Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

8ème Jeux de la Francophonie: quelque 4000 athlètes réunis à Abidjan

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Claude Rich, un comédien unique

En savoir plus

À L’AFFICHE !

50 Cent, rencontre avec un rappeur hors norme

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Le bistrot, une tradition française qui se perd

En savoir plus

FOCUS

Irak : à Mossoul, le long chemin de la reconstruction

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le mépris de Donald Trump envers l'État de droit"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

La BCE poursuit sa politique monétaire accommodante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Macron : la fin de l'état de grâce ?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Football : la Coupe d'Afrique des nations fait sa révolution

En savoir plus

Afrique

La police affirme avoir tiré en état de légitime défense sur les mineurs de Marikana

Texte par Dépêche

Dernière modification : 17/08/2012

Les forces de police qui ont ouvert le feu, jeudi, sur un groupe de mineurs en grève à Marikana, dans le nord de l'Afrique du Sud, affirment avoir agi en état de légitime défense. Plus de 30 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées.

AFP - Les policiers qui ont tiré jeudi sur une foule de mineurs à Marikana, dans le nord de l'Afrique du Sud, ont agi en état de légitime défense, a affirmé la chef de la police nationale vendredi, établissant un premier bilan officiel de 34 mineurs tués et 78 blessés.

"Le groupe des grévistes a chargé en direction de la police, tirant des coups de feu et brandissant des armes dangereuses. Les policiers se sont repliés et ont été forcés d'utiliser la force maximum pour protéger leur vie", a déclaré Mme Riah Phiyega lors d'une conférence de presse.

"Le nombre total des morts est de 34, avec plus de 78 blessés. 259 personnes ont été arrêtées, pour différents motifs, violence publique, meurtre, tentative de meurtre, rassemblement illégal, possession d'armes dangereuses", a-t-elle ajouté.

Ce bilan est le tout premier bilan officiel depuis la fusillade survenue jeudi dans l'après-midi. Une source syndicale avait fait état de 36 morts vendredi dans la matinée.

Pour justifier son action, la police a montré des vidéos où l'on voit les forces de l'ordre tenter de disperser les mineurs en négociant avec eux puis en utilisant différents moyens, dont des gaz lacrymogènes, des canons à eau, des grenades incapacitantes et des balles en caoutchouc.

On y voit aussi un policier supplier les mineurs de se disperser, disant: "Nous ne sommes pas ici pour vous arrêter, notre seul problème ce sont les armes".

Mme Phiyega a expliqué que la police avait d'abord cherché à diviser la foule en plus petits groupes pour désarmer les gens plus facilement mais que les mineurs avaient rejeté les appels à la dispersion et à déposer leurs armes.

Elle a défendu le recours aux tirs en dernier recours.

"La police a commencé par utiliser le minimum de force, conformément à notre politique et à la loi".

"Ce n'est que lorsque cela n'a pas suffi à stopper les manifestants que nous avons utilisé un autre outil. Et je pense profondément, nous pensons, que cela était justifié. Nous ne voulions la mort de personne", a-t-elle assuré.
 

Première publication : 17/08/2012

  • AFRIQUE DU SUD

    Mine de Marikana : heurts entre grévistes et policiers, une trentaine de morts

    En savoir plus

  • AFRIQUE DU SUD

    Plusieurs mineurs grévistes de Marikana tués lors de heurts avec la police

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)