Dernière modification : 11/08/2012 

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Quand l'Espagne racle les fonds de tiroir pour faire face à la crise

Quand l'Espagne racle les fonds de tiroir pour faire face à la crise

Les mesures d'austérité n'en finissent plus de s'abattre sur l'Espagne. Pour tenter de réduire les déficits, certaines régions envisagent même de faire payer l'entrée de la cantine aux élèves qui apportent leur déjeuner.

Par Aude MAZOUÉ (texte)
 

Il n’y a plus de petites économies pour l’Espagne. Les écoliers et leur cantine en sont l'exemple. On connaissait les restrictions de papier toilette imposées dans les écoles en Catalogne. Crise oblige, les écoliers sont soumis à des quotas ne devant pas excéder plus de 25 mètres de rouleau, par élève et par mois. Désormais, on découvre la location de la place de cantine. Dans un objectif de réduction du déficit toujours plus drastique, les régions de Madrid, Valence et de la Catalogne envisagent, pour la rentrée, de demander une participation financière aux élèves qui apportent leur repas à la cantine. La Catalogne a d’ores et déjà annoncé qu'elle demanderait jusqu'à trois euros par jour pour l'utilisation des locaux. La région de Valence envisage une mesure similaire. La colère n’a pas tardé à gronder.

"Jusqu'à aujourd'hui ce n'était pas permis"

La mesure a été annoncée par le ministère de l'Education de la région de Madrid de manière positive."Ce qui va se faire, c'est permettre aux centres scolaires de donner leur feu vert à l'entrée des Tupperware à l'école", assure Ignacio Gago Fornells, le porte-parole du ministère de l’Éducation madrilène. "Jusqu'à aujourd'hui ce n'était pas permis, sauf dans des cas exceptionnels" comme les allergies alimentaires, ajoute-t-il.  Mais, tous les Espagnols n’ont pas vu cette "nouvelle opportunité" d’un très bon œil. L’affaire a déjà fait beaucoup de remous. Depuis le début de la crise, on a enregistré une baisse du nombre d’enfants demi-pensionnaires. Car, pour réaliser des économies, les parents préfèrent fournir le repas à leurs enfants.

Coupes franches dans l’Éducation

Autre mauvaise nouvelle, les aides aux familles pour le déjeuner vont baisser. Dans le cas

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de Madrid, elles passeront de 29 millions à 16 millions d'euros, toujours pour réduire le déficit.  À l'échelle nationale, le plan d'austérité vise à économiser 27,3 milliards d'euros par an. A elles seules, les coupes dans l'éducation et la santé représentent 10 milliards d'euros.

"Les mesures d’austérité se ressentent au quotidien", admet Adeline Percept, journaliste à Madrid. "Les cours d’éducation physique de ma fille de 4 ans et demi ont disparu. L’éducation régionale ne prend plus en charge le sport en fin de journée. Je dois aujourd’hui payer 20 euros par mois pour que ma fille continue le sport à l’école", raconte-elle à France 24. Les coûts de scolarité des crèches, de la maternelle et de l’école primaire, devraient également augmenter. "De plus en plus de parents renoncent à mettre leur enfant à la crèche à cause des frais d’inscription. Et puis, les gens se retrouvent plus nombreux au chômage et gardent leurs petits chez eux. Ils ne privilégient pas forcément la recherche d’emploi mais parent au plus pressé. On sent un grand défaitisme chez les gens", déplore la Madrilène.

Le cycle supérieur n’est pas épargné. José Ignacio Wert, ministre espagnol de l’Éducation, a engagé une grande réforme universitaire. Au menu : augmentation des frais d'inscription et réduction du nombre de cursus. Le tout, pour une économie globale de 3 milliards d'euros. Les étudiants, qui paient actuellement entre 700 et 1400 euros par an, devront mettre jusqu’à 540 euros de plus pour s’inscrire à l’université en septembre.

Des régions endettées

"Il n’y a pas d’argent pour payer les services publics", a admis le chef du gouvernement Mariano Rajoy. Les régions, qui assurent l’essentiel des budgets de santé, d’éducation et d’aide aux personnes âgées, ont donc été instamment priées de faire des économies. Et, gare aux dix-sept communautés autonomes espagnoles, elles-mêmes très endettées, qui rechigneraient à participer à l’effort national. Elles pourraient voir leur budget directement pris en charge par l’Etat. Soucieuses de préserver leur autonomie, les régions concèdent donc de nombreux sacrifices sur l’éducation et la santé.

