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Sports

"On m'a donné pour mort" : l'incroyable destin d'athlètes handisports

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 29/08/2012

Pendant 11 jours, 4 200 athlètes vont s’affronter à Londres. Certains d’entre eux ont connu un drame ou un accident qui les a handicapés à vie. Grâce au sport, ils ont réussi à se reconstruire et à surmonter leur différence.

Les Jeux paralympiques de Londres réunissent du 29 août au 9 septembre près de 4 200 athlètes venus de 66 pays. Certains de ces sportifs ont grandi avec leur handicap, tandis que d’autres ont dû apprendre à le surmonter à la suite d’une guerre ou d’un accident. Frappés par le destin, ils ont trouvé dans le sport un moyen de se reconstruire.

Martine Wright, la survivante des attentats de Londres

Ironie du sort. C’est après avoir célébré l’attribution des Jeux olympiques à Londres que la vie de Martine Wright bascule. Le 7 juillet 2005, la jeune femme, âgée de 33 ans, se réveille tard après une soirée en compagnie de ses amis. Elle manque son train habituel pour se rendre sur son lieu de travail et prend le suivant. Plus précisément, elle entre dans le wagon où se trouve l’un des terroristes des attentats londoniens.

Après l’explosion, Martine est l’une des dernières personnes évacuées du métro. Elle a perdu ses deux jambes et près de 75 % de son sang avant d’être secourue. Elle restera 10 jours dans le coma.

Après 10 mois d'hospitalisation, elle réapprend à marcher avec des prothèses. Elle tente de reprendre son travail dans le marketing, mais se tourne finalement vers le sport. "Je voulais vraiment trouver un nouvel objectif après avoir perdu mes jambes. J'ai essayé beaucoup d'autres sports, mais je suis tombée amoureuse du volleyball assis", a-t-elle expliqué à l’AFP.

Désormais membre de l’équipe britannique paralympique, elle s’entraîne 25 heures par semaine. La volleyeuse est impatiente de participer à ces Jeux : "Je n'ai pas eu de chance de me trouver dans ce métro ce jour-là, mais j'en ai eu beaucoup de survivre et je pense aux 52 personnes tuées. (...) J'ai le sentiment que j'étais destinée à faire ce voyage".


Documentaire sur Martine Wright

Tutsis et Hutus réunis dans l’équipe de volleyball du Rwanda

Les membres de l’équipe de volleyball assis du Rwanda se combattent aujourd’hui ensemble pour défendre les couleurs de leur pays. Lorsque le génocide éclate en 1994, les deux coéquipiers Dominique Bizimana et Jean Rukondo faisaient pourtant partie de camps adverses.

"Nous faisons des blagues quand nous jouons avec des enfants. Je leur dit que je pense que l’homme qui m’a tiré dessus était Rukondo", a raconté Bizimana au journal britannique, "The Independent". Ce Tutsi a perdu sa jambe gauche alors qu’il combattait aux côtés du Front patriotique rwandais (FPR).

Rukondo, le Hutu, était lui un soldat de l’armée nationale rwandaise. C’est en marchant sur une mine qu’il a lui aussi été amputé de sa jambe gauche. Dix huit ans après le conflit, ces souffrances rapprochent désormais les ennemis d’hier. "Dominique vient chez moi. Mes enfants le considèrent comme leur oncle. Ils ne regardent plus le passé, ils regardent vers l’avenir", estime Rukondo.

L’équipe rwandaise de volleyball est un symbole de paix entre les communautés, mais elle permet également de faire avancer la cause du handisport dans un pays où les handicapés sont encore stigmatisés et manquent de soutien.

Achmat Hassiem, rescapé d’une attaque de requin

Avant de devenir un champion de natation, Achmat Hassiem était sauveteur à Cape Town en Afrique du Sud. En 2006, alors qu’il se trouve sur une plage, il aperçoit un requin qui se dirige vers son jeune frère. N’écoutant que son courage, il se précipite dans l’eau et réussit à distraire l’animal.

"C’était juste moi et le requin. La seule chose dont je me souvienne, c’est qu’il m’a agrippé la moitié inférieure de ma jambe droite, et qu’il m’a entraîné vers le fond sur environ 50 mètres", a décrit le jeune homme à la BBC. Achmat continue de se débattre jusqu’à ce que l’os de sa jambe se brise : "J’ai su que j’étais libre et j’ai nagé vers la surface".

Mutilé, il ne regrette rien : " La chose la plus importante était la vie de mon frère. Perdre une jambe, ce n’est rien. Des choses importantes me sont arrivées depuis. Je suis désormais un athlète paralympique".

À Londres, Achmat participera pour la seconde fois à des Jeux, après ceux de Pékin en 2008. Le nageur de 30 ans prendra le départ du 100 m papillon et du 100 et 400 m nage libre.

Achmat Hassiem décrit l'attaque de requin

Rim Ju-Song, le premier participant nord-coréen

Il y a encore quelques mois, Rim Ju-Song ne savait pas nager. Il prendra pourtant  part dans quelques jours à l’épreuve du 50 m nage libre aux Jeux paralympiques. Ce nord-coréen de 16 ans, amputé du bras et de la jambe gauche après un accident sur un chantier de construction, a été sélectionné par son pays.

Depuis le mois d’avril, il se prépare tout spécialement pour l’événement. Même s’il n’a participé à aucune compétition internationale, ce jeune homme, qui vit à Pékin, en Chine, bénéficie d’une invitation du Comité international.

"Il s'est entraîné très dur, mais je ne sais pas comment cela va se passer", a déclaré à l'AFP, Kim Sung-Chol, le médecin de l'équipe. "L'essentiel est que nous participions aux Jeux pour accumuler de l'expérience, en espérant être davantage représentés aux prochains jeux Paralympiques (NDLR : à Rio, en 2016) si l'on peut continuer à progresser".

Pour la première fois, la Corée du Nord, un pays longtemps accusé d'ostraciser les handicapés, sera représenté aux Jeux paralympiques. Le régime communiste, qui annonce avoir mis en place des programmes de santé pour les handicapés, souhaite montrer au reste du monde qu’il a changé de comportement à l’égard des invalides.

Derek Derenalagi, le soldat donné pour mort

Derek Derenalagi est né aux îles Fidji. En 1999, il quitte son pays pour intégrer l’armée britannique. Huit ans plus tard, sa vie de soldat s'arrête brutalement en Afghanistan dans la province de Helmand. Son véhicule roule sur une mine anti-char et explose.

"Ma jambe gauche avait totalement disparu et celle de droite était déchiquetée à partir du genou. Je baignais dans mon sang", a témoigné Derek dans le "Daily Mail". Les secours pensent alors que le jeune militaire est mort et le placent dans un sac mortuaire. C’est finalement un infirmier qui le sauve in extremis en découvrant qu’il a encore un pouls très faible.

Derek se réveille huit jours plus tard au Royaume-Uni auprès de sa femme : "Je l’ai vu et je lui ai demandé ce qu’elle faisait en Afghanistan. Je n’avais aucune idée d’où j’étais". Amputé des deux jambes, il trouve refuge dans le sport et intègre un programme réservé aux soldats blessés. Très vite, il se passionne pour le lancer de disque.

"Je n’arrête pas de penser à Londres 2012. J’ai regardé les Jeux paralympiques de Pékin alors que j’étais alité et je savais que je pouvais aussi le faire", conclut l’athlète, aujourd’hui champion d’Europe du lancer de disque.

Derek Derenalagi raconte son histoire


 

 


 

Première publication : 29/08/2012

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