Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Organisation de l'État islamique : la coalition passe à l'offensive

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ségolène Royal : "le dérèglement climatique est un enjeu crucial"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Algérie : un Français enlevé par un groupe lié à l'organisation de l'EI

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Couple franco-allemand : la cigale et la fourmi ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Nicole Garcia, actrice et réalisatrice accomplie

En savoir plus

FOCUS

L'Afrique à Paris !

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

TECH 24

Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Graham Watson, président du Parti des Libéraux et Démocrates pour l'Europe

En savoir plus

  • Frappes contre l’EI en Syrie : "Ce n'est pas le combat de l'Amérique seule"

    En savoir plus

  • Confusion autour de l'arrestation des trois jihadistes français

    En savoir plus

  • Course contre la montre pour retrouver l’otage français en Algérie

    En savoir plus

  • Arab Bank reconnue coupable d'avoir financé des terroristes

    En savoir plus

  • Emma Watson, féministe engagée et menacée

    En savoir plus

  • Ségolène Royal : "le dérèglement climatique est un enjeu crucial"

    En savoir plus

  • Poucettes, matraques à pointes : le marché de la torture "made in China"

    En savoir plus

  • Les lycéennes et collégiennes turques autorisées à porter le voile islamique

    En savoir plus

  • Droit à l'avortement : le gouvernement espagnol abandonne son projet de loi

    En savoir plus

  • L'armée israélienne abat un avion de chasse syrien au-dessus du Golan

    En savoir plus

  • La justice autorise l'adoption d'enfants nés d'une PMA à l'étranger

    En savoir plus

  • Les Kurdes syriens réfugiés à Erbil prêts à repartir au combat contre l'EI

    En savoir plus

EUROPE

La destitution du président Basescu a peu mobilisé les électeurs roumains

Vidéo par Mirel BRAN

Texte par Dépêche

Dernière modification : 29/07/2012

Les Roumains se sont rendus aux urnes sans enthousiasme dimanche pour décider de la destitution ou non du président Basescu, suspendu de ses fonctions depuis trois semaines. La faible participation devrait lui permettre de rester en place.

AFP - Les Roumains votaient sans enthousiasme dimanche pour un référendum sur la destitution du président de centre droit Traian Basescu réclamée par la majorité de centre gauche, la faible présence dans les bureaux de vote laissant entrevoir une possible invalidation du résultat.

L'issue de cette consultation sera observée de près par l'Union européenne qui avait fustigé mi-juillet les méthodes peu orthodoxes employées par l'Union sociale libérale (USL) du Premier ministre Victor Ponta pour faciliter la destitution du président.

Le sort de M. Basescu, 60 ans, en place depuis huit ans et aujourd'hui en suspens, dépend fortement du taux de participation, le référendum n'étant validé que si plus de la moitié des 18,3 millions d'électeurs participent au scrutin, selon une décision de la Cour Constitutionnelle.

A 17H00 locales (14H00 GMT), soit six heures avant la fermeture des bureaux de vote, le taux de participation s'élevait à 26,89%, l'un des plus faibles enregistrés à la même heure lors de précédents scrutins.

Interrogé sur ce chiffre, M. Ponta a assuré que la participation était bonne, "si l'on exclut les trois millions de Roumains vivant à l'étranger et les deux millions de Hongrois de souche qui ont suivi l'appel du Premier ministre hongrois Viktor Orban de ne pas voter".

En visite privée en Roumanie, M. Orban avait souhaité que les Roumains "prennent une bonne décision dimanche, qui pourrait être de ne prendre aucune décision". Dans les deux départements comptant une forte communauté hongroise, le taux de participation était respectivement de 6,8% et 12,3%.

Se préparant à une possible invalidation du référendum, M. Ponta a affirmé que chaque voix s'additionnant aux 5,2 millions de suffrages qu'avait recueillis M. Basescu lors de sa réélection en 2009 "mettrait fin d'un point de vue politique à sa longue carrière".

M. Basescu, ex-capitaine de marine qui a déjà survécu à un référendum de destitution en 2007, a vu sa cote de popularité s'effondrer après une cure d'austérité draconienne administrée en 2010.

Ses partisans ont appelé au boycottage du vote pour ne pas légitimer ce qu'ils qualifient de "coup".

Alors que ses adversaires lui reprochent de "s'accrocher au pouvoir" en faisant fi de la volonté d'une majorité des Roumains, M. Basescu a assuré que "si le taux de participation s'élevait à environ 48%-49% et que la différence (entre le +oui+ et le +non+, ndlr) était très grande, je n'aurais d'autre solution que de renouveler ma proposition d'abréger mon mandat en échange d'une révision de la Constitution".

Cette révision aboutirait à un Parlement unicaméral et à une réduction d'un tiers du nombre de sièges, une proposition massivement appuyée lors d'un référendum en 2009.

Afin de mobiliser les électeurs, les autorités ont prolongé de quatre heures les horaires d'ouverture des 18.200 bureaux de vote, jusqu'à 23H00 (20H00 GMT), et mis en place des urnes dans des hôtels et des restaurants du littoral de la mer Noire.

"Je suis allé à la plage ce matin et puis je suis allé voter. Le droit au vote est primordial, si on ne vote pas d'autres décident pour nous", a indiqué à l'AFP Radu Florin, 43 ans, chef d'entreprise, en sortant d'un bureau de vote improvisé dans la station touristique de Mamaia (sud-est).

Comme lui, des centaines de personnes ont voté entre deux baignades.

A Bucarest, nombre de personnes âgées avaient voté très tôt.

"Je suis venu voter pour dire +à bas Basescu+. Il n'a fait que nuire à ce pays, il a réduit les salaires, augmenté les taxes sur les retraites", dit à l'AFP Dumitru Cristea, un retraité de 61 ans qui touche 700 RON par mois de pension (160 euros).

"Moi, je vais voter non à la destitution même si Basescu n'est pas parfait car je suis très inquiète de voir ce que fait la majorité", dit Maria, une fonctionnaire retraitée qui préfère rester anonyme.

Une estimation officielle du taux final de participation sera annoncée par le bureau électoral central à 00H30 (21H30 GMT). Les premiers résultats officiels ne seront connus que lundi.

 

Première publication : 29/07/2012

  • ROUMANIE

    "En Roumanie, il n’y a pas de notion de contrat démocratique"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)