Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Ca va être une grosse, grosse claque"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

10 ans de prison requis contre Simone Gbagbo en Côte d'Ivoire

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Fessée: une tradition française?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le président tchadien promet d'anéantir le chef de Boko Haram et savoir où il se trouve

En savoir plus

DÉBAT

Interdiction de la fessée ? La France se prend une claque par le conseil de l'Europe

En savoir plus

DÉBAT

Nucléaire iranien : accord en vue ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"L'abri" : plongée dans un centre d'hébergement pour SDF

En savoir plus

FOCUS

À Toulon, la communauté musulmane tente de lutter contre "l'islamalgame"

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Irak : les enfants soldats de l'EI

En savoir plus

Afrique

Le patron de la chaîne des Guignols tunisiens va être placé en détention

Texte par Dépêche

Dernière modification : 25/08/2012

Sami Fehri, le patron de la chaîne Ettounissiya TV qui diffusait l'émission satirique des Guignols tunisiens, indique être sur le point d'être placé en détention. Il accuse le pouvoir de vouloir museler une chaîne trop critique à son encontre.

AFP - Le patron d'Ettounissiya TV, qui diffusait l'émission satirique des Guignols tunisiens arrêtée brusquement la semaine dernière, a indiqué samedi être sur le point d'être placé en détention, accusant le pouvoir de chercher à faire taire une chaîne critique du pouvoir.

"Je vais en prison dignement", a déclaré Sami Fehri à l'antenne de la radio Express FM, au lendemain de la décision d'un tribunal de Tunis ordonnant son placement en détention.

"Tout cela m'arrive à cause de quatre Guignols", a-t-il ajouté en référence à l'émission de marionnettes satiriques.

Dans la matinée, un responsable du ministère de la Justice a indiqué à l'AFP qu'un tribunal avait ordonné le placement en détention de M. Fehri.

Selon l'agence de presse officielle TAP, il est accusé de "d'usage illicite des ressources de l'Etablissement de la télévision tunisienne" à l'époque du régime du président déchu Zine el-Abidine Ben Ali.

Dans la semaine, M. Fehri avait déclaré à l'AFP avoir décidé d'arrêter la diffusion des Guignols à la suite de pressions des autorités. Il n'avait alors pas souhaité être cité afin de protéger sa chaîne, mais le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) avait relayé l'information.

Samedi, M. Fehri a précisé à Express FM avoir subi les pressions de Lotfi Zitoune, un influent conseiller du chef du gouvernement, Hamadi Jebali, issu du parti islamiste au pouvoir, Ennahda.

"Lotfi Zitoune m'a contacté et m'a dit qu'il y avait un grand mécontentement et que ce que la chaîne diffusait était inacceptable", a-t-il déclaré.

L'émission de marionnettes, lancée en mars dans une version hebdomadaire avant de devenir quotidienne il y a moins d'un mois, a été brusquement arrêtée la semaine dernière, alors qu'elle traitait de manière satirique la vie politique, raillant particulièrement les dirigeants du pays et d'Ennahda.

Sami Fehri a fondé Ettounissiya TV en mars 2011, quelques mois après la révolution tunisienne. Il était auparavant associé au sein d'une société de production, Cactus, à la famille de l'épouse du chef de l'Etat déchu, les Trabelsi.

Cette société a été placée sous contrôle judicaire et l'Etat tunisien a saisi 51% des parts de l'entreprise. Cactus fournit néanmoins l'essentiel du contenu de la chaîne Ettounissiya, dont les Guignols.

M. Fehri avait déjà dénoncé fin juillet des pratiques d'intimidation de la part du pouvoir tunisien après une descente des services douaniers dans les locaux de sa chaîne.

Cette affaire intervient alors que le climat entre les médias et le gouvernement est délétère. De nombreux organes de presse et des représentants de la société civile accusent les islamistes de chercher à contrôler les médias jugés trop critiques à l'égard de la politique du gouvernement.

Vendredi, le Syndicat national des journalistes tunisiens a annoncé une grève générale du secteur en signe de protestation, dont la date doit être fixée dans deux semaines.
 

Première publication : 25/08/2012

  • TUNISIE

    Pourquoi Ennahda redoute de s'en prendre aux salafistes ?

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Un élu français agressé par des salafistes en Tunisie

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Les opposants au régime se rassemblent à Sidi Bouzid, ville symbole

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)