Une rentrée sociale qui s’annonce agitée

Depuis septembre 2011, les manifestations organisées contre les mesures d’austérité frappant l’éducation se sont multipliées. Syndicats, parents d’élèves et professeurs ont défilé pour dénoncer, un peu partout en Espagne, l’injustice des mesures qui touchent les plus pauvres. Septembre pourrait voir grossir les rangs des contestataires vêtus de tee-shirts verts sur lesquels on aperçoit une paire de ciseaux et le message suivant : "contre les coupes budgétaires". "La vague verte", comme on l’appelle, pourrait ainsi déferler sur tout le pays avec perte et fracas.

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(6) Réactions

les inmigrants en europe

vous savez si cous voyez que les africains son maltrater ici en occident c'est parceque nous ne sont pas unis chez ous en afrique car, si l'industrie europeennes est puissante c'est parceque les resources miniers de l'afrique viennent ici alors nous sommes la pour nous partager cela, nos dirigent africains ne nous defandent pas si nous somme a l'etranger, regardez qu'on nous traite comme des delincants pour le simple fait d'etre un inmigrants ou parcequ'on a des fautes adminstrative , qu'est ce que la legalite et ilegalite? qui la creé qui la modifie? l'occident nous maltraitent savanement organise, mais on vera dans les anne qui viennent

Repenser la politique de sortie de crise

Imposer tant de mesures d'austérités au peuple ne remédiera pas à la crise d'endettement espagnole, il s'agit là tout simplement d'une martyrisation du peuple et rien de plus. Il convient de repenser fortement la politique de sortie de crise aussi bien pour l'Espagne que pour tous les autres pays de l'Union Européenne. Car il faut dire que les mesures jusqu'ici prises ne sont que factices à mon sens. De plus n'oublions pas que les pays comme l'Italie et l'Espagne tombent aujourd'hui, parce qu'ils ont soutenus par le passé (2008) la Grèce, en l'accordant des prêts.
Nous suggérons ce qui :
- Accroître fortement les investissements productifs étatiques même par le biais d'endettement,
- Encourager la consommation interne pour certains produits locaux jugés à forte valeur ajoutée, même s'il faut pratiquer le protectionnisme en violant par là quelques règles de l'OMC (il faut savoir que la Chine tire sa force en partie du fait que les produits chinois sont prioritaires face aux produits étrangers pour un chinois.)
- Mesurer la capacité d'endettement d'un État, non pas en fonction du PIB Global ( c'est à dire y compris celui généré par le secteur privé) mais uniquement en fonction du PIB généré par le seul secteur public ou étatique. Il convient de préciser que nombre de pays de nos jours fixent leur capacité d'endettement en fonction du PIB Global, ce qui est à mon sens une erreur grave que beaucoup d'économistes commettent aussi bien dans la pratique que dans la littérature économique. Et c'est ce qui illustre d'ailleurs l'endettement exacerbé de plusieurs pays. Car il n'y a pas que les pays de l'UE qui sont endettés, il y a aussi les USA.

Par Bertrand Ngnie

La démocratie des matraques.

Et dire que la population ne renverse pas ces gouvernements pour prendre le pouvoir! Alors qu'ils restent sous la tyranie capitaliste et suffoquent.

PEU DE OBJECTIVITÉ PAR RAPPORT AU SUJET....

A mon avis vos articles sur la situation espagnole manquent souvent d'objectivité. Souvent vos articles sont plus un article d'opinion plutôt que de information. Une phrase comme la suivante manque, à mon avis du desir d'être objectif et finallement d'éthique journalistique: "Syndicats, parents d’élèves et professeurs ont défilé pour dénoncer, un peu partout en Espagne, l’injustice des mesures qui touchent les plus pauvres"

Merci!

ras la casquette

ibrahim je suis de tout coeur avec toi, mais c'est un peu partout dans le monde que c'est comme cela, c'est triste la décadence du capitalisme et du royalisme et du j'enfoutisme général, bon courage

les inmigrants en espagne

memes nous les inmigrants africains en espagne bientot ça va nous touche , ils nous quite le droit sanitaire ils nous imposent de justificacion economique lorsqu'on a pas permis de travaille , l'europe s'est dit respecter les droit humains mais ça manque
des mineur inmigrants qui on eut 18 ans , on leur donne permis de sejour sans permis de travailler et on leur demande une compte banque contenant des operacion de 600 euros par fin du moi pour qu'ils puisent renoveler alors , ils n'ont pas permis de travailler, ils n'ont pas des parents a qui dependre , c'est normal en ocident?

 
 
 
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