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Economie

Madrid entérine la création d'une "bad bank" pour soulager son secteur bancaire

Texte par Dépêche

Dernière modification : 31/08/2012

Dans le cadre d'une réforme globale de son secteur bancaire, annoncée vendredi par l'Espagne, Madrid a décidé de créer une "bad bank" qui permettra aux établissements financiers de se délester de leurs actifs toxiques.

AFP - Le gouvernement espagnol a approuvé vendredi une réforme pour assainir une fois pour toutes son secteur bancaire, comme contre-partie au prêt accordé en juin par la zone euro, alors que le pays pourrait être poussé à demander bientôt un sauvetage financier plus large.

"Nous avons approuvé une norme d'une grande importance dans le processus de réformes", "le décret-loi de restructuration des entités de crédit", a déclaré la porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, lors de la conférence de presse suivant le Conseil des ministres.

"Nous posons les bases afin que ne se reproduisent pas des crises comme celle que nous avons vécue", a insisté le ministre de l'Economie Luis de Guindos, et il s'agit de "garantir que nous avons un système financier assaini".

Une annonce applaudie par la Bourse de Madrid, qui grimpait de 2,25% à 12h35 GMT.

Cette réforme, la cinquième en trois ans, vise à améliorer la supervision du secteur et aurait dû être adoptée vendredi dernier, mais la Commission européenne avait demandé à Madrid un délai d'une semaine pour analyser le texte.

Parmi ses grandes lignes, une nouvelle augmentation des ratios de solvabilité exigés au secteur (le niveau de fonds propres durs passe de 8% à 9%, ndlr) et une mise sous tutelle publique plus facile des banques jugées insuffisamment solvables.

Elle inclut aussi la création d'une "bad bank" ou banque de défaisance, dans laquelle seront transférés les actifs immobiliers considérés comme risqués et appelés à être mis en vente.

La réforme "a pour objectif de réussir à dynamiser le marché immobilier, afin de mettre en vente à des prix raisonnables ce stock de logements" estimé à environ un million d'unités, qui pèse sur le pays depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008, a indiqué la porte-parole du gouvernement.

Le fonds public d'aide au secteur financier (Frob), créé en 2009 pour soutenir les banques en difficultés, jouira d'un pouvoir renforcé, sera contrôlé par le gouvernement et aura désormais une capacité d'endettement de 120 milliards d'euros, contre 99 milliards auparavant.

"Cette norme a pour objectif fondamental de boucler le processus d'assainissement (du secteur bancaire, ndlr) pour relancer le crédit" aux entreprises et aux particuliers espagnols, a expliqué la porte-parole du gouvernement, "sans que cela ne coûte un euro au contribuable".

En effet, les actionnaires et détenteurs de dette subordonnée des banques seront les premiers à assurer les pertes éventuelles liées à la restructuration.

Enfin, la réforme limite une fois de plus les rémunérations des dirigeants des banques ayant reçu des aides publiques, à 500.000 euros par an au lieu de 600.000 euros auparavant.

"Avec cette norme, nous respectons en outre nos engagements européens", a rappelé la porte-parole, car cette réforme était une des exigences de la zone euro quand elle a promis en juin une aide de jusqu'à 100 milliards d'euros, et vendredi était la date limite pour l'approuver.

La pression monte par ailleurs sur le pays, quatrième économie de la zone euro, pour qu'il sollicite un sauvetage financier plus large, alors qu'il fait face en octobre à de lourdes échéances de dette, dans un moment d'extrême tension des marchés

Première publication : 31/08/2012

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