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Moyen-orient

Les enquêteurs de l'ONU accusent Damas de crimes contre l'humanité

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/08/2012

Un rapport de l'ONU accuse les forces de sécurité syriennes et les shabiha du régime d'avoir commis des crimes contre l'humanité. L'Armée syrienne libre est elle aussi accusée de crimes de guerre mais d'une gravité moindre.

REUTERS - Les forces gouvernementales syriennes et les milices "chabiha" ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, notamment des meurtres et des actes de torture, ont conclu mercredi des enquêteurs des droits de l'homme des Nations unies.

Les insurgés qui se battent pour renverser le président Bachar al Assad sont eux-aussi coupables de crimes de guerre dont la gravité, la fréquence et l'amplitude sont toutefois moindres que ceux perpétrés par le camp gouvernemental, relèvent les enquêteurs dans un rapport de 102 pages.

"Même si je comprends vos doutes, l'ONU ne peut tout simplement pas quitter le navire."



"La commission a trouvé un terrain raisonnable permettant de croire que les forces gouvernementales et les 'chabiha' ont commis des violations flagrantes du droit international en matière de droits de l'homme et du droit humanitaire, y compris des meurtres illicites, des actes de torture, des arrestations arbitraires, des pillages et des destructions de biens", lit-on dans ce document compilé par des enquêteurs indépendants sous la direction de Paulo Pinheiro.

"Nous sommes parvenus à la conclusion que les deux parties se sont rendues coupables de crimes de guerre, plus nombreux et plus variés, naturellement, du côté gouvernemental", a déclaré à Reuters Karen AbuZayd, une spécialiste américaine qui a participé à l'enquête aux côtés de Paulo Pinheiro.

"Ce qui s'est passé du côté du gouvernement semble relever d'une politique d'Etat (...)", a-t-elle ajouté.

"Toujours plus brutales"

"Des opérations à grande échelle conduites dans plusieurs provinces, leurs modus operandi semblables, leur complexité et l'implication conjointe des appareils sécuritaire et militaire témoignent d'une implication de l'armée, des services de sécurité et du gouvernement au plus haut niveau", peut-on lire dans le rapport.

De leur côté, les insurgés ont tués des militaires, des "chabiha" et des informateurs présumés qu'ils avaient capturés, parfois après des procès sommaires, selon les enquêteurs de l'Onu. "Exécuter un prisonnier, sans l'assurer des garanties juridiques fondamentales, est un crime de guerre", rappellent-ils.

Les forces gouvernementales comme les insurgés ont usé de "tactiques toujours plus brutales et de nouvelles capacités militaires" à mesure que le conflit s'est intensifié au cours des derniers mois, indique le rapport.

Le rapport affirme que des atteintes aux droits des enfants ont été commises dans les deux camps depuis que le conflit a éclaté il y a 17 mois.

"Des enfants ont raconté qu'ils avaient été battus, fouettés avec des câbles électriques, brûlés par des cigarettes et victimes de décharges électriques dans les parties génitales", est-il écrit à propos des exactions commises par les forces loyales.

A propos du massacre commis fin mai à Houla, un village situé au nord de la ville de Homs, les enquêteurs de l'Onu ont estimé que les forces gouvernementales et les "chabiha" se sont rendus coupables de la mort d'une centaine de civils, dont presque la moitié étaient des enfants.

Enfin, ils ont fait savoir qu'ils allaient actualiser leur liste confidentielle de suspects ou d'unités responsables de violations des droits de l'homme. Cette liste sera remise en septembre à Navi Pillay, Haut-Commissaire des nations pour les Droits de l'homme.

Première publication : 15/08/2012

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