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Moyen-orient

À Alep, les rebelles continuent à résister aux assauts de l'armée syrienne

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 31/07/2012

Les rebelles et l'armée syrienne s'affrontent à Alep, dans le nord du pays, depuis quatre jours. Alors que les insurgés tentent de conserver leurs positions, Damas affirme avoir repris, en partie, le quartier de Salaheddine, bastion de l'ASL.

Quatre jours après avoir lancé son offensive sur Alep (nord), l'armée régulière syrienne n’est toujours pas parvenue à déloger les rebelles de la deuxième ville du pays. Considérée comme cruciale tant par l’Armée syrienne libre (ASL) que par le régime du président Bachar al-Assad, cette bataille promet d’être longue. À Alep, les combats sont désormais quotidiens et l'issue des affrontements reste incertaine, ce mardi.

Rapport de force inversé

Les rebelles prennent un poste de controle clé près d'Alep

Un journaliste de Reuters a entendu ce matin, pour la première fois depuis plusieurs jours, des hélicoptères tirer à l'arme lourde sur la partie est de la ville. Le quartier de Salaheddine (sud-ouest), principal bastion rebelle, était également mitraillé, mardi matin, par des hélicoptères, selon la Commission générale de la révolution syrienne, un réseau de militants locaux. "Il y a quelques jours encore, les forces rebelles étaient présentées comme assiégées dans le centre de la ville, sous blocus de l’armée régulière, rapporte Jérôme Bastion, envoyé spécial de FRANCE 24 à la frontière turco-syrienne. Mais le rapport de force semble s’être inversé ces dernières 24 heures et l’ASL semble faire mieux que résister."

Ce mardi, en effet, les rebelles ont multiplié leurs opérations contre des positions du régime à Alep, attaquant notamment avec des roquettes RPG le siège du tribunal militaire ainsi qu'un poste de police et une branche du parti Baas au pouvoir dans un quartier du sud de la métropole, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG favorable à l'opposition basée à Londres. Des combats ont également éclaté près du siège des puissants renseignements aériens, dans le quartier d'Al-Zahra, dans l'ouest, selon la même source.

Un commandant rebelle d'Alep cité par l’agence Reuters a, par ailleurs, affirmé que l'objectif de ses combattants était d'atteindre progressivement le centre-ville, quartier par quartier. Un but atteignable, selon lui, "d'ici à quelques jours, et non quelques semaines". De son côté, la télévision d'État syrienne a affirmé que l'armée "poursuivait les groupes terroristes dans des quartiers d'Alep, leur infligeant des pertes énormes". En outre, une source de sécurité syrienne citée par l’AFP a déclaré que l'armée syrienne encercle et bombarde les quartiers rebelles, "mais va prendre son temps avant de se lancer à l'assaut de chacun de ces quartiers".

Passages stratégiques

La prise, lundi matin, par l’ASL, d'une voie d'accès stratégique à Alep semble toutefois avoir galvanisé la rébellion. Et pour cause : le poste de contrôle d'Anadan, conquis après 10 heures de combats, est le passage obligé pour rejoindre la frontière turque située 45 km plus au nord. "Après l’ouverture de plusieurs grandes routes d’accès à Alep, notamment la prise du poste d’Anadan qui relie la rébellion à son commandement situé en Turquie, les forces gouvernementales ne sécurisent plus que l’accès sud de la ville, malgré leur supériorité écrasante tant en hommes qu’en moyens militaires", explique Jérôme Bastion.

Selon Ali Kazancigil, politologue turc et directeur de la revue géopolitique Anatoli contacté par FRANCE 24, la bataille d’Alep "démontre que les insurgés se sont bien organisés depuis plusieurs mois et que chaque jour qui passe éloigne de plus en plus le régime de son objectif de mater le soulèvement".

Les réfugiés syriens continuent d'affluer en Turquie

Sur le plan humanitaire, les combats et les bombardements de cette ville de 2,5 millions d'habitants ont jeté sur les routes ces deux derniers jours quelque 200 000 personnes, selon la responsable des opérations humanitaires de l'ONU, Valérie Amos. Cette dernière a demandé, lundi, que les organisations de secours puissent "accéder en sécurité" à Alep. "Près de 10 % de la population totale de la ville a fui ces derniers jours pour se réfugier dans les alentours d’Alep et, dans une moindre mesure, en Turquie, où près de 1 200 civils sont arrivés au cours des dernières 48 heures", note Assia Shihab, correspondante de FRANCE 24 à Istanbul. Selon un décompte fourni par l'OSDH, une centaine de personnes, dont 73 civils, ont été tuées en Syrie lundi.

Première publication : 31/07/2012

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