Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Guinée-Bissau : le président Vaz limoge le chef de l'armée

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : la force de l'ONU prend le relais de la force africaine

En savoir plus

DÉBATS POLITIQUES EN FRANCE

Vote de confiance : une victoire à l'arrachée pour Manuel Valls ?

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Une coalition internationale contre les jihadistes

En savoir plus

FOCUS

Référendum en Écosse : le poids des indécis

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Mange tes morts", une plongée dans l’univers des gitans

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Organisation de l’État islamique : la guerre des mots

En savoir plus

SUR LE NET

Wikileaks dénonce les États utilisant des logiciels espions

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La confiance en peau de chagrin"

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi, à 20h40.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 24/08/2012

Mogadiscio, un an après les Shebab

Il y a tout juste un an, les insurgés islamistes shebab annonçaient qu’ils quittaient Mogadiscio, qualifiant ce départ de "repli stratégique". Depuis, la capitale somalienne se reconstruit peu à peu et attire de nouveau des investisseurs. Nos envoyés spéciaux Stéphanie Braquehais et Duncan Woodside se sont rendus à Mogadiscio.

Chaque jour, la capitale somalienne change un peu plus de visage. Dans les rues, le nombre de véhicules, certains flambant neufs, a augmenté, les piétons et les petits kiosques, remplissent les trottoirs. A côté d’un immeuble en ruines, un autre est en réfection. Le lendemain, il est complètement repeint et un magasin a ouvert. Ce n’est pas la première fois qu’un semblant de paix revient à Mogadiscio. Un précédent avait eu lieu en 2006 pendant le règne des tribunaux islamiques, qui avaient rétabli un semblant de sécurité.

Un sentiment d’espoir est perceptible parmi la population, et de nombreux Somaliens de la diaspora reviennent pour investir et récupérer des propriétés familiales d’avant la guerre civile. Nous avons rencontré Liban Egal, un somalien qui a vécu longtemps à Baltimore, aux États-Unis. Il a géré des fast-foods, des pizzerias, a fait du micro crédit, mais il avait soif de nouvelles aventures. Après avoir échoué à faire du commerce à Mogadiscio en 1996, il a décidé de revenir pour de bon en 2010, pour créer une banque. Depuis la chute de Siad Barré en 1991, la Somalie repose sur un système de sociétés de transfert d’argent, les Hawalas, basées sur le principe de la confiance, mais qui ne sont pas reconnues internationalement.

Liban sait qu’il a beaucoup de défis devant lui, dans un pays en guerre civile depuis plus de vingt ans. L’absence de législation rend impossibles les transferts électroniques d’argent. Mais Liban planche aussi sur d’autres idées, comme les transferts d’argent par téléphone mobile ou internet sans fil.

Les investissements affluent à nouveau à Mogadiscio et la population retrouve une liberté religieuse. Cependant, une grande partie de la population vit encore dans des camps de déplacés ou squattent des immeubles qui appartenaient à l’Etat avant 1991. “On n’a rien, parfois, on mange, d’autres fois, on passe une journée sans manger”, explique Fatima, mère de cinq enfants. Les forces de sécurité, sous équipées et payées irrégulièrement, peinent à faire respecter la loi. Les assassinats se multiplient - hommes d’affaires, politiciens, journalistes - et les responsables ne sont jamais inquiétés.

Dans un poste de police du quartier Hodan, il n’y a qu’un seul véhicule, dont le pare-brise a en partie volé en éclat à cause d’un impact de balle. “La police est une cible, reconnaît le major Ali Mohamed Salal. Tous ceux qui travaillent pour le gouvernement sont des cibles”. Il admet n’avoir reçu que récemment une partie de son salaire après avoir attendu huit mois sans rien. Il affirme haut et fort sa motivation: “Je suis né un jour, je vais mourir un jour, je n’ai peur que d’Allah”. Mais tout le monde n’a sans doute pas la même détermination.

Le gouvernement de transition entaché par la corruption vient d’achever son mandat. De nouvelles institutions sont en train d’être formées ; un président va devoir être sélectionné par le Parlement. Mais il faudra plus qu’un texte et de nouvelles institutions pour unir et réconcilier une population qui vit dans la guerre depuis tant d’années.

Par Stéphanie BRAQUEHAIS

COMMENTAIRE(S)

Les archives

12/09/2014 Italie

L’Écosse va-t-elle filer à l'anglaise ?

L'indépendance ou le Royaume-Uni ? Le 18 septembre, les Écossais vont devoir choisir. L’union entre Anglais et Écossais remonte à plus de trois siècles, mais la rupture apparaît...

En savoir plus

06/09/2014 Kurdistan

Vidéo : aux côtés des combattants kurdes, en première ligne contre l’EI

Alors qu’une coalition internationale se profile pour "détruire" l’organisation de l’État islamique, France 24 a partagé le quotidien des réfugiés et des combattants kurdes, pour...

En savoir plus

03/05/2013 Terrorisme

Pakistan : Imran Khan, des terrains de cricket à la politique

Le 11 mai, les Pakistanais sont appelés à élire un nouveau Premier ministre. Un candidat pourrait bien créer la surprise : Imran Khan. Cette ancienne star du cricket reconvertie...

En savoir plus

08/08/2014 Royaume-Uni

Centenaire 14 - 18 : la Somme, territoire britannique

Chaque année en France, plus de 200 000 visiteurs arpentent les champs de bataille de la Somme. Ils viennent de Grande-Bretagne, du Canada ou même d'Australie et de...

En savoir plus

01/08/2014 Allemagne

Grande Guerre : au cœur de l’enfer

Il y a cent ans jour pour jour, le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France. L’Europe s’embrase et fait basculer le monde dans une guerre totale. Nos reporters...

En savoir plus