Dernière modification : 23/08/2012 

- Bachar al-Assad - Conseil national syrien - Syrie


Pour le CNS, Tlass et Hidjab n'ont pas leur place dans un gouvernement de transition

Le chef du CNS, Abdulbaset Sieda, affirme à FRANCE 24 qu'il n'y a pas de place pour le général Manaf Tlass ou pour l'ex-Premier ministre Riad Hidjab dans un futur gouvernement de transition. Les deux hommes ont récemment fait défection.

Par FRANCE 24 (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

Dans un entretien accordé à FRANCE 24, le chef du Conseil national syrien (CNS), Abdulbaset Sieda, affirme qu’il n’y a pas de place pour le général Manaf Tlass ou pour l’ancien Premier ministre syrien Riad Hidjab dans un futur gouvernement de transition. Ces deux figures du régime de Bachar al-Assad ont récemment fait défection. La déclaration d'Abdulbaset Sieda intervient après qu'il ait rencontré Manaf Tlass à Paris.

Le président du CNS, principale instance de l’opposition, estime toutefois que Manaf

Tlass comme Riad Hidjab pourraient jouer un autre rôle. "Les personnalités qui seront au gouvernement de transition devront s’être engagés en faveur de la révolution dès son début. C’est il me semble une revendication légitime du peuple syrien, estime Abdulbaset Sieda. Nous accueillons toutefois toute personne qui fait défection et nombreux sont ceux qui pourront prendre par à la reconstruction ", a-t-il déclaré, évoquant Tlass et Hidjab.

Reçu par le président français François Hollande le 21 août, Abdulbaset Sieda avait annoncé à cette occasion qu’il travaillait à la formation d’un gouvernement de transition.

Ancien ami intime de Bachar al-Assad

Ancien proche du président syrien Bachar al-Assad, Manaf Tlass a fait défection le 7 juillet. Cet ancien général de la garde républicaine a rejoint Paris et s’est rapidement posé en rassembleur de l’opposition syrienne sans toutefois condamner l’armée loyale au pouvoir de Damas. Il s’est également rendu en Arabie saoudite et en Turquie où il a rencontré le ministre des Affaires étrangères turc Ahmet Davutoglu. Fin juillet, le fils de l’ancien ministre de la Défense Moustapha Tlass avait indiqué œuvrer en vue d’une solution au conflit. "J'essaie, autant que je peux, d'aider à unifier les gens honnêtes en Syrie et à l'étranger pour élaborer une feuille de route en vue d'une sortie de crise", avait ainsi déclaré cet ancien ami intime de Bachar al-Assad, dans un entretien paru fin juillet dans le quotidien saoudien "al-Sharq al-Awsat".

La défection de l’ancien Premier ministre Riad Hidjab est plus récente. Il a quitté son poste pour rejoindre la Jordanie le 6 août. Depuis Amman, celui qui reste à ce jour le plus haut responsable à avoir tourné le dos au régime a dénoncé un "génocide" en Syrie. Mi-août, il s’est à nouveau exprimé pour remercier notamment l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie pour leur soutien à l’opposition, et a demandé à la communauté internationale davantage d’appui à la révolution, assurant que les forces du régime s’affaiblissaient.

En savoir plus
Réagissez à cet article
Commentez cette article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(6) Réactions

Arrêtez vos mensonges, SVP !

http://mounadil.wordpress.com/2012/08/21/decapitations-a-la-tronconneuse-combattants-et-argent-etranger-la-verite-sur-laremee-syri...

Décapitations à la tronçonneuse, combattants et argent étrangers: quelques vérités sur l’Armée Syrienne Libre

Il est assez formidable cet article du journal El pais.

