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Asie - pacifique

Îles Senkaku: le Japon expulse 14 militants pro-chinois

Texte par Dépêche

Dernière modification : 17/08/2012

Les 14 militants pro-chinois qui avaient tenté de débarquer mercredi sur l'archipel Senkaku, disputé par Pékin à Tokyo, ont été expulsés ce vendredi par Tokyo. En leur évitant la détention, le Japon semble vouloir éviter les tensions avec Pékin.

AFP - Le Japon a commencé à expulser vendredi soir 14 militants pro-chinois qui avaient participé mercredi à un débarquement sur un archipel disputé par Pékin à Tokyo, appelé Senkaku en japonais et Diaoyu en chinois, a-t-on appris de source officielle.

Sept de ces personnes ont été mises dans un avion au départ de Naha (île d'Okinawa, sud du Japon) pour Hong Kong, les autres étant envoyées par avion de Naha vers l'île méridionale japonaise d'Ishigaki pour un départ ultérieur vers la Chine, a déclaré à l'AFP une porte-parole des services d'immigration nippons.

Partis de Hong Kong dimanche à bord d'un bateau de pêche, ces militants étaient parvenus mercredi à aborder sur un îlot de l'archipel et à y hisser un drapeau chinois, malgré la surveillance rapprochée des garde-côtes japonais.

Cinq d'entre eux avaient ensuite été arrêtés sur cette île, les autres dans leur bateau.

Vendredi matin, le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda a approuvé leur expulsion du territoire japonais, alors que Tokyo avait la possibilité théorique de confier l'affaire à un procureur et de prolonger la détention des militants.

Cette mesure a été interprétée comme une volonté de ne pas envenimer une situation déjà tendue entre les deux pays, Pékin réclamant depuis mercredi la libération immédiate des militants, qui affirmaient pour leur part n'avoir dérogé à aucune règle en se rendant "sur un territoire chinois".

Situé en mer de Chine orientale, à environ 200 km au nord-est de Taïwan, l'archipel des Senkaku/Diaoyu est administré par le Japon, mais revendiqué par la Chine, ainsi que par Taïwan.

Ces terres rocailleuses sont inhabitées, mais les eaux environnantes sont très poissonneuses et les fonds marins de la zone pourraient recéler des hydrocarbures.

Tokyo et Pékin semblent avoir voulu éviter, dans cette affaire, une répétition de la forte tension bilatérale de septembre 2010.



A l'époque, le Japon avait détenu pendant deux semaines le commandant chinois d'un bateau de pêche ayant heurté des navires des garde-côtes nippons près des îles contestées. Tokyo avait fini par le relâcher face au déluge de protestations, de menaces et de représailles de Pékin.
 

Première publication : 17/08/2012

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