord-est) avaient obtenu le déménagement d'un complexe pétrochimique qui devait être implanté dans leur ville.
 

Première publication : 28/07/2012

  • CHINE

    Pékin admet que deux tiers des villes du pays dépassent le seuil maximum de pollution

    En savoir plus

  • ENVIRONNEMENT

    Une manifestation antipollution dans le sud de la Chine dégénère

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)