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Moyen-orient

Paris envoie de l'aide humanitaire aux réfugiés syriens présents en Jordanie

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/08/2012

Un A310 transportant un groupement médico-chirurgical militaire français a été envoyé à la frontière jordano-syrienne pour venir en aide aux réfugiés. Un deuxième avion devrait s'envoler samedi.

AFP - Un avion A310, transportant un groupement médico-chirurgical militaire français à destination de la frontière jordano-syrienne pour venir en aide aux réfugiés, a décollé de l'aéroport de Roissy jeudi peu après 8H30, a-t-on appris de source militaire.

Une cinquantaine d'hommes, dont 25 personnels du service de santé des armées, ont embarqué à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle à bord de l'appareil qui devait faire escale à Istres (Bouches-du-Rhône) pour charger plus de 20 tonnes de matériel médical avant de rejoindre Amman.


Arrivé vers 10H30 sur la base d'Istres, l'Airbus de l'armée française a redécollé à midi pour la capitale de la Jordanie, après avoir embarqué ce matériel médical et une quarantaine de militaires supplémentaires, dont du personnel médical et infirmier, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.

Un deuxième avion, transportant cette fois uniquement du matériel médical, devrait s'envoler pour Amman depuis Istres samedi matin.

Le déploiement d'un groupement médico-chirurgical militaire français à la frontière jordano-syrienne pour venir en aide aux réfugiés a été décidé lundi par le président François Hollande.

Le groupement compte un module médical composé d'un médecin généraliste, un infirmier et de deux aide-soignants et un module chirurgical avec un chirurgien viscéral, un chirurgien orthopédique, un anesthésiste, deux infirmiers anesthésistes, un infirmier de bloc opératoire, quatre infirmiers de soins généraux, cinq aides-soignants et un personnel administratif.

Un manipulateur radio, un vétérinaire et un épidémiologiste font également partie du groupement.

"On s'attend à une mission difficile, compliquée parce que c'est inconnu. Au niveau technique nous avons le savoir-faire", a expliqué à la presse le médecin en chef Gérard Dosseh. "La difficulté est surtout l'inconnu, il faudra s'adapter tous les jours à des situations nouvelles", a-t-il ajouté.

La structure légère, facile à déployer, devrait être opérationnelle "en fin de semaine", a précisé le médecin en chef.

Selon le type de pathologie, le groupement devrait pouvoir effectuer six à dix opérations par jour et hospitaliser 15 à 20 patients quotidiennement.

Jean-Marc Ayrault a souligné mercredi dans un communiqué que l'envoi d'une aide médicale d'urgence pour les victimes des combats en Syrie et les réfugiés complète sur le terrain "les initiatives diplomatiques de la France, avec ses partenaires", pour "que cessent les exactions du régime syrien".

L'ancien président Nicolas Sarkozy est sorti mardi de son silence pour critiquer en creux l'immobilisme supposé de François Hollande sur le dossier syrien, qu'il a rapproché de la crise libyenne, où la France avait pris la tête du front anti-Kadhafi. L'UMP a ensuite relayé ces critiques.

Interrogé sur RTL, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a souligné pour sa part qu'à l'UMP, l'ancien chef de la diplomatie Alain Juppé a "affiché en permanence la différence entre la situation libyenne et la situation syrienne".

"Solidaire du peuple syrien, la France continuera son engagement pour que ce régime criminel laisse place à une Syrie démocratique, pluraliste et respectueuse des droits de l'Homme", concluait Jean-Marc Ayrault dans son communiqué.

Première publication : 09/08/2012

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