Sauf que la journaliste, Mayte carrasco, qui a semble-t-il séjourné à plusieurs reprises aux côtés des membres de l’Armée Syrienne Libre est une professionnelle et qu’elle rapporte des faits qui sont édifiants et contredisent son propos propagandiste de manière évidente : de l’argent étranger, de nombreux combattants étrangers venus d’un peu partout, de France, d’Australie, d’Espagne…

Et figurez-vous que parmi ces combattants étrangers, il y a même des non musulmans. C’est-à-dire soit des soldats ou des agents de pays occidentaux, soit des mercenaires recrutés par les occidentaux et payés par qui vous voudrez.

On a même un gros bataillon de la fameuse Armée Syrienne Libre qui est constitué, dirigé et financé par un membre d’une riche famille de Dubaï (prototype de la démocratie comme on sait).

De moins en moins syrienne en fait comme le font bien comprendre le titre et le sous-titre de l’article.

Des combattants incapables par ailleurs de mener de véritables opérations de combat sauf si le commandement en est assumé par le quartier général de l’ASL en Turquie, c’est-à-dire en réalité par les conseillers Américains, Britanniques et Français.

Des combattants qui ne s’embarrassent pas de prisonniers sauf pour les fusiller ou les décapiter à la tronçonneuse.

Le poids des salafistes est par ailleurs clairement signalé, tant au niveau de la présence humaine que de l’apport financier considérable pour être nié par la journaliste elle-même qui conclut sur la solitude des combattants de la prétendue Armée Syrienne Libre.

Mais peut-être est-ce un travail de réécriture effectué à Madrid qui a abouti à ce résultat étrange que je vous livre.

L’Armée Syrienne Libre change de visage
- Les rebelles durcissent leurs actions dans la guerre et tuent ceux qu’ils considèrent comme des traîtres

- Les étrangers sont de plus en plus dans leurs brigades

par Mayte Carrasco, El Pais (Espagne) 21 août 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Assad, le lion de Rankús sourit aux visiteurs comme si c’était un grand jour pour lui. Pourtant, ce commandant du Djeich al Hor (Armée Syrienne Libre, ASL) qui porte le même nom que son principal ennemi, le président Bachar al-Assad, vient de subit il y à peine une demi-heure une embuscade dans laquelle il a perdu un de ses hommes. «Je n’ai pas pu ramener son cadavre, parce que la bombe l’a déchiqueté,» explique-t-il. De plus, il vient de frapper un traître qu’il a interrogé pendant trois heures. Agenouillé, sans aucun signe de fatigue, le Lion prend un morceau de pain et mange comme si de rien n’était en parlant d’antiquités byzantines.

C’est ce qui surprend le plus chez les combattants de l’ASL, leur constance, leur volonté de mourir pour la victoire et de lutter jusqu’au bout. Une sensation qui s’est renforcée au fur et à mesure qu’a avancé ce conflit qui a commencé en mars 2011. L’ASL est née un peu plus tard, à l’automne 2011 quand, las d’assister à la répression brutale des manifestations pacifiques, qui se terminaient par des assassinats d’opposants sans défense et avec la moitié des participants en prison, beaucoup décidèrent de prendre les armes, de s’acheter un fusil et de rejoindre l’ASL pour défendre leurs familles.

Le visage de l’ASL a changé depuis. Elle ne comprend plus seulement des Syriens, des hommes Musulmans sunnites en majorité, âgés entre 17 et 40 ans, qui se laissent pousser la barbe pour se différencier des soldats du régime, car le nombre de katibas (brigades) s’est multiplié et elles accueillent maintenant des djihadistes étrangers venus du monde entier pour aider la cause. «Dans la mienne, il y a un canadien et un Australien,» explique Abou Khattab, un jeune appartenant à une famille importante de Dubaï qui a créé son propre groupe de combat, Al Khadra qui comprend un millier d’hommes. Il y aussi des Français, des britanniques et même des Espagnols musulmans.

