Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Primaire de la gauche : un deuxième débat plus animé, des candidats plus divisés ? (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Primaire de la gauche : un deuxième débat plus animé, des candidats plus divisés ?

En savoir plus

FOCUS

L'Italie, une base arrière du jihadisme en Europe ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Abd Al Malik : le "combattant de la culture" reprend les armes pour Camus

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La CIA à Trump: 'le silence est d'or'"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Theresa May : vers un Brexit "dur" ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le PS, vote utile ?"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

"Les Russes ne sont pas nos ennemis", estime le futur président bulgare

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Erasmus, 30 ans de bonheur estudiantin ?

En savoir plus

REPORTERS

Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 21h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 24/08/2012

Mogadiscio, un an après les Shebab

Il y a tout juste un an, les insurgés islamistes shebab annonçaient qu’ils quittaient Mogadiscio, qualifiant ce départ de "repli stratégique". Depuis, la capitale somalienne se reconstruit peu à peu et attire de nouveau des investisseurs. Nos envoyés spéciaux Stéphanie Braquehais et Duncan Woodside se sont rendus à Mogadiscio.

Chaque jour, la capitale somalienne change un peu plus de visage. Dans les rues, le nombre de véhicules, certains flambant neufs, a augmenté, les piétons et les petits kiosques, remplissent les trottoirs. A côté d’un immeuble en ruines, un autre est en réfection. Le lendemain, il est complètement repeint et un magasin a ouvert. Ce n’est pas la première fois qu’un semblant de paix revient à Mogadiscio. Un précédent avait eu lieu en 2006 pendant le règne des tribunaux islamiques, qui avaient rétabli un semblant de sécurité.

Un sentiment d’espoir est perceptible parmi la population, et de nombreux Somaliens de la diaspora reviennent pour investir et récupérer des propriétés familiales d’avant la guerre civile. Nous avons rencontré Liban Egal, un somalien qui a vécu longtemps à Baltimore, aux États-Unis. Il a géré des fast-foods, des pizzerias, a fait du micro crédit, mais il avait soif de nouvelles aventures. Après avoir échoué à faire du commerce à Mogadiscio en 1996, il a décidé de revenir pour de bon en 2010, pour créer une banque. Depuis la chute de Siad Barré en 1991, la Somalie repose sur un système de sociétés de transfert d’argent, les Hawalas, basées sur le principe de la confiance, mais qui ne sont pas reconnues internationalement.

Liban sait qu’il a beaucoup de défis devant lui, dans un pays en guerre civile depuis plus de vingt ans. L’absence de législation rend impossibles les transferts électroniques d’argent. Mais Liban planche aussi sur d’autres idées, comme les transferts d’argent par téléphone mobile ou internet sans fil.

Les investissements affluent à nouveau à Mogadiscio et la population retrouve une liberté religieuse. Cependant, une grande partie de la population vit encore dans des camps de déplacés ou squattent des immeubles qui appartenaient à l’Etat avant 1991. “On n’a rien, parfois, on mange, d’autres fois, on passe une journée sans manger”, explique Fatima, mère de cinq enfants. Les forces de sécurité, sous équipées et payées irrégulièrement, peinent à faire respecter la loi. Les assassinats se multiplient - hommes d’affaires, politiciens, journalistes - et les responsables ne sont jamais inquiétés.

Dans un poste de police du quartier Hodan, il n’y a qu’un seul véhicule, dont le pare-brise a en partie volé en éclat à cause d’un impact de balle. “La police est une cible, reconnaît le major Ali Mohamed Salal. Tous ceux qui travaillent pour le gouvernement sont des cibles”. Il admet n’avoir reçu que récemment une partie de son salaire après avoir attendu huit mois sans rien. Il affirme haut et fort sa motivation: “Je suis né un jour, je vais mourir un jour, je n’ai peur que d’Allah”. Mais tout le monde n’a sans doute pas la même détermination.

Le gouvernement de transition entaché par la corruption vient d’achever son mandat. De nouvelles institutions sont en train d’être formées ; un président va devoir être sélectionné par le Parlement. Mais il faudra plus qu’un texte et de nouvelles institutions pour unir et réconcilier une population qui vit dans la guerre depuis tant d’années.

Par Stéphanie BRAQUEHAIS

COMMENTAIRE(S)

Les archives

13/01/2017 États-Unis

Wisconsin : plongée au cœur du vote Trump

Le 20 janvier, Donald Trump sera investi de la présidence des États-Unis. Incarnation d’un changement radical dans la politique américaine, il a remporté, durant l’élection,...

En savoir plus

06/01/2017 Afrique

"Génération Dadaab" : rencontre avec la jeunesse du camp somalo-kenyan

À la frontière entre la Somalie et le Kenya se trouve Dadaab. Ce camp géant, géré par l'UNHCR, abrite 280 000 habitants, des Somaliens pour la plupart. En 25 ans d'existence, une...

En savoir plus

23/12/2016 Moyen-Orient

Reportage exclusif : Mossoul, la difficile reconquête

Depuis plus de deux mois, l'armée irakienne mène un combat acharné pour reprendre Mossoul à l’organisation État islamique. Un quart de la ville a pu être repris, mais les...

En savoir plus

22/12/2016 Droit d'asile

Vidéo : Ferrette, un village alsacien qui redonne espoir aux migrants

Depuis bientôt un an, le village de Ferrette, en Alsace, a mis en place un centre d’accueil pour demandeurs d’asile dans une ancienne caserne de gendarmerie. Après des mois...

En savoir plus

15/12/2016 Asie - pacifique

Vidéo : aux Philippines, la macabre croisade anti-drogue du président Duterte

Aux Philippines, depuis l’arrivée au pouvoir de Rodrigo Duterte, fin juin, il ne se passe pas une nuit à Manille sans la découverte en pleine rue de dizaines de corps criblés de...

En savoir plus