Dernière modification : 03/08/2012 

- Brésil - Justice - Lula


Le parti de l'ex-président Lula éclaboussé par un procès pour corruption

Sept ans après les faits, la Cour suprême juge le plus grand scandale de corruption sous la présidence Lula. Le "procès du siècle" concerne des ex-ministres accusés d'avoir trempé dans une vaste entreprise de corruption appelée "Mensalao".

Par Nathalie PEREZ (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - La Cour suprême brésilienne a commencé jeudi à juger 38 personnes dans le cadre du plus grand scandale de corruption politique du Brésil impliquant le Parti des travailleurs (PT), au pouvoir depuis dix ans.

Le "procès du siècle", comme le qualifie la presse locale, concerne des ex-ministres, parlementaires, entrepreneurs et banquiers impliqués dans un réseau présumé d'achat de votes au Parlement orchestré par le parti de gauche entre 2002 et 2005.

La première audience, ouverte au public, a débuté avec la lecture par le président du Tribunal fédéral suprême Ayres Britto de la liste des personnes accusées d'enrichissement, de blanchiment d'argent, de corruption et de fraude, délits qui pourraient leur valoir jusqu'à 45 ans de prison.

Les accusés, qui comparaissent en liberté, devront répondre de leur implication dans un système perfectionné - appelé "mensalao" - destiné à acheter des soutiens au Congrès en faveur du gouvernement lors du premier mandat de Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2007), selon l'accusation.

Fondateur et dirigeant du PT, Lula a été mis hors de cause par la justice, mais le scandale a failli lui coûter sa réélection en 2006.

Parmi les accusés, figurent des dirigeants historiques du PT, dont trois ex-ministres - José Dirceu (chef de cabinet du président Lula), Luiz Gushiken (Communication) et Anderson Adauto (Transports) - et une dizaine d'anciens parlementaires de quatre partis membres de la coalition soutenant le président à l'époque.

Le PT, toujours au pouvoir, avec la présidente Dilma Roussef, a perdu avec cette affaire une génération de dirigeants historiques et l'image d'intégrité dont il jouissait depuis ses origines, sous la dictature (1964-1985).

Les premières condamnations sont attendues à la mi-septembre.
 

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(3) Réactions

JO

Aux jeux olympiques de la corruption, quelle est la place de la France?

On les croise parfois

« La difficulté consistait désormais à s’assurer que les personnes corrompues respectent leurs engagements. Sur le dossier brésilien, le maire, qui pourtant avait accepté de reverser une partie de la somme qu’il recevrait à plusieurs membres du comité d’entreprise de la société de BTP, semblait peu enclin à rendre l’argent. Cette rétro-commission, en plus de permettre aux cadres de détourner une partie des biens de leur société discrètement, devait aussi être utilisée pour payer le salaire de Geoffrey. Confronté à la mauvaise volonté de l’élu brésilien, l’intermédiaire se demandait quelle était la meilleure façon pour faire avancer les choses. Même lésés, les cadres de la société de BTP n’auraient probablement pas envie de se retrouver impliqués dans un scandale financier d’une telle ampleur. Geoffrey voulait les contacter en espérant qu’ils acceptent de le payer, même s’ils se voyaient eux-mêmes privés d’une partie de leurs bénéfices. »

Extrait de « On les croise parfois » de Cedric Citharel, aux éditions Kirographaires.
Pour en sevoir un peu plus sur la corruption, en France et dans le monde.

Je sais...

Je suis brésilien. Et la plus haute cour de justice de notre pays est la meme qui a reglé l'affaire Battisti. Je sais d'avant que ils ne seront pas condamnés !

 
 
 
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