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L'un des fers de lance du "printemps érable" québecois démissionne

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/08/2012

Gabriel Nadeau-Dubois (photo), le co-porte-parole de la Classe, l'un des syndicats étudiants les plus radicaux du "printemps érable", souhaite ainsi donner un nouvel élan au mouvement.

AFP - L'un des principaux dirigeants du mouvement étudiant québécois contre la hausse des frais de scolarité, Gabriel Nadeau-Dubois, a annoncé jeudi sa démission de ses fonctions de co-porte-parole de la Classe, le plus radical des syndicats étudiants.

Celui dont le conflit avait fait, à 21 ans, une vedette des médias et la bête noire des libéraux au pouvoir, commente son départ dans une lettre ouverte publiée dans le quotidien Le Devoir.

"Il est maintenant temps que d'autres prennent la relève", explique-t-il.



Affirmant que sa décision "n'est motivée ni par l'amertume ni par le désespoir", il assure qu'il continuera à militer au sein de la Classe (Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante) "dans la rue et les assemblées".

Gabriel Nadeau-Dubois lance aussi une violente attaque contre le Premier ministre libéral sortant Jean Charest, engagé actuellement dans la campagne électorale pour les législatives du 4 septembre prochain.

"Je pars avec un seul regret, quitter mes fonctions alors que le Québec est toujours dirigé par Jean Charest, un Premier ministre méprisant et violent envers le Québec et sa jeunesse", écrit M. Nadeau-Dubois.

Mais, poursuit-il, "le climat d'ébullition politique et sociale que nous avons contribué à mettre en place au Québec doit impérativement se poursuivre dans les prochains mois et les prochaines années. Les critiques soulevées par la jeunesse québécoise ce printemps sont beaucoup trop profondes pour être réglées par une campagne électorale de 35 jours".

"Nous avons contesté le tout-à-l'économie des libéraux", se félicite le jeune militant.

Son départ intervient alors que les étudiants commencent à tenir des assemblées générales pour se prononcer sur l'opportunité de reprendre la grève lors de la rentrée anticipée commençant la semaine prochaine.

De l'avis des commentateurs locaux, un redémarrage du conflit étudiant dans le contexte de la campagne électorale rendrait service à M. Charest, sa position en la matière étant approuvée par une majorité de Québécois.
 

Première publication : 09/08/2012

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