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Afrique

L'attaque du Sinaï, premier test sécuritaire pour Mohamed Morsi

©

Vidéo par Natacha VESNITCH

Texte par Amara MAKHOUL-YATIM

Dernière modification : 09/08/2012

Le président Mohamed Morsi est confronté à un premier défi sécuritaire : reprendre le contrôle du Sinaï, investi par des activistes islamistes et préserver les accords de paix avec Israël.

Pour la première fois depuis des décennies, des hélicoptères de l’armée égyptienne sont intervenus ce mercredi dans le Sinaï, en territoire égyptien, non loi de la frontière avec la bande de Gaza. Selon un responsable militaire, au moins 20 activistes islamistes présumés auraient été tués au cours de l’opération. Cette intervention survient quelques heures après les funérailles de 16 gardes-frontières égyptiens, tués dimanche soir dans une attaque attribuée à un groupe extrémiste islamiste. Ce commando était ensuite parvenu à traverser la frontière avec Israël où il a été neutralisé.

"La plus importante opération de l'armée égyptienne depuis 1973"

L'armée égyptienne avait promis lundi de "venger" ces gardes-frontières, qualifiant les

Le président Morsi met à la retraite le chef du renseignement, limoge le gouverneur du nord-Sinaï

Le président égyptien Mohamed Morsi a décidé la mise à la retraite du chef des services de renseignements Mourad Mouafi. Il a également décidé du départ du chef de la garde présidentielle et du gouverneur de la province du nord-Sinaï, a annoncé mercredi la présidence.

(Source AFP)

assaillants de "terroristes" et affirmant qu'ils avaient été appuyés par des tirs de mortier depuis la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas. L'attaque a principalement visé le village de Toumah, dans le nord du Sinaï, à la frontière avec l'enclave palestinienne de Gaza. Alexandre Buccianti, correspondant RFI pour France 24 en Egypte, rapporte également  "une autre attaque plus au sud, près de la ville d’al-Arish, où l'on pense que beaucoup de hors-la-loi et de jihadistes sont réfugiés".

Selon les médias israéliens, l’intervention des forces égyptiennes, est "la plus importante opération de l'armée égyptienne depuis 1973", date à laquelle a eu lieu la guerre du Kippour. Alexandre Buccianti, confirme que cette opération était toujours en cours à la mi-journée, et qu’elle était "d’une très grande envergure".  "Des hélicoptères Apache et des chars ont été utilisés et pas moins de 2 000 soldats ont été engagés", explique-t-il. Pourtant, la région est démilitarisée en vertu des accords de paix entre l’Egypte et Israël. Signés 1979, ils y limitent la présence de l’armée égyptienne.

Relance de la coopération sécuritaire avec Israël

Les explications du correspondant de France24

Israël, également visé par l'attaque de dimanche dernier, a salué les efforts menés par Le Caire pour reprendre en main la région où l'insécurité avait grandit. "Israël se plaignait beaucoup du fait que la région étaient devenue une zone de non-droit et que les extrémistes y faisaient ce qu’il voulaient", rappelle Alexandre Buccianti. Ces derniers mois, plusieurs attaques menées contre Israël depuis le Sinaï ont coûté la vie à des Israéliens. Cela explique que l’Etat hébreu a accordé cette dérogation et a permis aux hélicoptères égyptiens de bombarder les positions des activistes. Car en menant cette opération, "l’Egypte a bien fait une entorse au traité de paix avec Israël", analyse Khattar Abou Diab, consultant en géopolitique et enseignant à l’université Paris Sud.  "Israël a nécessairement dû donner son accord, une sorte de dérogation ponctuelle au traité pour que le problème puisse être réglé".

Pour Amos Gilad, un haut responsable du ministère de la Défense " la responsabilité du Sinaï relève de la seule Egypte, qui fait tout ce qui est dans son pouvoir pour lutter contre le terrorisme. Son succès permettra d'éviter des attentats terribles", a-t-il affirmé à la radio publique.

L'action musclée de l’armée égyptienne à la frontière israélienne est un développement majeur dans les relations entre les deux pays pour la période post-Moubarak, analyse Khattar Abou Diab. Cela montre surtout que "l’Egypte a eu la volonté d’éviter que l’incident de lundi ne détériore les relations avec l’état hébreu", ajoute le politilogue. "La coopération entre les deux parties n’a pas, pour l’heure, été affaiblie par l’arrivée au pouvoir d’un président issu des Frères musulmans", insiste Khattar Abou Diab.

Reste que la région du Sinaï est réputée pour être poreuse et échapper quelque peu au pouvoir central égyptien.  Un phénomène qui s'accentue d'autant plus depuis la chute d’Hosni Moubarak, en février 2011 mais aussi celle de Mouammar Kadhafi en Libye, qui y a provoqué une recrudescence du trafic d’armes. Ce qui laisse à penser que le problème de l’instabilité sécuritaire au Sinaï risque de ne pas être réglé par cette intervention. "Il faudra que les deux pays discutent d’une présence plus importante de l’armée égyptienne aux frontières avec Israël, si on ne veut pas que le succès de cette opération ne soit détruit", prédit Alexandre Buccianti.

Morsi prend ses distances avec le Hamas

L'Egypte a par ailleurs aussi décidé de fermer "sine die" le terminal de Rafah, unique point de passage entre le territoire palestinien et le monde extérieur à ne pas être contrôlé par Israël. Le président égyptien Mohamed Morsi avait déclaré peu après l'attaque que des "instructions claires" avaient été données pour reprendre "le contrôle total du Sinaï", montrant la fermeté du Caire à lutter contre les activistes islamistes aux frontières.

Avec cette ligne de conduite, le chef de l’Etat montre qu’il est capable d’aller à l’encontre de ce que pense sa confrérie. Les Frères musulmans, dont il est issu, avaient en effet publié lundi sur leur site Internet qu’ils soupçonnaient le Mossad d’être derrière le commando qui a tué lundi les gardes-frontières égyptiens. Pour Khattar Abou Diab, "Morsi s’est comporté en président de la République, alors que le discours des Frères est plus passionnel. Il ne pouvait non plus ignorer l’émotion de la rue suscitée par la mort des gardes-frontières".

Le nouveau président égyptien prend également ses distances avec le Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza. Idéologiquement proche des Frères musulmans, ils fondaient beaucoup d’espoir sur l’arrivée au pouvoir de Morsi. L'Egypte avait ainsi assoupli, fin juillet, les conditions d'entrée des Palestiniens sur son sol via le passage de Rafah, à la frontière avec la bande de Gaza. "Le Mouvement Hamas perd aujourd’hui l’occasion de profiter du soutien de l’accession au pouvoir des Frères", conclut également Khattar Abou Diab.

Première publication : 08/08/2012

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