Dernière modification : 03/08/2012 

- Côte d'Ivoire - Cour pénale internationale - Laurent Gbagbo


L'audience de confirmation des charges de Gbagbo devant la CPI est reportée

L'audience de confirmation des charges de Gbagbo devant la CPI est reportée

La Cour pénale internationale (CPI) a décidé de reporter l'audience de confirmation des charges de crime contre l'humanité qui pèsent sur l'ex-président ivoirien "jusqu'à ce que l'évaluation médicale de son aptitude à y participer soit faite".

Par Dépêche (texte)
 

AFP - L'audience de confirmation des charges contre l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, prévue à partir du 13 août devant la Cour pénale internationale, a été reportée à une date qui n'a pas été fixée dans l'attente d'une évaluation médicale, a annoncé vendredi la CPI.

"La chambre préliminaire I de la CPI a décidé de reporter l'audience de confirmation des charges dans l'affaire à l'encontre de Laurent Gbagbo jusqu'à ce que l'évaluation médicale de son aptitude à y participer soit faite", a indiqué la Cour dans un communiqué, se référant à une décision datée de jeudi.

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Premier ex-chef d'État remis à la CPI, Laurent Gbagbo, 67 ans, écroué à La Haye depuis novembre 2011, est soupçonné par la CPI d'être "co-auteur indirect" de crimes contre l'humanité commis pendant les violences post-électorales de 2010-2011.

Son refus de céder le pouvoir à son rival élu, l'actuel président Alassane Ouattara, avait plongé le pays dans une crise qui avait fait 3.000 morts.

La CPI a indiqué avoir désigné en juin trois experts médicaux, à la demande de la défense, pour "procéder à un examen médical de M. Gbagbo dans le but d'évaluer son aptitude à participer à la procédure portée contre lui".

Ce rapport, confidentiel, a été remis aux juges le 19 juillet et ceux-ci ont demandé à l'accusation et à la défense de soumettre leurs observations sur celui-ci les 13 et 21 août, respectivement.

"Au vu de l'importance de cette question, la Chambre a reporté l'audience de confirmation des charges jusqu'à ce que cette question soit tranchée", a expliqué la CPI.

Arrêté le 11 avril à Abidjan, Laurent Gbagbo était détenu à Korhogo, dans le nord de la Côte d'Ivoire, jusqu'à son transfèrement à La Haye, le 30 novembre 2011.

La défense a à plusieurs reprises affirmé que M. Gbagbo avait été "torturé" lors de sa détention en Côte d'Ivoire et doit "récupérer physiquement et moralement".

A la demande de la défense, les juges avaient déjà décidé le 12 juin de reporter au 13 août l'audience de confirmation des charges, initialement prévue le 18 juin, "afin de garantir les droits de la défense à une procédure équitable".

La CPI voulait permettre à la défense d'utiliser de manière efficace des ressources additionnelles, dont un poste d'assistant juridique supplémentaire, qui avaient été mises à sa disposition.

L'audience de confirmation des charges doit permettre aux juges de déterminer si les éléments de preuve rassemblés par l'accusation sont assez solides pour la tenue d'un procès.

Le bureau du procureur de la CPI enquête également sur des crimes qui pourraient avoir été commis par l'ex-rébellion pro-Ouattara, victorieuse de la guerre grâce à l'appui militaire décisif de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) et de la force française Licorne.

Selon des ONG internationales, les ex-rebelles pro-Ouattara sont fortement impliqués notamment dans des tueries qui ont fait des centaines de morts dans l'Ouest ivoirien fin mars 2011, au début de leur offensive sur Abidjan.

La défense de M. Gbagbo a par ailleurs déposé le 24 mai une requête contestant la compétence de la Cour.
 

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(2) Réactions

Coincidence ou calcul ?

2eme ajournement donc. On ne peut que s'interroger. La CPI ne profiterait-elle pas de la perche tendue par les avocats de LG pour prendre ses distances avec le régime Ouattara ? En tout cas, en acceptant la requête des avocats de la défense, la CPI s'assure de ne pas avoir à juger un camp au moment ou des crimes perpétrés par l'autre camps viennnent de survenir à Douekoue. Les juges de la CPI doivent sans doute pousser un grand "ouf" de soulagement car avec ce nouveau report ils échappent à la promiscuité, au moins du point de vue temporel, avec les nouveaux maitres d'Abidjan. "Ouf", car ils évitent que l'histoire retienne qu'au moment ou ils confirmaient les charges de "co-auteur indirect" de crimes contre l'humanité à l'encontre de LG, dans le même temps, des villageois étaient massacrés à Douekoue par des militaires et supporters de l'homme qui avait lui même remis LG à la CPI.
Décidemment Ouattara devient un bien encombrant héritage pour la communauté internationnale et sa justice. La côte d'ivoire ressemble à l'Olympique de Marseille ou encore le PSG. Bref un club de football outrancieusement doté en fonds financiers mais dont les supporters, regroupés en groupuscules sous le sigle "dozo" ou encore "frci", sont totalement incontrolables et ffichent des comportements condamnables.
Il y a fort à parier que soit la CPI cherche à prendre ses distances soit à laisser au Président de ce triste club le temps de livrer à la vindicte médiatique quelques subalternes parmi ses hooligans en guise de gage de justice. Le problme c'est que la comparaison avec un club de football s'arrête là : dans un club de football il n'existe acun lien direct entre Présidence du Club et Supporters extrémistes. Ici, les liens sont clairs : un pacte sordide de partage de la CI entre COM ZONE et Ouattara.

Il faut lui donner le temps de se préparer utilement

cet ajournement de la séance de confirmation des charges imputées à Gbagbo pour crimes contre l'humanité est la preuve que la CPI n'a pas de partie pris. C'est aussi l'occasion pour que les dictateurs comprennent que leurs adversaires politiques ne sont pas de bêtes à abattre, mais ils ont aussi des droits recoonus.

 
 
 
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