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Economie

Au moins cinq offres de reprise pour le volailler Doux

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/08/2012

Le volailler Doux, placé en liquidation judiciaire début août, a reçu au moins cinq offres de reprise partielle, déposées vendredi matin. Les offres proposées préserveraient moins de la moitié des 1704 employés du groupe.

AFP - Au moins cinq offres de reprise partielle de plusieurs sites du pôle frais du groupe volailler Doux (1.700 salariés) ont été officiellement déposées vendredi matin, date-limite fixée par la justice aux éventuels candidats, apprend-on auprès de l'administrateur judiciaire.

En l'état actuel, les offres préserveraient entre 450 et 500 emplois, sans compter les 134 personnes reprises à Pleucadeuc dans le plan de continuation du groupe Doux, sur un total de 1.704, selon un proche du dossier.

Les groupes Duc, Glon Sanders associé à Duc, Axereal, LDC et Tallec ont déposé des offres séparées de reprise partielle portant sur cinq sites: Clémont (Cher), Serent (Morbihan), Laval (Mayenne), Boynes (Loiret) et Amilly (Loiret), a précisé l'un des administrateurs, Sophie Gautier.

Une sixième offre pourrait être déposée dans le courant de la journée, selon Mme Gautier.

Les offres correspondant à chacun des sites et leur contenu n'avaient pas encore été détaillées en fin de matinée.

Le groupe LDC a de son côté précisé avoir déposé une offre de reprise totale de l'abattoir de Laval (Mayenne, 303 emplois). LDC propose par ailleurs la reprise partielle du site de Serent, portant sur 55 des 175 salariés, avec des propositions de postes sur deux sites de LDC dans le Morbihan.

Glon Sanders, filiale de Sofiproteol, le conglomérat présidé par le patron de la FNSEA, Xavier Beulin, a pour sa part confirmé avoir déposé conjointement avec Duc une offre sur trois sites situés en région Centre: Clémont (aliment pour volaille), Amilly (couvoir) et Boynes (abattoir de poulet).

Selon une source proche du dossier, une offre concernant le site de Blancafort (Cher, 244 emplois) pourrait être faite vendredi. La quasi-totalité de la dizaine de sites du "pôle frais" (abattage, découpe et conditionnement de la volaille vendue en rayons frais) pourrait ainsi faire l'objet d'une offre d'un repreneur, selon cette source.

Aucune offre n'avait été déposée avant la date limite de vendredi 9H30 pour deux sites importants de ce pôle frais, ceux de Graincourt (Pas-de-Calais, 253 emplois) et Blancafort.

Le tribunal de commerce de Quimper, qui avait placé Doux frais en liquidation judiciaire début août, devrait se prononcer sur les offres au cours de la première semaine de septembre, lors d'une audience dont la date n'a pas encore été fixée, selon Mme Gautier.

Les couvoirs Doux de Clémont (15 salariés) et Amilly (18 salariés) ne sont pas des sites du pôle frais, mais les candidats à la reprise du frais ont la possibilité de faire des offres sur d'autres sites du groupe, qui compte au total plus de 4.000 salariés, selon un proche du dossier.

Le tribunal a mis en liquidation judiciaire le 1er août dernier le secteur "frais", chroniquement déficitaire, du volailler finistérien mettant sur la sellette 1.704 emplois.

Pour les sites sans repreneur, le tribunal a fixé au 10 septembre la fin de la période d'activité.

Vendredi matin, le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, a réaffirmé que l'Etat serait prêt à apporter un soutien financier aux repreneurs éventuels, sous certaines conditions.

"L'Etat dans le dossier où nous sommes et dans les prochains dossiers où nous serons devra apporter son soutien, de l'argent public avec les collectivités sur la base de projets industriels clairs", a-t-il déclaré sur BFM-TV.

Pour les autres activités de Doux (export et produits élaborés), le tribunal a prolongé la période d'observation jusqu'au 30 novembre, préférant ainsi le plan de continuation du PDG Charles Doux à l'offre concurrente de Sofiproteol, l'établissement financier de la filière huiles et protéines végétales. Ce plan prévoit l'entrée majoritaire au capital de la banque britannique Barclays, qui espère ainsi récupérer ses 140 millions d'euros de créance.
 

Première publication : 10/08/2012

  • FRANCE

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