Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Des internautes juifs et arabes se mobilisent pour la paix

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Apple mise sur la Chine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Radical"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gaza: des morts trop télégéniques

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique - forum pour la paix : comment relever le défi de la réconciliation nationale ?

En savoir plus

DÉBAT

Ukraine - l'UE contre la Russie : les "mistral" plus forts que les sanctions ?

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 2)

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 1)

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le Festival de Carthage souffle ses 50 bougies !

En savoir plus

  • Après le gel des vols vers Tel Aviv, Israël dénonce une mesure "injustifiée"

    En savoir plus

  • Vente du Mistral à la Russie : Fabius invite Cameron à balayer devant sa porte

    En savoir plus

  • MH17 : jour de deuil aux Pays-Bas, Washington évoque une "erreur" de tir

    En savoir plus

  • Infographie : l'ultime voyage controversé du Costia Concordia

    En savoir plus

  • Vidéo : à Khan Younès, les cortèges funéraires se succèdent

    En savoir plus

  • Tour de France : Thibaut Pinot, une dose de "combativité", une dose de "déconne"

    En savoir plus

  • Plusieurs compagnies aériennes annulent leurs vols vers Israël

    En savoir plus

  • Violences à Sarcelles : quatre personnes condamnées à de la prison ferme

    En savoir plus

  • Gaza : "Nous devons aller jusqu'au bout de la mission", prévient Israël

    En savoir plus

  • Les négociations de paix en Centrafrique tournent court à Brazzaville

    En savoir plus

  • Londres relance l'enquête sur la mort de l'ex-espion russe Litvinenko

    En savoir plus

  • Les télévisions libanaises unissent leur voix pour soutenir Gaza

    En savoir plus

  • Le FBI accusé de transformer des citoyens musulmans en terroristes

    En savoir plus

  • Présidentielle indonésienne : victoire du réformateur Joko Widodo

    En savoir plus

  • Transferts : le Colombien James Rodriguez quitte Monaco pour le Real Madrid

    En savoir plus

Amériques

La grève du métro de Buenos Aires, une histoire de rivalité politique

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/08/2012

Les syndicats du métro de la capitale argentine ont annoncé lundi la suspension de leur grève après dix jours d'interruption de travail. La gestion du "Subte" oppose frontalement le maire de Buenos Aires à la présidente argentine, Cristina Kirchner.

AFP - La grève du métro de Buenos Aires, qui a été levée lundi soir après avoir semé le chaos dans la mégapole argentine pendant dix jours, a fait éclater au grand jour un conflit entre la présidente Cristina Kirchner et le maire de la capitale, Mauricio Macri.

"Nous allons suspendre notre grève", a dit lundi soir un responsable syndical, Roberto Pianelli. "Le problème n'est pas pour autant réglé, car la question salariale n'est pas réglée", a-t-il averti à l'issue d'entretiens avec les responsables de l'entreprise.

L'accord signé prévoit une hausse salariale de 23%, alors que l'Association syndicale des travailleurs du métro (gauche), qui regroupe quelque 2.500 employés, exigeait un augmentation salariale de 28%.

Dans les rues de Buenos Aires, des milliers d'usagers exaspérés auront tenté pendant dix jours de rejoindre leur travail à pied ou à vélo pour éviter les embouteillages. Buenos Aires compte 3 millions d'habitants, mais les jours ouvrables, 3 millions supplémentaires habitant en banlieue vont y travailler.

Mais cette grève, la plus longue de l'histoire du métro argentin -inauguré en 1913, le premier d'Amérique latine-, aura surtout révélé l'ampleur de la dispute entre Mme Kirchner (péroniste de centre-gauche) et M. Macri (droite).

"La mairie a l'obligation légale, les ressources de l'Etat et des habitants de Buenos Aires pour assumer la gestion du métro", affirme la voix off d'un spot publicitaire télévisé de la présidence qui ajoute : "Pourquoi ne le fait-il pas ?".

"Faux", réplique un spot de la mairie de Buenos Aires sur internet, dénonçant les "mensonges" de la publicité présidentielle. "Il est condamnable d'utiliser des fonds publics pour mener une campagne politique", ajoute-t-il.

Le maire de Buenos Aires a signé en janvier un accord de principe pour assumer la gestion du métro, jusqu'alors prise en charge par l'Etat. Dans la foulée, il a décidé de doubler le prix du ticket.

Mais dénonçant le non respect par l'Etat de plusieurs clauses et le mauvais état des wagons, M. Macri décide ensuite de renoncer à la gestion du métro.

Le gouvernement fait alors adopter une loi au Congrès lui transférant la gestion du réseau, alors que le parlement de la ville autonome de Buenos Aires vote de son côté une loi rendant l'administration du métro à l'Etat.

"C'est un affrontement politique", explique à l'AFP Luis Costa, analyste de l'institut Ipsos Mora y Araujo.

Réélu maire de Buenos Aires il y a un an avec 64,3% des voix face au candidat de Mme Kirchner, M. Macri s'est imposé comme un candidat potentiel de l'opposition pour la prochaine présidentielle. Il fait désormais figure de grand rival de la présidente, quant à elle, réélue en octobre 2011 pour un deuxième mandat avec 54,3% des voix.

M. Macri et Mme Kirchner s'opposent régulièrement par médias interposés, et leur conflit se cristallise autour de la gestion du métro.

Depuis plusieurs mois, le maire de Buenos Aires accuse Mme Kirchner de chercher à l'asphyxier économiquement. Il affirme avoir demandé en vain d'être reçu par la présidente pour tenter de trouver un terrain d'entente.

Jeudi, le Congrès, où le parti de Mme Kirchner dispose d'une majorité confortable, a adopté une loi privant la banque de la ville, Banco Ciudad, des dépôts (ou consignations) judiciaires, soit 40% du total de ses dépôts.

Mis en examen pour une sombre affaire d'espionnage par un juge soupçonné d'être proche du pouvoir, Norberto Oyarbide, M. Macri ne croise Mme Kirchner que lors des cérémonies officielles.

Il y a quelques jours, à la Bourse de Buenos Aires, Mme Kirchner avait ironisé sur "l'éventuelle présence d'un mis en examen dans la salle", alors que M. Macri l'écoutait assis au premier rang.

 

Première publication : 14/08/2012

  • ARGENTINE

    La "préoccupante" politique économique de Cristina Kirchner

    En savoir plus

  • ARGENTINE

    Cristina Kirchner remporte haut la main l'élection présidentielle

    En savoir plus

  • PRÉSIDENTIELLE ARGENTINE

    Cristina Kirchner, les raisons d'une victoire assurée

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)