La brigade la plus connue et la plus nombreuse est Al farouq, bien qu’il en existe beaucoup d’autres, comme la Brigade 77, et dans certaines il y a des Chrétiens [pas des Chrétiens Syriens donc car la journaliste l'aurait spécifié, Note de Djazaïri]. «Nous n’avons pas donné de nom islamique à notre groupe parce que nous pensons que si l’OTAN intervenait, elle nous éliminerait pour extrémisme,» admet en riant le commandant Assad. La majorité des brigades se coordonne avec le commandement central en Turquie pour les grandes opérations, comme à Damas ou à Alep, quoique pour les escarmouches locales, beaucoup sont décidées de manière autonome.

Dans leurs rangs, il n’y a pas de membres d’al Qaïda, ni d’islamistes radicaux, du moins dans le sud-est du pays. Seuls quelques uns se déclarent ouvertement salafistes, et on les reconnaît parce qu’ils ne fument pas, sont plus conservateurs et portent de longues barbes frisées et des pantalons avec un revers au-dessus des chevilles [apparemment tenue son syrienne, note de Djazaïri]. Mais il n’y a pas de signes de radicalisation des membres de l’ASL ni volonté majoritaire de créer un Etat islamique radical après la chute d’al-Assad. «Tout ce que nous voulons, c’est en finir avec la dictature corrompue pour ensuite retourner à nos vies normales et abandonner les armes,» explique le commandant Abou Alsous, propriétaire d’un supermarché et important leader actuel de l’ASL dans la province de Homs.

La question de leur financement est plus délicate parce que «la majeure partie de l’argent que nous recevons vient des salafistes. Le problème est qu’ils nous demandent quelque chose en contrepartie, c’est là qu’on va avoir des problèmes,» confie le Dr Abbas, chef du comité local d’Al Qusayr. D’autres sources signalent de fortes contributions financières des Frères Musulmans. «Pour l’instant ils se laissent tous pousser la barbe, mais quand tout sera terminé, les choses reviendront à la normalité,» promet Abbas.

Au fil des mois de violence, la brutalité s’est emparée des deux camps. Tandis que Bachar al-Assad bombarde des villes où meurent des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants piégés dans le conflit, envoyant ses hommes de main [shabiha] commettre des massacres [les massacres de civils sont le fait des opposants au gouvernement, c’est pourtant un fait de notoriété publique, note de Djazaïri], violer des femmes [comme en Libye avec ces histoires inventées? note de Djazaïri] et pourchasser l’ennemi maison par maison comme à Baba Amro (Homs), l’ASL a également durci ses pratiques.

En février, j’ai vu une fosse commune avec les cadavres d’au moins six hommes, supposés être des informateurs du régime, qui avaient été apparemment exécutés aux alentours d’al Qusayr. L’armée rebelle fait peu de prisonniers, et au mois de juillet, elle a exécuté dans une caserne un traître présumé, mains liées dans le dos et bandeau sur les yeux. Un des combattants montre une vidéo dans laquelle on voir des soldats d’al-Assad les mains liées. Une tronçonneuse apparaït dans l’image et on leur coupe la tête. Je me suis aperçu que j’étais dans le lieu où la séquence a été filmée parce que sur les coussins à côté de moi et sur la chaise où j’étais assise, j’ai pu voir et sentir d’abondantes traces sanglantes de ces deux personnes.

La haine et le ressentiment se sont accrus parmi ces combattants qui sont nombreux à avoir perdu beaucoup d’amis ou de proches. Cachés dans des maisons éparses dans la campagne, certaines prises à de riches shabiha ou à des partisans du régime, leur quotidien consiste à attendre les petites opérations du style guerre de guérilla qu’ils réalisent de manière sporadique. «Rien ne presse, nous voulons faire une révolution parfaite,» dit Abou Alsous devant une magnifique piscine dans laquelle barbotent certains de ses hommes.

