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Asie - pacifique

Ouverture mouvementée du procès pour meurtre de la femme de Bo Xilai

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/08/2012

Le procès de l’épouse de Bo Xilai, homme politique déchu du Parti, s’est ouvert ce jeudi avec l'éviction de deux manifestants du tribunal. Gu Kailai est accusée d’avoir empoisonné l'homme d'affaires britannique Neil Heywood en novembre 2011.

Reuters - Le procès très attendu de Gu Kailai, épouse d'un célèbre homme politique chinois tombé en disgrâce, s'est ouvert jeudi avec l'éviction du tribunal de deux manifestants.

De nombreux Chinois considèrent le procès pour meurtre de l'énigmatique Gu Kailai comme faisant partie d'une campagne contre son ambitieux époux, Bo Xilai, qui s'était fait beaucoup d'ennemis en montrant qu'il voulait faire partie de la prochaine génération des principaux dirigeants du pays.

Membre du bureau politique du Parti communiste chinois (PCC), Bo Xilai était le chef du parti pour la mégapole de Chongqing, une immense ville du sud-ouest de la Chine. Il était considéré comme susceptible d'accéder au saint des saints du PCC, au comité permanent du bureau politique, lors de la transition politique en cours. La nouvelle équipe qui dirigera la Chine devrait être annoncée en octobre.

Gu Kailai est accusée d'avoir empoisonné l'homme d'affaires britannique Neil Heywood, dont le corps a semble-t-il été retrouvé dans un hôtel de Chongqing en novembre. Cet homme discret avait aidé le fils de Bo Xilai et de Gu Kailai, Bo Guagua, à suivre des études supérieures dans de prestigieux établissements britanniques.

Deux diplomates britanniques ont été dépêchés au procès en raison de la nationalité de la victime. Le procès a été dépaysé à Hefei, capitale de la province de Anhui, située à plus de 1.000 kilomètres de la scène du crime, Chongqing, autrefois dirigée par Bo Xilai.

Sous une pluie battante, des policiers en grand nombre entouraient le bâtiment de granit et de verre du tribunal tandis que certaines des rues adjacentes étaient bloquées.

Deux partisans de Bo Xilai ont été emmenés dans une voiture de police après avoir entonné des chants patriotiques, qui étaient la marque de fabrique du style populiste adopté par le dirigeant désormais déchu.

"Je ne peux pas y croire. Ce procès est joué depuis longtemps", a déclaré Hu Jiye, un homme d'âge moyen portant un tee-shirt et une casquette de base-ball.

Lui et son ami ont ensuite été poussés dans une voiture par des policiers en civil.

A Hefei, un responsable a déclaré aux journalistes contraints de rester à l'extérieur du tribunal - seuls les médias d'Etat pouvaient accéder à l'intérieur - que l'audience devait se terminer à 11 heures du matin (03h00 GMT), mais une demi-heure plus tard, les débats semblaient se poursuivre.

La durée prévisible du procès n'a pas été indiquée. Les estimations vont d'un jour ou deux à plusieurs semaines.

Commis d’office

L'accusée, qui est elle-même avocate, n'a pas eu le droit de recourir à l'avocat de sa famille. La mère de Gu Kailai, Fan Xiucheng, s'en est plainte au ministère de la Justice, dit-on de source proche de la famille. On a répondu à la nonagénaire de cesser d'importuner le ministère, ajoute-t-on.

Deux avocats de Anhui, Jiang Min et Zhou Yuhao, ont été commis d'office. Ils n'auraient pas une grande expérience des procès pénaux, Jiang étant spécialiste des litiges financiers.

Sur internet, les discussions portant sur le procès semblaient avoir été censurées plus rapidement que d'habitude jeudi, même si les internautes ont joué au chat et à la souris avec les censeurs sur Weibo, le Twitter chinois.

Le procès de Gu Kailai est le plus sensible politiquement depuis celui de la Bande des Quatre il y a plus de 30 ans, jugée pour crimes pendant la Révolution culturelle (1966-1976).

Gu Kailai et son domestique Zhang Xiaojun encourent la peine de mort s'ils sont reconnus coupables dans cette affaire sur laquelle très peu d'informations ont filtré et sur laquelle Gu Kailai et son coaccusé, un domestique, ne se sont pas exprimés publiquement.

A l'origine, on avait indiqué de source policière que Gu Kailai avait empoisonné Neil Heywood lors d'une dispute sur une transaction financière illicite pour laquelle elle avait sollicité l'aide du Britannique. On avait alors décrit Gu Kailai comme une femme cupide voulant faire de l'argent grâce aux relations de son mari.

Puis, lors de l'inculpation officielle de Gu, on a alors officiellement évoqué un motif personnel. Il a été dit que Neil Heywood avait proféré des menaces non spécifiées contre Bo Guagua. Cet élément pourrait être considéré comme une circonstance atténuante et éviter à Gu la peine capitale.

Le jeune Bo Guagua, dont on estime qu'il est toujours aux Etats-Unis après avoir été diplômé de Harvard cet été, a déclaré à la chaîne de télévision CNN dans un email qu'il avait produit un témoignage pour le tribunal. (voir )

"Etant donné que j'étais cité comme un facteur déclencheur des crimes dont ma mère est accusée, j'ai déjà envoyé mon propre témoignage", a déclaré Bo Guagua.

"J'ai confiance dans le fait que les faits parlerons d'eux-mêmes", a-t-il ajouté sans donner plus de détails.

L'affaire est considérée comme le prélude à des éventuelles poursuites pénales contre Bo, actuellement détenu pour infraction à la discipline du parti, une accusation qui couvre notamment la corruption et l'abus de pouvoir.

Bo Xilai, qui se présentait comme un ami des pauvres et un ennemi de la corruption, a été limogé de son poste de chef du parti à Chongqing en mars après que son chef de la police, Wang Lijun, l'ait présenté comme un suspect dans la mort de Neil Heywood.

Jeudi matin devant le tribunal, il n'y avait aucun signe de la présence de la mère de Gu Kailai, ni de la famille de Neil Heywood.

Première publication : 09/08/2012

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