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Moyen-orient

Les observateurs de l'ONU quittent le pays

Vidéo par Cécile GALLUCCIO

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/08/2012

Après l'échec de l'application du cessez-le-feu signé en avril, les observateurs déployés par l'ONU quittent la Syrie, dimanche. Le rôle des services secrets britanniques auprès des rebelles est révélé ce même jour par le Sunday Times.

AFP - La mission des observateurs de l'ONU, déployés en avril en Syrie pour surveiller un cessez-le-feu qui ne s'est jamais concrétisé, se termine dimanche à minuit, jour choisi par le Sunday Times pour révéler le rôle caché des services secrets britanniques aux côtés des rebelles.

"Dès la mi-juin, il était évident que les deux camps ne se sentaient plus engagés par le cessez-le-feu" a estimé samedi à Damas le chef de la Misnus, le général Babacar Gaye, au surlendemain de la décision attendue du Conseil de sécurité de ne pas prolonger la mission des observateurs déployés depuis avril, et dont le mandat s'achève en conséquence dimanche à minuit.

Le général Gaye a par ailleurs accusé à la fois l'armée syrienne et les combattants rebelles de ne pas assurer la protection des civils.

Le quotidien The Sunday Times, citant un responsable de l'opposition, a révélé que les services secrets britanniques avaient aidé les rebelles syriens à lancer plusieurs attaques réussies contre les forces du régime. Dans son édition dominical, le Times affirme que c'est la première fois qu'est révélé le rôle caché des services secrets londoniens dans la révolte contre le régime syrien.

Selon le journal, les autorités britanniques "sont au courant et approuvent à 100%" les informations secrètes qui sont transmises depuis leurs bases militaires chypriotes en passant par la Turquie jusqu'aux troupes rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL).

Le régime de Damas a démenti samedi des informations faisant état de la défection du vice-président syrien. "M. Farouk al-Chareh n'a pensé à aucun moment à quitter le pays", a indiqué la télévision d'Etat, après que des chaînes arabes eurent annoncé sa défection vers la Jordanie. Au même moment, le commandement de l'Armée syrienne libre (ASL) a affirmé qu'il y aurait eu une "tentative de défection" qui "s'est soldée par un échec".

Personnalité sunnite la plus en vue au sein du pouvoir alaouite (branche du chiisme), M. Chareh est un homme de confiance du régime et a été pendant plus de quinze ans chef de la diplomatie syrienne, avant de devenir vice-président en 2006.

Le régime syrien a été récemment secoué par des défections au plus haut niveau, comme celle du Premier ministre Riad Hijab, ou encore du général Manaf Tlass, un ami d'enfance du président Bachar al-Assad. Et le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait affirmé jeudi à l'AFP que de nouvelles défections "spectaculaires" auraient lieu prochainement.

Selon un ancien vice-ministre syrien du Pétrole, Abdo Houssameddine, qui a fait défection en mars, M. Chareh tente de quitter le pays mais se trouve "depuis un certain temps en résidence surveillée".

Dans un communiqué cité par la télévision d'Etat, M. Chareh a salué la nomination du diplomate algérien Lakhdar Brahimi comme médiateur international pour la Syrie, en remplacement de Kofi Annan.

Au lendemain de cette nomination, la Russie, alliée de Damas, a dit compter sur M. Brahimi pour s'appuyer sur le plan de paix de M. Annan et l'accord de Genève sur les principes d'une transition politique.

Nommé au lendemain de la décision du Conseil de sécurité de mettre fin, faute de consensus, à la mission des observateurs de l'ONU chargés de surveiller une trêve qui n'a jamais été appliquée en Syrie, M. Brahimi a reçu le soutien de la Chine, des Etats-Unis et de l'Union européenne, mais il s'est déjà dit peu confiant quant à ses chances de résoudre la crise.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a appelé à un nouveau cessez-le-feu, mais cette fois "sous la responsabilité des acteurs étrangers qui ont une influence aussi bien sur le gouvernement que sur les détachements armés de l'opposition", dans un entretien à Sky News Arabia.

Il s'est en revanche à nouveau déclaré hostile à la zone d'exclusion aérienne que réclament les rebelles comme cela avait été le cas en 2011 en Libye.

Nouveau raid à Azaz

Sur le terrain, l'armée syrienne a pilonné samedi plusieurs bastions rebelles, dont la localité rebelle d'Azaz (nord), déjà cible mercredi d'un raid aérien dévastateur qui avait fait une quarantaine de morts, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les bombardements et les combats ont également repris samedi dans plusieurs quartiers d'Alep, théâtre depuis près d'un mois d'une bataille cruciale entre les rebelles et le régime.

Les forces régulières pilonnaient aussi Hirak, dans la province de Deraa (sud), et le quartier de Khaldiyé, dans la ville de Homs (centre).

Au total, les violences ont fait au moins 96 morts samedi à travers le pays, 30 civils, 28 rebelles, 34 soldats, 4 déserteurs, selon l'OSDH, qui s'appuie sur un réseau de militants et de témoins sur le terrain.

L'OSDH a également signalé la découverte vendredi de plus de 40 corps non identifiés dans la capitale et ses alentours, ainsi que de dizaines de corps d'hommes dans la région d'al-Tall, toujours dans la province de Damas, une zone qui a été bombardée ces derniers jours.

Alors que les musulmans célèbrent dimanche l'Aïd el-fitr qui marque la fin du jeûne du ramadan, des messages des militants anti-régime postés sur les réseaux sociaux expriment la tristesse quant au sort de dizaines de milliers de Syriens, contraints de fuir le pays en raison de l'intensification des combats.

"Je ne veux pas célébrer l'Aïd", dit Omar Chakir, un jeune de 21 ans, orginaire de Homs, la ville rebelle qu'il a fuie pour se réfugier au Liban. "Cela nous rappelle le fait qu'on vit loin de nos familles", regrette-t-il.

Au Liban, la menace d'une contagion des violences en Syrie, qui ont fait plus de 23.000 morts en 17 mois selon l'OSDH, s'est accentuée cette semaine avec de nombreux rapts de Syriens. Samedi matin, trois Syriens ont été enlevés sur la route de l'aéroport international de Beyrouth, dépouillés puis libérés.
 

Première publication : 19/08/2012

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