Sa brigade dispose de deux tanks volés aux troupes d’al-Assad. Cependant, même si les armes et les munitions arrivent aujourd’hui avec plus d’abondance qu’en hiver, ses fusils et ses RPG ne sont malgré tout pas suffisants pour affronter l’armée syrienne qui compte 4 000 tanks, des avions que prennent des photos depuis le ciel, des hélicoptères qui bombardent, une technologie de pointe de télécommunications et de dizaines d’infiltrés dans les rangs de l’ASL. Cette dernière a créé récemment une police secrète qui se charge de les détecter. «Nous avons découvert trois déserteurs qui installaient des cartes SIM de localisation dans diverses casernes. Nous les avons tués, » confie un des policiers de l’ASL à al Qusayr.

En dépit de toutes les difficultés, l’armée rebelle est aujourd’hui plus forte que jamais, par sa détermination et par la haine accumulée au long de tout ce temps. Ils n’attendent plus aucune aide de l’Occident, ils se savent seuls [elle a oublié les milliers de combattants étrangers dont elle parlait elle-même, note de Djazaïr]. «La victoire sera nôtre, si Dieu le veut,» assure Assad, même si ça prendra dans les six mois ou plus,» prédit-il. Plus de temps, plus de vies perdues, plus de sang versé dans une guerre civile qui ne se terminera pas demain.

Share this:
Share

Crime journalistique !

Ne pas parler du sommet des non-alignés qui accueuillera près de la moitié des états de la planète sous prétexte qu'il se déroulera à téhéran est vraiment la marque d'une chaine partisane et arrogante !! Pauvre france24 il lui manque cette liberté de ton et cette indépendance qui est la marque des grands médias !!!

Personne ne gagnera rien

Personne ne gagnera rien peut-etre certains gagneront un peu plus d'argent mais le depart d'assad sonnera la fin de la syrie comme le depart de kadhafi a sonne la fin de la libye qui n'existe plus que sur papier et ds l'esprit ds occidentaux...sinon on force des peuples qui ne veulent pas de vivre ensemble a s'unir.kadhafi avait mis plus 40 ans pour modeler la libye,ce pays comme la syrie pour les syriens d'aujourd'hui appartenait aux libyens...au moment ou les libyens devaient prendre le flambeau a leur president vieillisant mourant ils ont refuse l'autonomie batie en 42 ans pour redevenir esclaves des occidentaux.Si sur les acquis de kadhafi les lybiens avaient continue de batir leur pays ils deviendraient une puissance ds quelques annees,quelques poignes d'attardes manipules pour de petits interets egoistes temporels ont ramene la libye ds les annes 50 ou kadahifi prenait le pouvoir et mena une guerre contre les secionnistes pour donner une ame a ce pays.On oublie que les etats unis pour combattre la secession ont viole les droits ds americains qui ne voulaient pas l'union ils en ont massacre pleins...c'etait aussi une dictature feroce.comme celle de kadhafi en 42 ans.

A vous Syriens qui soutiennent Bashar Al Assad...

Bashar est mort politiquement... Ca va être douloureux et long mais tout le monde sait qui seront les gagnants à terme... Car dans le fond, il faut financer toutes ces opérations meutrières et l'argent va manquer à la Syrie... De plus le pays ne peut plus être tenu par cette minorité et le conflit va d'ailleurs se poursuivre à la défaveur de tous ces silencieux qui se cachent derrière ce criminel qui ne sauve pas son peuple mais son régime... Quelquechose me dit que le prix du mètre carré à Lattaquié va coûter de plus en plus cher... Amoureux de Bashar et de la ville de Lattaquié, achetez maintenant!

Comme dirait la fontaine !

Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué et je pense très sincèrement que vos 2 charlots ne sont pas près de rentrer en syrie et que bachar va RENFORCER son pouvoir par les armes malheureusement pour la syrie qui n'avait pas besoin de ça !!!

Quel Rêve

C'est bon de rêver, pas de place pour l'ancien premier ministre de Assad qui a fait défection et pas de place dans le nouveau gouvernement de transition, pour l'ancien Général Syrien qui a fait défection. Ce nouveau gouvernement Syrien de l'opposition siégera à l'extérieur de la Syrie ( Paris où Qatar ) même en attendant le départ du Président Assad. BONNE CHANCE.

 
 
 
Fermer