Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Hollande face à la presse : le chef de l'État a tenu sa conférence semestrielle

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

La stratégie des États-Unis face à l'organisation de l'EI

En savoir plus

FOCUS

Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Niki de Saint-Phalle, une "nana" militante et engagée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : une volontaire française de MSF contaminée

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

  • En direct : Cameron promet des pouvoirs élargis à l'Écosse

    En savoir plus

  • Barack Obama salue la France, "un partenaire solide contre le terrorisme"

    En savoir plus

  • Frappes en Irak, croissance, Europe : les principales annonces de Hollande

    En savoir plus

  • Cinq casques bleus tchadiens tués dans le nord du Mali

    En savoir plus

  • Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

    En savoir plus

  • L'Australie, une cible de choix pour l'organisation de l'EI ?

    En savoir plus

  • Yacine Brahimi, la pépite algérienne révélée par Porto

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Livraison d'armes aux rebelles syriens : le Congrès américain doit se prononcer

    En savoir plus

  • Vladimir Evtouchenkov, le nouvel oligarque dans le viseur du Kremlin

    En savoir plus

  • Parcours sans-faute des Bleues vers le Mondial-2015

    En savoir plus

  • Une star de la Silicon Valley rachète le château de Pommard

    En savoir plus

  • Le sulfureux maire de Toronto atteint d'un cancer rare et agressif

    En savoir plus

Afrique

Hommage à John Atta Mills, "l'incorruptible" de l'Afrique de l'Ouest

Vidéo par Noémie ROCHE

Texte par Gaëlle LE ROUX

Dernière modification : 10/08/2012

Le Ghana rend hommage, pendant trois jours, à son ex-président, John Atta Mills, décédé le 24 juillet. Réputé pour son honnêteté et sa droiture, il est considéré comme l’artisan de la stabilité politique et démocratique du Ghana.

Pendant trois jours, le Ghana rend un dernier hommage à John Atta Mills, ex-président ghanéen, mort subitement le 24 juillet dernier. Il venait d’avoir 68 ans. Affectueusement surnommé "le prof" - il a occupé une chaire à l’Université d’Accra, la capitale, 25 années durant – John Atta Mills a su gagner le cœur des Ghanéens grâce à son calme, son honnêteté et son intégrité.

En 2008, à l’issue d’une bataille électorale acharnée face à Nana Akufo-Addo contre lequel il s’était incliné quatre ans auparavant,  il est élu de justesse à la tête du Ghana. John Atta Mills avait été désigné par son parti, le Congrès national démocratique (NCD), pour briguer un deuxième mandat à la tête du pays. Élu membre du bureau politique du NCD en 1990, date de son entrée en politique, John Atta Mills s’est peu à peu imposé en acteur majeur dans la maturation démocratique de son pays. Au point de faire du Ghana un exemple de stabilité dans une région durement marquée par les crises politiques.

"Il a eu une influence apaisante et stabilisante", estime Rod Alence, spécialiste du Ghana à l’Université du Witwatersrand, à Johannesbourg, interrogé par le New York Times dans son édition du 25 juillet dernier. "Il a particulièrement œuvré pour la consolidation démocratique du Ghana. Avoir quelqu’un comme Mills, qui ne s’est jamais illustré par son charisme, a été crucial dans la mise en place d’un système bipartite au Ghana. Maintenant, un système constitutionnel est installé". Cette stabilité démocratique a d’ailleurs valu au Ghana d’être, en 2009, le premier pays d’Afrique subsaharienne à accueillir le président américain Barack Obama…

Homme incorruptible

En 1996, John Atta Mills prend son véritable envol politique. Après s’être forgé une solide réputation d’homme incorruptible à la direction des impôts, le capitaine Jerry Rawlings, alors à la tête du pays, le nomme à la vice-présidence. John Atta Mills remplit sa mission, droit dans ses bottes, fidèle à lui-même. "Un jour de 1996, raconte son frère, Cadman Atta Mills, dans les colonnes de Jeune Afrique, John a reçu à la maison la visite d’un homme d’affaires qui voulait le féliciter pour son élection à la vice-présidence. Quand il est reparti, il a laissé une enveloppe sur la table base. Sur le coup, John n’a pas fait attention. Puis, il l’a vue. Dedans, il y avait 40 000 deutsche Mark. Tout de suite, il s’est affolé. Il a appelé son visiteur en lui disant : ‘vous avez oublié votre argent’. Celui-ci lui a répondu que c’était pour payer ses dettes de campagne. Alors, John lui a rétorqué : ‘mais c’est de la corruption que vous êtes en train de faire !’ et lui a fait remettre son enveloppe".

L’honnêteté est sa marque de fabrique. Son credo. Il se veut fidèle à ses mentors politiques : le Sud-africain Nelson Mandela, leader de la lutte pacifique contre l’apartheid ; le Tanzanien Julius Nyerere, figure du socialisme africain dont Mills admirait l’intégrité ; et Kwame Nkrumah, le père de la nation ghanéenne. John Atta Mills n’a pas cependant pas hérité du charisme de ses modèles et, selon ses adversaires, se montrait trop mou pour la présidence du Ghana. Pourtant, sa ferveur et son intégrité lui ont valu la reconnaissance de son peuple et des leaders mondiaux. Nombre de chefs d’États et de gouvernements, dont la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, se sont d’ailleurs déplacés pour assister à ses funérailles.

Les rues d’Accra, en deuil, portent également la marque de l’affection que portaient les Ghanéens à leur ancien président. Les hommages, véritables déclarations d’amour, s’étalent sur les murs : "John Atta Mills, nous nous souviendrons toujours de toi". Vendredi, de nombreux habitants d’Accra portaient un brassard noir. "J'ai vu bien des présidents, mais c'était le meilleur", affirme une octogénaire. "Il était d'une grande humilité. C'est le jour le plus triste de ma vie".

Première publication : 10/08/2012

  • GHANA

    Les obsèques nationales de l'ancien président John Atta Mills ont commencé

    En savoir plus

  • DÉCÈS

    Le Ghana annonce la mort du président John Atta Mills

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)