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FRANCE

Un document remet en cause l’empoisonnement au polonium de Yasser Arafat

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Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 29/08/2012

Le compte rendu de l’hospitalisation de Yasser Arafat en France, en 2004, a été rendu public par Slate.fr. Détaillant l'état de santé du raïs palestinien à la veille de sa mort, il rend peu plausible la thèse de son empoisonnement au polonium.

Alors que la France a ouvert une instruction pour assassinat dans le dossier de la mort de Yasser Arafat, un document médical vient éclairer les derniers moments de la vie du raïs palestinien. Obtenu par le site Slate.fr et publié ce mardi 28 août, le compte rendu d’hospitalisation de l'ex-président de l'Autorité palestinienne détaille, pour la première fois, le film des efforts fournis par le personnel de l’hôpital militaire Percy, à Clamart (banlieue parisienne), pour sauver celui qui allait décéder le 11 novembre 2004.

Un rapport qui devrait inévitablement alimenter la polémique autour d’un éventuel empoisonnement du leader palestinien. La thèse est soutenue par sa veuve, Souha Arafat, qui a déposé plainte contre X pour assassinat, en France, le 31 juillet, et vient donc d’obtenir l’ouverture d’une enquête. La publication de ce document intervient, en outre, alors que l'Institut de radiophysique de Lausanne a annoncé, vendredi 24 août, qu’il avait reçu l’autorisation d'effectuer prochainement une autopsie de la dépouille de Yasser Arafat.

Reste que ce compte rendu médical n’aborde jamais directement la question d’un éventuel empoisonnement. Le document montre, avant tout, jour après jour sur une période de trois semaines, la détérioration de l’état de santé du malade. On y apprend, notamment, que les premiers symptômes sont apparus à Ramallah le 12 octobre, quatre heures après le repas du soir. Le raïs souffrait alors de “malaises avec nausée, vomissements et douleurs abdominales sans fièvre”.

Comme une gastro-entérite

Ce n'est que 17 jours après que Yasser Arafat est transféré en France, alors qu'il est déjà obligé d’être allité en permanence. Le tableau de l’état général du dirigeant de l’Autorité palestinienne “ressemble à celui d’une gastro-entérite qui pourrait être infectieuse”, note le Dr Philippe Hantson, responsable du service de réanimation toxicologique à la clinique Saint-Luc de l'Université catholique de Louvain, en Belgique, qui a accepté de décrypter ce compte-rendu clinique pour FRANCE 24.

“Ce qui frappe, à la lecture de ce rapport, c’est que malgré deux semaines de soins, les médecins semblent avoir été incapables de mettre le doigt sur les raisons de l’aggravation de l’état du patient”, explique-t-il. Il relève, en outre, deux éléments surprenants : la détérioration de l’état neurologique de Yasser Arafat et la persistance de l’atteinte hématologique (faiblesse des plaquettes de sang) qui “ne s’expliquent pas”.

Est-ce suffisant pour accréditer la thèse de l’empoisonnement ? Non, selon les spécialistes contactés par FRANCE 24. Ainsi, l’hypothèse selon laquelle du polonium aurait été administré à Yasser Arafat, remise en avant début juillet par la chaîne qatarie Al-Jazeera, ne cadre pas avec les constatations des médecins de l’hôpital militaire français. “Dans le cas du polonium, on aurait eu une baisse non seulement du niveau des plaquettes, mais aussi de globules blancs et rouges, ainsi qu’une perte de cheveux”, affirme une toxicologue française contactée par FRANCE 24 qui préfère garder l'anonymat.

Intoxication aux métaux ?

Pour le Pr Marcel-Francis Kahn, ancien chef du service de rhumatologie de l’hôpital Bichat, à Paris, il pourrait, en revanche, s’agir d’une intoxication aux champignons vénéneux. “Tout collerait très bien avec un empoisonnement par l'une des toxines de l’amanite phalloïde ou du cortinaire des montagnes”, assure-t-il à Slate.fr. Deux hypothèses qui ne tiennent pas la route, selon les experts que nous avons interrogés. “L’empoisonnement à la toxine d’amanite aurait tué le patient en deux ou trois jours”, assure ainsi Philippe Hantson. Quant à l’ingestion du cortinaire des montagnes, elle a, selon lui, un effet bien plus important sur le système rénal que ce qui a été constaté chez Yasser Arafat.

Ce compte rendu clinique appelle plutôt “à une prudence particulière par rapport aux thèses d’empoisonnement”, souligne la toxicologue française contactée par FRANCE 24. Pour elle, le tableau clinique du défunt raïs “ne correspond à aucun schéma d’empoisonnement connu”. Surtout, la plupart des poisons “auraient eu un effet plus rapide sur la cible et la dégradation de son état de santé ne se serait pas étirée sur plusieurs semaines", estime pour sa part un expert en biologie moléculaire marseillais. "Si on veut vraiment s’en tenir à la piste de l’empoisonnement, il faudrait privilégier l’intoxication aux métaux, comme l’arsenic, l’antimoine ou encore le plomb qui ont pour particularité d’agir sur une période plus longue”, estime Philippe Hantson. Mais dans ce cas là, il est fort probable que les médecins l’auraient détectée, “car les traces de ces métaux sont très facilement décelables dans l’organisme”, conclut cet expert.

Première publication : 28/08/2012

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