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Economie

Transactions avec l'Iran : Standard Chartered va payer pour arrêter les poursuites

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/08/2012

La banque britannique Standard Chartered a accepté de débourser 340 millions de dollars afin de mettre un terme aux poursuites judiciaires entamées par l'État de New York dans une affaire de transactions illicites avec l'Iran.

REUTERS - Standard Chartered veut aboutir à un accord avec d’autres autorités américaines après avoir convenu mardi de débourser 340 millions de dollars (276 millions d’euros) pour mettre fin aux poursuites du département des services financiers (DFS) de l’Etat de New York dans une affaire de transactions occultes présumées avec l’Iran.

Le directeur général de la banque britannique Peter Sands, qui a interrompu la semaine dernière ses vacances au Canada pour piloter le dossier, reste aux Etats-Unis pendant que des représentants de Standard Chartered discutent avec d’autres instances afin d’aboutir à un accord complet, susceptible de lever toutes les incertitudes.

"Des négociations se poursuivent avec d’autres agences (...) On peut partir du principe qu’il y aura désormais un accord complet", a dit un porte-parole de la banque, sans toutefois donner de calendrier du processus en cours.

En réaction à l’accord conclu avec l’Etat de New York, le titre Standard Chartered avançait vers 11h15 GMT de 4,85% à 14,37 livres alors que l’indice regroupant les valeurs bancaires européennes prenait 0,15%.

A ce niveau, la valorisation boursière de Standard Chartered reste encore inférieure de quelque 9% par rapport à ce qu’elle était avant les accusations portées contre la banque le 6 août par Benjamin Lawsky, directeur du département des services financiers de l’Etat de New York.

Ce dernier avait dit à l’époque que Standard Chartered avait camouflé des transactions liées à l’Iran pour un total de 250 milliards de dollars, qualifiant au passage la banque "d’établissement voyou".

Peter Sands avait alors jugé "disproportionnées" les allégations de Benjamin Lawsky, mais cela n’avait pas empêché le titre de décrocher de 30% dans les 24 heures qui avaient suivi.

L’accord à l’amiable avec l’Etat de New York est survenu après une semaine de tensions transatlantiques et à moins de 24 heures d’une audition à haut risque pour Standard Chartered, menacé de se voir retirer sa licence bancaire à New York.
 

Première publication : 15/08/2012

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