Dernière modification : 09/08/2012 

- Conseil national de transition libyen - Libye


Le CNT libyen remet le pouvoir à la nouvelle assemblée élue

Le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, a remis symboliquement le pouvoir, mercredi soir, au membre le plus âgé de l'assemblée issue des élections du 7 juillet, premier scrutin libre en Libye.

Par FRANCE 24 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

Reuters - La nouvelle assemblée nationale élue en juillet a pris officiellement ses fonctions mercredi en Libye, première transmission non violente du pouvoir dans l'histoire moderne du pays qui se trouve toutefois dans à un climat de violence accrue.

Lors d'une cérémonie sous haute surveillance organisée tard dans la soirée à Tripoli, le Conseil national de transition (CNT), bras politique des forces de l'opposition qui ont renversé Mouammar Kadhafi il y a un an, a remis le pouvoir au Congrès national général, élu en juillet.

Syndiquer le contenuLibye, des élections sous haute tension

Le président du CNT, Moustafa Abdel Djalil, a symboliquement transmis les rênes du pouvoir au membre le plus âgé de la nouvelle assemblée de 200 membres, Mohammed Ali Salim.

"Le Conseil national de transition remet les pouvoirs constitutionnels pour diriger l'Etat au Congrès national général, qui, à partir de maintenant, est le seul représentant légitime du peuple libyen", a déclaré Abdel Djalil sous les vivats.

Dans son discours, il a estimé que des "erreurs" avaient été commises lors de la période de transition, un moment "exceptionnel". Les questions de sécurité et de désarmement n'ont pas été résolues à temps, a-t-il dit.

Une foule importante s'est rassemblée sur la place des Martyrs de Tripoli pour célébrer la passation alors que des feux d'artifice illuminaient la nuit.

Les 200 élus, qui ont prêté serment, doivent maintenant nommer un nouveau Premier ministre qui sera chargé de constituer un gouvernement, tandis que le CNT sera dissous. La nouvelle assemble conduira également la Libye vers des nouvelles élections législatives une fois achevée la rédaction d'une nouvelle constitution.

La coalition libérale menée par Mahmoud Djibril, qui a occupé la fonction de Premier ministre pendant la guerre, a remporté 39 des 80 sièges réservés aux partis politiques tandis que ses concurrents islamistes, le Parti de la justice et de la reconstruction (PJR), émanation politique des Frères musulmans, en a remporté 17.

Dans la nouvelle assemblée où les décisions les plus importantes devront être prises à la majorité des deux tiers, l'Alliance des forces nationales (AFN) de Mahmoud Djibril et le PJR vont devoir nouer des alliances avec les indépendants, à qui étaient réservés 120 sièges, et les petits partis.

Certains indépendants, méfiants envers les deux principaux partis, ont évoqué la possibilité de former leur propre coalition.

Le processus de transition a été émaillé de violents incidents lors de la semaine écoulée, notamment un attentat à la voiture piégée près des bureaux de la police militaire à Tripoli, qui ont mis en lumière l'équilibre précaire qui règne dans le pays.

En outre, tout une série de groupes armés refusent de remettre leurs armes.

Dimanche, les forces de sécurité ont abattu trois hommes armés soupçonnés d'être derrière sept attentats à la bombe manqués. Ce même jour, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) annonçait qu'il suspendait ses activités à Benghazi et à
Misrata après l'attaque d'un de ses sites à la grenade.

La date de passation du pouvoir en Libye est symbolique. Elle correspond au 20 Ramadan, le mois musulman du jeûne, dans le calendrier musulman. L'an dernier, le 20 Ramadan tombait le 20 août, le jour où les rebelles ont pris Tripoli, forçant Mouammar Kadhafi à la fuite.

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(1) Réaction

Où l'occident passe, l'herbe ne repousse pas .

"première transmission non violente du pouvoir dans l'histoire moderne du pays qui se trouve toutefois dans à un climat de violence accrue."

Comment peut-on écrire de telles inepties ? être fondamentalement en contradiction avec ses propres déclarations ?
Il n'y a jamais eu de révolution en Libye mais une agression impérialiste visant à obtenir un changement de régime et à s'emparer des richesses nationales Libyennes, tout le reste n'est que littérature pour enfants !
La Libye est aujourd'hui dans un tel état de chaos, qu'il est à parier que les autochtones regretteront bien vite les extravagances du guide de la révolution, feu Khadafi , alors pour votre "transition démocratique" dans le calme le plus absolu, il faudra repasser !
On a simplement mis en place un pouvoir client de l'occident qui laissera pomper les richesses nationales et ouvrira le pays aux investisseurs étrangers, privatisera les fleurons de l'économie en particulier le secteur pétrolier, l'eau etc. ...
Les projecteurs médiatiques sont aujourd'hui braqués sur le pays du Cham, bien loin du désordre Libyen ,tout va pour le meilleur des mondes .
Comment les prétendus démocrates occidentaux, eux si préoccupés par la question des droits de l'homme dans les zones à forte concentration pétrolière ont-ils pu pactiser avec l'ancien bourreau de Khadafi, Mr Abdeljallil ancien ministre de la justice et cadre du système devenu tout à coup respectable. Il faut sûrement chercher la solution du côté des pétro-dollars Qataris.

 
 
 
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